Football : Equipe-type de L1
Quand Bordeaux supplante Lyon...
By Fabien CHAUVEL
Trêve hivernale oblige, l'actualité footballistique en France est bien maigre en ce moment. Cette hibernation de ce petit monde du ballon rond est donc l'occasion de dresser un premier bilan à la mi-saison avec cette équipe-type de Ligue 1 que je vais vous proposer d'ici sous peu. Pour cette équipe, je me suis basé sur un 4-5-1 en losange, avec un milieu défensif, deux ailiers, et deux milieux offensifs axiaux, accompagnés de sept remplaçants (un gardien, et deux à chaque autre poste). Le tout coaché par le meilleur entraîneur de France, en la personne de Laurent Blanc. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les Bordelais ont contaminé mon équipe (ils sont cinq sur le terrain, soit quasi la moitié et trois dans les remplaçants !). En même temps, il ne sont certainement pas champion de France en titre et leader confortable du championnat à l'heure actuel pour rien... Cela montre tout de même que Bordeaux vient de remplacer Lyon au niveau national. Rien que cela, ça bouleverse la fin d'année !
Lloris
Chalmé Planus Spahic Trémoulinas
A. Diarra
Abriel Marveaux
Costa Gourcuff
Lisandro
Remplaçants : Janot (g.) - Rami, Heinze - Plasil, Wendel - Chamakh, Gervinho
Coach : Laurent Blanc
Onze-type :
Lloris : Celui qui me conteste ce choix, je crois que je peux l'égorger ! Au sens figuré bien sûr. Je pense qu'il a démontré qu'il était le meilleur gardien français. Certes, il a encaissé pas mal de buts, notamment contre Lille où il en prend quatre. Mais compte tenu de sa défense en carton-pâte, cela relève du miracle. Contre Lille, en l'occurence, il a réalisé pas moins d'une dizaine d'arrêts décisifs. Sans compter les autres matchs où il a permis à son club de ne pas sombrer, comme contre Rennes, Bordeaux, même Boulogne-s/-Mer... Incontestablement le meilleur.
Chalmé : Le poste où la qualité manque le plus en France. Face à ses concurrents directs, tels Fanni, Bonnart ou Corchia, Matthieu reste le plus régulier et le plus intéressant offensivement parlant. Défensivement, il tient bien son couloir comme ses acolytes, mais sa qualité de centre reste incomparable à notre niveau de notre championnat. A quand un maillot Bleus sur ses épaules ?
Planus : Je me rappelle encore du petit Marc qui entrait en scène pour la première fois en Ligue devant les caméras de Canal + pour ce fameux Bordeaux-Rennes (2-0) du 9 novembre 2002. Sept ans plus tard, Marc a bien grandi et sacrément mûri sous ce maillot marine. Il est la pièce incontournable de la charnière centrale de Bordeaux, et même de mon équipe-type de L1. Evidemment, lui aussi pourrait aspirer à une sélection en Equipe de France, mais la concurrence est rude. Certes, sa vitesse pointe n'atteint pas des sommets, mais son placement et sa capacité de relance restent les meilleurs du championnat. Laurent Blanc a su lui apporter ce qu'il lui manquait auparavant.
Spahic : L'énorme bonne surprise de ce début de championnat. Ce défenseur bosniaque, que peu de spécialistes du ballon rond conaissaient jusque là, a marqué de son empreinte cette phase aller de la L1 et n'est pas étranger à la place sur le podium de son club, le Montpellier Hérault Sporting Club. Dès le début, contre le PSG, c'est lui qui égalise au bout du temps additionnel pour les Sudistes. Costaud et solide défensivement, il en impose offensivement. Il réussissa même à cadenasser Marouane Chamakh lors de la réception du champion de France à La Mosson. Son association avec son compatriote Dzodic est une réussite pure. En prime, il fut contaminé par le virus H1N1. Un début de saison bien rempli. Sans lui, la défense de Girard est trés fragilisé.
