Football : 36° journée de Ligue 1

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Nous sommes les Marseillais ! Nous sommes champions de France !

 

 

 

 

 

By Fabien CHAUVEL

 

 

                             Marseille : son Vieux-Port, sa Vieille Dame, son Soleil... [Evaway] 

 

18 ans ! Rendez-vous compte ! 18 ans que Marseille n'avait pas été champion de France. Et 17 ans que l'OM n'avait pas gagné le moindre titre ! Et là, en une saison, en cette saison 2009-2010, ils remportent la Coupe de la Ligue (qui est certes une Coupe en Bois) et le Championnat de France à deux journées de la fin ! Il faut avouer que les Marseillais ne font jamais les choses à moitié quand on leur demande de gagner, ne serait-ce qu'un titre... Ils en gagnent deux !

Hier soir, les Olympiens avaient toutes les cartes en main. Auxerre, qui devait gagner pour encore enquiquiner l'Olympique de Marseille n'a pu que se résoudre à s'incliner face à une équipe lyonnaise, Ô combien agaçante à la fois par ses joueurs, son entraîneur, ses supporters et surtout... sa saleté de président Jean-Michel Aulas (qui n'a rien à voir avec LouLou Nicollin, le président de Montpellier, vainqueur à Sochaux (1-0) et toujours à la course à l'Europe, qui pourtant l'aime bien...). Dans un match tout pourri, les Bad Gones se sont imposés face à une équipe d'Auxerre qui n'a rien à faire sur le podium de la Ligue 1, tellement le jeu proposé ne vaut même pas un kopeck roumain des voleurs de poules ! Quoiqu'il en soit, la salade s'annonçait belle pour nos Olympiens chéris... Le seul danger potentiel était désormais les Lillois de Rudi Garcia (faciles vainqueurs de bien pâles Toulousains (2-0)), qui ne sont que, ni plus ni moins, les prochains adversaires des Olympiens. Mais un match nul suffisait aux Bleu Ciel pour devenir champion de France et ainsi suppléer Bordeaux (qui n'a pas fait mieux que match nul face à des Niçois (1-1) qui enquillent les points comme des nouilles d'un élève pour le collier en cadeau de la Fête des Mères depuis l'arrivée d'Eric Roy). Sachant que l'opposition en face n'était que le Stade Rennais. Pour souvenir, les dirigeants et joueurs bretons jouaient le titre en début de saison (si si, j'vous l'jure...). Au pire, si le titre était compliqué atteindre, il fallait au minimum accrocher la Champion's League. Résultat : le club d'Ille-et-Vilaine est à une très décevante 8° place, avec seulement trois points sur le 10°, Valenciennes. Et si le Stade Rennais n'avait tout simplement pas le niveau d'un club du haut de tableau ? Ce qui est sûr, c'est qu'il n'a pas le niveau européen. Ses dernières sorties européennes en date en coupe de l'UEFA à l'époque était d'un médiocre et d'un ridicule... C'était le Grenoble de la Coupe UEFA. Drôle ! A l'entrée sur la pelouse, les Marseillais savent donc que la tâche est largement abordable. D'ailleurs, ils vont vite se faciliter la tâche. Dès les premières minutes, Heinze déposait le ballon dans les buts de Douchez sur coup-franc... direct s'il vous plaît, de la part de l'Argentin (1-0, 4'). Autant vous dire que le Vélodrome était en fusion... Mais cet état d'ivresse collective ne va pas durer, puisque le reste de la première période sera largement à l'avantage des Rennais qui vont faire preuve d'une maladresse incroyable et d'un manque de réalisme criant. On aurait cru Ljuboja ou Kezman devant les buts (quoique le Serbe du PSG a marqué contre Valenciennes, ce qui n'a pas permis au PSG de l'emporter d'ailleurs (2-2)). Sous un déluge terrible, digne d'un véritable temps breton, les Rennais vont enfin trouver l'ouverture grâce à Briand, qui profite d'un égarement de la défense phocéenne (il fallait bien cela pour qu'il marque le pseudo international français) (1-1, 38'). Certes, ce but avait refroidi les intentions du public des Bouches-du-Rhône, mais le titre était toujours et encore là, et il ne suffisait plus qu'aux joueurs de Deschamps de mettre ce petit coup d'accélérateur qui serait alors fatal aux hommes de Frédéric Antonetti et qui ferait chavirer un peuple entier...

 

 

Mais Marseille, c'est aussi et surtout son Vélodrome, ses Supporters et sa Devise : Droit au But [francescoli] 

 

El Maestro, es Lucho !

