Football : Coupe du Monde FIFA 2010 (Groupe A)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Statu quo et pas mal de boulot !

 

 

 

 

By Fabien CHAUVEL

 

 

La Coupe du Monde de Football FIFA 2010 est désormais bel et bien lancé. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce fut loin d'être la fête du football, à défaut d'assister à une splendide ferveur populaire. On savait que ce groupe A n'était pas celui où le niveau était le plus élevé. Mais en Coupe du Monde, on demande autre chose que le spectacle proposé hier lors des deux matchs d'ouverture. Certes, le match entre l'Afrique du Sud et le Mexique a été assez plaisant à regarder, dans l'excitation du premier match, et avec deux buts, dont un somptueux. Mais trop de fautes et de déchets technique sont venus gâcher la rencontre. Dans l'autre match entre les Bleus Foncés et la Celeste, autant dire qu'on s'est clairement "fait chier" (si vous me permettez l'expression). Mais avec l'Equipe de France, fallait-il s'attendre à autre chose ? Je ne crois pas... Retour sur ces deux matchs du Groupe A avec un résumé accompagné de la fiche technique, de l'homme du match et du traditionnel "boulet" du match que j'affectionne tant.

 

 

Des Sud-Africains si près de l'exploit...

 

 

                                 1   -   1    

 

 

Après une somptueuse et grandiose cérémonie d'ouverture d'à peine une heure, les hostilités de cette Coupe du Monde de Football, la 19° du nom pouvaient commencer avec un match compliqué et difficile à négocier pour les Bafana Bafana face aux redoutables mexicains de Giovanni Dos Santos. Dans un capharnaum de vuvuzelas, les locaux étaient totalement paralysés par l'enjeu de la partie et n'arrivaient pas à enchaîner trois passes, laissant trop l'initiative du jeu aux Mexicains, qui à la moindre accélération de jeu et à la moindre percussion, créaient un danger permanent sur les buts de Khune. A plusieurs reprises, le gardien sud-africain a multiplié les interventions défensives devant Vela (2'), Franco (32') et surtout Dos Santos (60') dont la frappe prenait la direction de la lucarne. Sur une seule de ses hésitations où Vela trouve le chemin des filets, il est sauvé par l'arbitre assistant qui avait signalé un hors-jeu tout à fait justifié (38'). Après une première mi-temps laborieuse, les Sud-Africains ont commencé à prendre confiance en eux, et le quator Tshabalala-Pienaar-Modise-MPhela s'est enfin mis en route. A partir de là, les Bafana Bafana allaient se montrer plus pressants et présents devant, malgré toujours aucune frappe cadrée. Mais la première fut la bonne. Sur un jeu magnifique en triangle, digne d'un cas d'école, Pienaar lançait au millimètre Tshabalala dans la profondeur. D'un contrôle parfait, il s'emmena le ballon dans sa course avant de lacher un boulet de canon qui se logea dans la lucarne opposée des buts d'un Oscar Pérez bien hésitant (1-0, 55'). Johannesburg est en folie, les vuvuzelas résonnent et les joueurs organisent une petite danse au poteau de corner pour fêter leur but. On croit l'exploit possible, tellement les Américains Centraux semblent dans l'incapacité de réagir. Le pays hôte aurait pu (du) bénéficier d'un pénalty sur une intervention litigieuse sur Modise. Queneni. Pis encore. Sur une erreur terrible du défenseur Khumalo, Marquez se retrouvait seul face à Khune. L'ancien monégasque ne se faisait pas prier pour égaliser (1-1, 79'). On croyait alors les hommes de Carlos Alberto Parreira au fond du trou, et les Mexicains capables de tout détruire. Pourtant, sur une ultime offensive, Khune, au pied, renvoyait le cuir dans la course vers MPhela. De la tête, l'ancien strasbourgeois prenait de vitesse la charnière centrale des Sombreros et défiait le folklorique Pérez. Mais sa tentative du gauche trouve le poteau extérieur des buts (89'). C'était la dernière chance de briller pour des Sud-Africains valeureux, qui devront se contenter d'un match nul, qui les laissent toujours en course pour la qualification. Côté mexicain, il est certain que ce match est une énorme déception, que le sélectionneur Javier Aguirre aura a coeur de remporter les trois points lors de la prochaine rencontre contre... la France, qui s'annonce ultra-décisive pour la suite de la compétition.