Trémoulinas : Pas de raison d'ordre alphabétique qui tienne. Le petit Trémoulinas est infiniment meilleur que Cissokho, qui lui est appelé par Domenech. Ce petit gaucher à une vitesse et une explosivité balle au pied que personne n'a en Ligue 1 à son poste. Sa participation offensive est des plus intéressantes, avec pas moins de cinq passes décisives depuis le début de la saison. Défensivement, il est sérieux, mais il continue toujours de progresser. Ce Lizarazu de nos temps a un avenir doré devant lui. Qu'il persévère !
A. Diarra : Une vraie tour de contrôle imprenable devant la défense. Dans les airs, il est très difficile de lui contester le ballon. Au sol, balle au pied, il a énormément progressé ces derniers temps. Lui qui pêchait dans les relances et le jeu vers l'avant, il a désormais corrigé ses défauts. Son jeu vers l'avant est devenu intéressant, et offensivement, il est capable d'apporter le surplus sur coup de pied arrêté. Il me paraissait incontournable de le placer en sentinelle.
Abriel : Le seul Marseillais de mon équipe. Dans l'irrégularité marseillaise depuis le début de saison, Fabrice est le seul à avoir trouvé une certaine régularité dans le haut niveau. Lui qui était venu pour être le suppléant de Lucho Gonzalez est devenu un titulaire indiscutable dans le onze type de Deschamps. Il était très bon à Lorient, il est excellent à Marseille. Meilleur passeur du club, sans lui, l'OM ne serait certainement pas aussi haut dans le classement.
Marveaux : Tout comme Abriel, Sylvain Marveaux est le seul de son équipe à être présent dans mon équipe type. Entre toutes les déceptions rennaises, il est le seul à surnager en Bretagne. Doué d'une technique incroyable balle au pied, il possède une qualité de frappe au but assez exceptionnelle. A la fois passeur et buteur, notamment contre Nancy et sa frappe splendide dans la lucarne, je trouve que c'est un joueur essentiel à son poste. Il aurait pu y avoir Mamadou Niang ou Geraldo Wendel, mais Sylvain a ce petit truc en plus qui fait qu'il est supérieur à ceux-là.
Costa : Le second Montpelliérain de ce onze. Il est une pièce maîtresse du système du club de Loulou Nicollin, actuel troisième du championnat, et donc toujours en course pour une place à l'Europe. Le milieu de terrain argentin, formé à Pau et au parcours atypique, avec un passage au Qatar, est certainement le plus doué balle au pied dans l'Hérault. Sa qualité de centre et son entente avec Montaño font souvent mouche dans les défenses adverses. Dans mon milieu extrêmement technique, il est largement au niveau de ses collègues.
Gourcuff : Certes il a connu un sacré coup de moins bien en automne, mais c'était la période où il était blessé et fragilisé physiquement. Son début de saison fut conforme à son niveau, tout comme les derniers matchs de décembre. Sa forme a connu des hauts et des bas, mais ses statistiques restent indéniables. Avec cinq buts et six passes décisives, pour un milieu de terrain, à mi-saison, le bilan comptable reste assez au-dessus de la moyenne. Maintenant, il est l'âme du collectif bordelais. Sans lui, Bordeaux n'est plus le même, bafouille et a des difficultés à gagner. Avec lui, Bordeaux séduit et parvient à produire du football niveau Champion's League.
Lisandro : Le second Lyonnais. Il a connu des débuts fracassants, avant de connaître quelques soucis de santé et des problèmes aux adducteurs. Son absence a marqué le déclin de l'Olympique Lyonnais. Malgré son retour, le club ne décolle pas. Pourtant, l'Argentin donne tout sur le terrain et se bat sur tout les ballons. Qui plus est, sa capacité à conserver le ballon et à bien négocier les grosses caillasses que lui balancent ses défenseurs relèvent d'un courage hors norme. Même quand il marque trois buts contre Lille, cela ne suffit pas à ramener le moindre point (défaite 4-3). Certainement le meilleur attaquant du championnat au vu de ce qu'il a derrière lui.