 

Certainement crispés par l'enjeu, les Marseillais furent embêtés jusqu'à l'heure du jeu, moment où les Phocéens ont enfin embrayé la seconde, puis la troisième, puis la quatrième sans pouvoir s'arrêter. Et qui de mieux pour donner l'avantage aux siens ? Le capitaine, l'emblématique, "la première recrue de cette saison" dixit l'entraîneur Didier Deschamps. Je veux parler bien entendu de Mamadou Niang. Et force est de constater qu'il avait raison La Dèch' ! Sur une frappe de Valbuena, Douchez repousse le ballon dans les pieds d'un Mamad' tout heureux de propulser le ballon au fond des filets (2-1, 76') et de revenir ainsi à égalité au classement des buteurs avec le Lorientais Kévin Gameiro (qui a marqué contre Monaco, mais qui lui aussi n'a pas permis à son équipe de s'imposer (2-2)). 16 buts chacun pour les deux hommes au total. Et pour que la fête soit plus belle, il fallait que El Maestro mette son grain de sel dans la victoire synonyme de titre pour Marseille. Lucho Gonzalez, qui a atterrit du côté de la Cannebière et du Vieux Port en provenance de Porto pour presque 20 millions d'€uros, a fait taire tous ses détracteurs en cette fin de saison. Je les entends encore les anti-OM dire que Lucho ne vaut rien, qu'il va à deux à l'heure et qu'il n'apporte rien au collectif marseillais. Personnellement, je l'ai toujours soutenu et toujours cru, comme la plupart des supporters sudistes. Et il le fallait ! Comme tout nouveau joueur, il lui a fallu son temps d'adaptation et effacer ses blessures. Chose faite, il a éclaboussé la Ligue 1 de son talent. Passes justes, sens du jeu vif et précis, et ses buts 'luchesques', c'est à dire 'je-frappe-fort-alors-que-le-but-est-vide-et-que-je-suis-à-deux-mètres-de-la-cage'. Ca a pas l'air, mais à l'image, c'est beau ! Quoiqu'il en soit, en plus d'être meilleur passeur de notre beau championnat, l'Argentin marque aussi des buts. Preuve hier avec ce magnifique plat du pied, à peine deux minutes après le but de Niang (3-1, 78'). Eugène Saccomano pour RTL ou Jean Rességuié pour RMC sont aux anges, fous de joie et sans voix ! Le Vélodrome vivre alors aux sons de Van Halen et son légendaire "Jump", ou encore de Freddy Mercury de Queen et son non-moins célébrissime "We are the champions". Puisque oui ! L'OM est champion ! Après tout cela, un somptueux feu d'artifesse (hum'... d'artifice... Les histoires de fesse sont assez glissantes en ce moment...) a été tiré (sans aucun rapport avec la parenthèse précédente). Le Vieux-Port fait la fête, le Vélodrome fait la fête, toute la compagnie des supporters de l'OM de toute la France (et même de Laval) font aussi la fête. En clair, la France du football fait la fête et toute une ville, dont le club en est le symbole, célèbre cette anomalie brisée de 18 longues années sans titre de champion de France.

 

  

  Marseille, c'est aussi son El Maestro Lucho Gonzalez, le bon choix de Dassier et Deschamps [L'Equipe]

 

 

Un titre plein de symboles

 

Aussi, je ne pouvais passer sous silence que ce titre doit se célébrer sous plusieurs symboles, plus ou moins explicites, plus ou moins remplis d'émotions, plus ou moins sportifs, mais tous présents quand même. Tout d'abord, cette double consécration Coupe de la Ligue et Championnat de France, il faut la dédier en hommage à un grand homme, un grand Monsieur, un grand Président de l'OM, qui a donné sa vie pour Marseille : Robert-Louis Dreyfus. Pendant plus de 15 longues années, il n'a cessé d'investir dans ce club pour lui faire gagner des titres, mais aucun ne rentra dans la besace marseillaise... Et, lors de l'année de son décès, le club olympien remporte deux titres ! Incompréhensible ! Mais ce titre, il est a dédié tout d'abord à cet homme, à qui tout le mérite revient. Et j'espère que tout le peuple marseillais, supporters, dirigeants, staff technique et joueurs s'en rappelleront et n'oublieront pas de le faire remarquer. Histoire de dignité.