 

 

Tshabalala et sa frappe terrible ont longtemps cru offrir l'exploit aux Bafana Bafana [Ivan Sekretare] 

 

Afrique du Sud - Mexique : 1-1 (0-0)

Arbitre : M. Irmatov (Uzb)

Affluence : 84 490 spectateurs (et vuvuzelas)

 

Buts : Tshabalala (55') pour l'Afrique du Sud ; Marquez (79') pour le Mexique

 

Avertissements : Dikgacoi (27'), Masilela (70') pour l'Afrique du Sud ; Juarez (18'), Torrado (57')

 

Afrique du Sud : Khune - Gaxa, Mokoena (cap.), Khumalo, Thwala (Masilela 46') - Tshabalala, Dikgacoi, Letsholonyane, Modise - Pienaar (Parker 84') - Mphela.

 

Mexique : Perez - Aguilar (Guardado 57'), Osorio, Rodriguez - Salcido, Juarez, Marquez, Torrado (cap.) - Dos Santos, Franco (Hernandez 73'), Vela (Blanco 69').

 

Homme du match : Khune (Afrique du Sud) : Le gardien des Bafana Bafana a été exceptionnel durant 90 minutes. Sur le but encaissé, il est abandonné par sa défense et ne peut rien faire face à Marquez. Sans lui, les Sud-Africains auraient pris une sacré valise dès la première période. Il a littéralement écoeuré les attaquants mexicains. Un jeu au pied d'une précision d'orfèvre, des intervention aériennes et au sol précises et une vivacité très intéressante. Une des bonnes suprises de cette sélection, avec Tshabalala et Modise, eux aussi auteurs d'une très belle prestation.

 

Boulet du match : Oscar Perez (Mexique) : Ce match est une véritable histoire de gardiens. Autant le gardien sud-africain a montré de très belles choses. Autant ce portier mexicain est très inquiétant. Un jeu au pied inexistant. Des sorties aériennes assez pathétiques. Et une vivacité digne d'un escargot en rute. Une prestation assez bizarre, où ses sorties font plus pleur qu'elles ne sont rassurantes. Le point noir de cette sélection mexicaine, qui se paye le luxe de laisser Ochoa sur le banc...

 

 

Tout le désespoir de Khune, le gardien sud-africain, après le but encaissé [AFP] 

 

 

Des Uruguayens décevants... et des Français à leur niveau 

 

 

                                 0   -   0    

 

 

Comme un sentiment de déjà vu. Comme en 2006, où nous avions atteint miraculeusement la finale, heureusement perdue face à mes chéris d'Italiens, les Bleus commencent cette Coupe du Monde par un 0-0 bien minable et fort peu rassurant pour la suite de la compétition. Pourtant, le vainqueur de ce match avait l'occasion de prendre seul la tête du groupe, avec le match nul entre l'Afrique du Sud et le Mexique. Mais queneni. Les Uruguayens ont cru que l'Equipe de France avait un niveau footballistique et ont donc joué le match nul qu'ils cherchaient tant. Alors qu'ils avaient les moyens de prendre les trois points et de soigner leur différence de but. Des Sud-Américains décevants, que j'attendais beaucoup mieux que cela. Pour dire vrai, ils m'ont grandement inquiété les joueurs d'Oscar Tabares, le sélectionneur de la Celeste. Mais il reste mes favoris dans ce groupe avec l'Afrique du Sud. Quant aux Français, ils sont revenus à leur très classieux 4-2-3-1 défensif qui leur permet d'avoir une assise défensive et d'être invisible offensivement. Et sans Diaby, autant dire que l'Equipe du Coq n'aurait certainement pas pris un point ce vendredi soir (ni trois non plus...). Je parle d'Abou Diaby... Le joueur d'Arsenal a été énorme contre l'Uruguay, remplissant son rôle à merveille de milieu récupérateur relayeur à al patrick Vieira. La seule et unique satisfaction française. Trop peu comparé aux nombreuses déceptions du clan Bleu. Après une première insipide où Govou nous a montré tout son talent de louper un but tout fait à trois mètres des cages (7') et un coup franc de Gourcuff bien sorti par Muslera, le rideau s'est vite baissé du côté Bleus. Diego aurait pu réaliser le coup parfait en profitant de l'apathie de Sagna et de Gallas, mais Lloris veillait (16'). En seconde période, alors que les Bleus ne totalisent aucune occasion franche, Forlan loupait l'immanquable, magnifiquement servi par Suarez (73'). Un but tout fait qui aurait permis aux Uruguayens de terminer plus sereinement ce match et d'éviter de finir à 10 après l'expulsion pour second carton jaune de Lodeiro (81'). Dix minutes de supériorité numérique que les hommes de Raymond Domenech ne concrétiseront pas. A noter qu'après ce match, Nicolas Anelka reste sur 384 minutes sans la moindre frappe cadrée. Sans parler de la connerie humaine de Thierry Henry, qui a osé réclamer une main dans la surface de réparation sur une frappe en pivot (89'). Comme si nous étions les mieux placés pour réclamer des mains dans la surface. Sans blague. La honte du football. Drôle et pathétique à la fois ces Bleus Foncés...Au final, les joueurs sont contents, le sélectionneur est content et même Rama Yade est contente. Youpi ! Vivement qu'on soit éliminé et que les Mexicains nous mettent une petite valise, histoire de prendre conscience de notre niveau lamentable, footballistiquement parlant. En espérant voir du meilleur football dans les jours à venir...