Remplaçants :
Janot : La situation de son club ne pouvait lui permettre de prétendre à une place de titulaire dans mon onze de départ. Mais quel talent ce gardien de but ! Quand on voit la pauvreté de sa défense, il en faut du courage pour être gardien de but dans le Forez. A chaque match, il réalise des parades décisives d'extra-terrestre. Contre le PSG, en à peine les dix premières minutes de jeu, il avait réalisé trois parades hors-norme pour sauver les siens. Contre Lens, même scénario. Evidemment, quand on se fait canarder pendant 90 minutes, il arrive un moment où l'on craque. Mais vu ses exploits, il méritait d'être remplaçant.
Rami : Un titulaire indiscutable à Lille. Sa qualité de tête, de coup-franc et sa progression linéaire font qu'il commence à percer dans le football français. Solide défensivement, il peut se tranformer en buteur comme contre Saint-Etienne. A suivre.
Heinze : Le rugueux défenseur Argentin de l'OM aurait pu prétendre à une place dans le onze, mais son irrégularité ne le permettait pas. Il est hargneux, s'arrache sur tout les ballons, "mouille le maillot" comme on dit dans le jargon footballistique. Mais il commet quelques erreurs défensives qui côutent souvent cher, comme en Champion's League contre le Milan. Parfois lent et attentiste, il reste cependant précieux aux Phocéens.
Plasil : Après des débuts timides, le tchèque de Bordeaux s'est révélé petit à petit pour devenir désormais une pièce maîtresse du système de Laurent Blanc. Souvent positionné à droite, il se sent le plus à l'aise dans l'axe. Lors de la blessure de Gourcuff, c'est lui qui l'a remplacé dans l'axe. Intenable balle au pied, on retrouve le Plasil de Monaco de la belle époque. Je suis content pour ce joueur que j'affectionne tout particulièrement.
Wendel : Encore un Bordelais ! Le Brésilien, après une saison 2008-2009 assez décevante, retrouve depuis la reprise son niveau d'antan. Sa qualité de frappe, de centre et sa maîtrise technique balle au pied font souvent mouche côté bordelais. Essentiel au bon focntionnement du collectif bordelais.
Chamakh : Il aurait pu (du) être dans mon onze-type. Mais dans mon système en 4-5-1 avec une seule pointe, Lisandro lui a pris logiquement la place. Pourtant, c'est un véritable combattant ! Souvent esseulé à Bordeaux, il transforme en or tout les ballons qu'il reçoit. Avec (seulement) six buts, il reste un bonheur et un trésor pour n'importe quelle équipe. Sans parler de son jeu de tête...
Gervinho : Il aurait pu remplacer Abriel ou Costa, je vous l'accorde. Mais Lille ne joue bien que depuis quelques matchs. Il faut se rappeler où était Lille il y a encore un mois. Contrairement à Abriel ou Costa qui sont restés réguliers dans les bonnes performances cette saison, Gervinho n'éclate que maintenant. Certes, il a marqué 11 buts, etc etc... Mais là, il va partir à la CAN et lâcher son club. Mais être remplaçant dans une telle équipe, c'est déjà pas mal !
Entraîneur :
Laurent Blanc : C'est le meilleur entraîneur de France ! Il semble donc logique qu'il soit l'entraîneur de cette équipe de rêve. Qui plus est, vu le nombre de Bordelais présents, il paraissait normal qu'il prenne les rennes de cette équipe, connaissant le mieux ses joueurs. Sa capacité à faire évoluer et progresser ses joueurs, tels Planus, Trémoulinas ou A. Diarra font que personne, ou peu d'entraîneurs, ne parviennent à sa cheville. Seul Christian Gourcuff pourrait lui contester cette place.
Evidemment, vous pouvez réagir sur cette équipe type de Ligue 1, en me proposant les votres ou en apportant quelques modifications à la mienne.

Emir Spahic, la bonne pioche du MHSC, nous a démontré sa solidité dans les airs [Maxppp]