Aussi, cette victoire est symbolique par rapport à un homme, Didier Deschamps. En 1992, lors du dernier titre de l'OM, au Vélodrome, contre Cannes (quelle époque... Que de souvenirs de voir Cannes en Ligue 1 maintenant qu'ils sont en National. Championnat de National que Grenoble risque de visiter la saison prochaine pour raison administrative, malgré son bon résultat à Lens (1-1)), qui marque le deuxième but synonyme de victoire d'une magnifique tête plongeante au premier poteau alors que tout le mone s'attendait à un centre au second poteau pour Jean-Pierre Papin, "JPP" (qui entraîne maintenant Châteauroux en Ligue 2. Championnat de Ligue que visiteront Boulogne-sur-Mer et Le Mans, après leur défaite respective contre l'ASSE (0-1), qui se sauve par la même occasion grâce à un but de l'excellent Rivière, et contre Nancy (2-3), alors que les Manceaux menaient au score) ? Didier Deschamps évidemment ! Et qui soulève, en tant que capitaine, la Coupe au Grandes Oreilles en 1993 ? Didier Deschamps évidemment ! Et qui ramène des trophées à ce même OM, et surtout ce titre de champion de France ? Ce même Didier Deschamps évidemment ! Il pourrait presque mériter une statue sur le Vieux-Port notre Dèch' national. "Un Dieu vivant du club", même pour certains supporters, c'est pour dire ! Il aura tout apporté à ce club en somme !

Dernier symbole que j'ai trouvé, c'est ce pied de nez entre Deschamps et le Stade Rennais lui-même. Lors de la saison 2004-2005, les Bretons, par une victoire à Louis-II, provoquait le licenciement de Didier de Monaco, alors qu'il les avait emmené en finale de Champion's League la saison suivante, avant de se faire piller de tous ses meilleurs éléments. Le Stade Rennais avait provoqué la perte de Deschamps en tant qu'entraîneir croyait-on... Mais queneni ! Cinq ans plus tard, Deschamps vient à bout du Stade Rennais et devient un héros dans son club. En cinq années, le Stade Rennais a fait passer Deschamps de martyr monégasque au Sauveur marseillais. Comme quoi, malgré son niveau footballistisque assez moyen, le Stade Rennais reste dans les pages du football... Cette fois-ci, pour une défaite cuisante, offrant le titre à Dassier et sa bande.

 

 

           Mais si l'OM en est là, il doit aussi beaucoup à un Grand Homme, RLD... Hommage ! [DPPI]

 

 

Pour l'occasion, la musique de Van Halen et son titre "Jump" semblait obligatoire et indispensable... Imaginez un Vélodrome en fusion et les frissons apparaissent, avec les poils qui se hérissent sur les bras... C'est pas bon comme sensation ça ? C'est la sensation d'un...

 

 

...
CHAMPION DE FRANCE !!
Publicité

Publié dans Football

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
<br /> J'ai quand même lu cet article qui fait honneur aux phocéens mais que cela a été dur. Je suis un anti-marseillais complet car quand j'entend les supporters dire qu'ils ne sont pas champion de<br /> france mais champion du monde, je ne considère pas les supporters comme des personnes sensées. Maintenant j'espère qu'ils auront le même comportement que Bordeaux 2010 mais en beaucoup moins<br /> bien.<br /> <br /> A+++ !<br /> <br /> <br />
Répondre
N
<br /> <br /> J'aime ce comportement aigri de supporters d'un club en-dessous de ses ambitions et qui rage de voir l'équipe qu'il hait tant réussir.<br /> <br /> <br /> J'ai vécu cela aussi pendant 7 ans avec l'Olympique Lyonnais. Je compatis.<br /> <br /> <br /> Allez Laval !<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> Quel belle article sur l'OM. Ils l'ont bien mérité ce titre de Champion de France. Dès le début ça se voyait. Les olympiens ont montés d'un cran même si ils se sont fait éliminé par le Benfica en<br /> Europa League. Mais je pense que c'était un choix stratégique de la part de D.D. pour remporter le titre de Champion de France et sans oublier la Coupe de la Ligue. Bravo à l'OM, et bravo aussi à<br /> D.D<br /> <br /> <br />
Répondre
N
<br /> <br /> Valentin, je ne pense pas que de se faire éliminer de telle ou telle compétition soit un choix stratégique d'un entraîneur. A l'époque, les Marseillais étaient à la rue en championnat ne<br /> pouvaient miser que sur l'Europe League. Après, on sait ce qui s'est passé... Bordeaux a craqué, Auxerre et Montpellier ont leur limite, Lille est trop irrégulier et Lyon est tout simplement<br /> mauvais. Marseille a saisi sa chance avec un Lucho impérial.<br /> <br /> <br /> <br />