 

 

Henry, ballon à la main : comme un air de déjà vu sous les yeux de Forlan et Ribéry [Mike Hutchings] 

 

France - Uruguay : 0-0 (0-0)

Arbitre : M. Nishimura (Jpn)

Affluence : 64 100 spectateurs

 

Avertissements : Victorino (59'), Lodeiro (65', 81'), Lugano (90'+3) pour l'Uruguay ; Evra (12'), Ribéry (19'), Toulalan (68').

Expulsion : Lodeiro (Uruguay)

 

Homme du match : Diego Forlan (Uruguay) : L'attaquant de l'Atletico Madrid s'est démené comme un affamé de ballon sur le front de l'attaque uruguayenne. Et Dieu sait pourtant qu'il n'a eu guère de ballons exploitables. Mais dès qu'il a le ballon, même en position délicate, il parvient à s'extraire et à apporter le danger au plus vite sur le but adverse. Véritable poison, il aurait pu ouvrir le score sur une belle frappe repoussée par Lloris, avant de manquer l'immanquable sur une remise subtile de Suarez où Lloris était battu, pris à contre-pied. L'atout indéniable de cette sélection. A noter aussi l'honorable prestation de Diaby côté français, mais qui a coûté la place à Malouda.

 

Boulet du match : Raymond Domenech (France) : Et si c'était lui au final le boulet de l'Equipe de France ? Et ne me dites pas que c'est n'importe quoi, que Domenech n'est pas sur le terrain, qu'il ne mérite pas ce titre. Oui, notre Tonton Raymond national nous a gratifié d'une petite irruption sur la pelouse du Green Point de Cape Town, en sortant de sa zone de son banc de touche, ce qui est formellement interdit. Surtout, il y avait trop de joueurs à choisir pour être boulet du match, tellement les Bleus ont été incroyablement apathiques, mauvais et presque irrespectueux envers le maillot Bleu. Excepté Diaby, tout le monde est bon pour la charette, surtout certains (Anelka, Govou, Gourcuff, Ribéry, Sagne, Gallas, ...). Le responsable est donc Raymond Domenech, qui s'obstine à mettre des joueurs incapables sur le terrain. Pourquoi Govou et pas Valbuena ? Pourquoi Anelka et pas Gignac ? Pourquoi Toulalan et pas Diarra ? Pourquoi Gallas et pas Squillacci ? Sans parler de cet infâme couloir droit. Pour l'ensemble de son oeuvre, voilà un titre que Domenech pourra ramener en France.

 

 

Domenech et Jabulani : les principaux centres de contestation en ce début de Coupe du Monde [Patrick Hertzog]

 

 

Classement Groupe A :

 

1- Afrique du Sud 1 point (0)

2- Mexique 1 point (0)

3- France 1 point (0)

4- Uruguay 1 point (0)

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Publié dans Football

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