Football : Stade Laval - AC Ajaccio (les notes)
Et un Nord-Mayennais crucifia Laval...

By Fabien CHAUVEL
Stade Laval : (moyenne de 4,9/10)
Balijon - 5 : On ne peut pas dire qu'il est irréprochable sur le premier but encaissé, sa sortie aérienne étant franchement hasardeuse. Par la suite, il eut peu de travail à faire, les tentatives ajaciennes accrochant que trop rarement le cadre... Jusqu'à cette ultime occasion au fin fond des arrêts de jeu. Ce ballon qui traverse toute la surface vers Rivière qui crucifie le gardien mayennais. Sur ce but, Arnaud est lâché par sa défense, il ne peut être mis en cause. Autrement, la qualité de son jeu au pied était sur courant alternatif. Loin d'être sa meilleure prestation.
Buzaré - 6 : Sur son côté droit, Bubuz' nous a gratifié de quelques interventions de grande classe. D'ailleurs, le jeu offensif corse est souvent passé par la gauche de la défense mayennaise, le couloir droit étant tenu de main de fer. Comme à son habitude, il a su apporter offensivement en faisant quelques montées et quelques centres de qualité que Raddas ne savait négocier. A ce poste, il reste le meilleur au club... avec une excellent relève en la personne de Lindsay Rose.
Chapuis - 6 : Défensivement, il est en retard sur le premier but et aussi fautif sur le second où il est trop attentiste. Les choses vues comme cela, on peut croire à une performance catastrophique. Et bien pas du tout ! Dans l'ensemble, il a été costaud derrière, malgré quelques frayeurs sur quelques dribbles... Et surtout, offensivement, il a apporté l'avantage au score d'une subtile tête lobée (70'). Il reste donc deuxième meilleur buteur du club. Pour un défenseur central, c'est assez rare pour être souligné, mais cela révèle aussi un manque flagrant d'avant-centres pour marquer des buts à Laval.
Talmont - 6 : Sérieux et appliqué, il reste une valeur sûre en charnière centrale, même si je le préfère largement à gauche. Sa qualité de relance pied gauche est incomparable aux arrières lavallois. Par contre, il a peu contribué aux offensives mayennaises. A défaut de prendre des risques devant, il a voulu assurer ses arrières et ceux du club. Une prestation sereine.
Coué - 4 : Ouais... Que dire... Cela faisait longtemps que j'avais vu Christophe Coué à un niveau aussi faible. Souvent pris de vitesse, peu appliqué, il est retombé dans ses travers de début de saison. Comme si tous les efforts consentis et progrès accomplis s'étaient envolés en fumée en 90 minutes. Sur le premier but, le centre vient de son côté où il laisse trop jouer son adversaire. Sur le second, le marquage est un peu laxiste. Sans parler des relances...
Neumann - 4 : Les matchs se suivent... et se ressemblent pour le milieu défensif lavallois. Comme je le répète et martèle à chaque fois, récupérer des ballons, c'est bien. Les fructifier et les rendre productifs, c'est encore mieux. Le problème avec Didier, c'est qu'il n'arrive pas à mettre en éxécution la deuxième étape. Evidemment, quand tu es milieu axial et que tu perds un ballon sur deux, tu mets tout le collectif très vite en danger. Sorti sur blessure juste avant la mi-temps, il est remplacé par Gonçalves (44') (noté 7), qui a été incontestablement le meilleur lavallois sur le terrain. Il n'a joué qu'une mi-temps, mais au moins, il a mouillé le maillot et tenté des choses. D'abord milieu axial, où sa combativité et son jeu viril mais correct sur l'homme ont fait des ravages, il a vite glissé vers la droite où il a apporté sa technique et sa vitesse pour déborder et centrer. L'un des grands artisans des deux buts lavallois.
Levrat - 6.5 : L'homme du match du Stade Laval des titulaires. En première période, il a du pallier aux nombreux moments d'absence de Neumann pour tenir la baraque au milieu. Avec l'entrée en jeu de Gonçalves, il a pu trouver plus d'espaces et se rendre plus productif. A la différence de son compère Neumann, Fabrice sait transmettre de bons ballons vers l'avant. Il arrive à orienter le jeu, chose que Neumann ne parvient pas à faire. Levrat, à moindre mesure, c'est un peu le Patrick Vieira ou le Benoît Cheyrou (dédicace à mes amis marseillais) du Stade Lavallois. Ce genre de joueur et d'homme, j'aime ! Un des rares titulaires à avoir mouillé le maillot.
Hamouma - 3 : Mon Dieu ! Autant les dernières sorties, le manque d'implication de Romain était peu flagrant (quoique...). Mais sur ce match ! Cela frôle la faute professionnelle ! On avait l'impression que le ballon était une réelle patate chaude dans ses pieds. Il voulait s'en débarasser au plus vite. Pour preuve, il n'a subi aucune faute sur ce match, n'ayant tenté aucun dribble et aucune provocation envers les défenseurs. Il s'est contenté de balancer le ballon au centre en se disant "advienne que pourra". Evidemment, vu comme cela, ses performances ne vont pas l'amener bien haut dans mes notes. Exemple flagrant. A un moment, il réalise un subtil petit pont sur un Ajaccien. Au lieu d'accélerer et d'aller au duel pour récupérer le ballon, il se méfie du joueur et laisse l'Ajaccien reprendre la balle. Assez ahurissant ! Substitué par Lebouc (61'), qui aurait mérité un gros 7 ou un petit 8 selon les goûts. Avide de temps de jeu et de ballon, il s'est donné à fond pendant une demie-heure. Un sens du jeu juste, des passes (décisives) justes, une courte performance de grande qualité. Avec Jérôme dès l'entame, Laval aurait certainement fait autre chose en terme de jeu et de résultat. Dommage.
Haguy - 3 : Comment cela se fait-il qu'il termine le match ? Il a été affligeant de médiocrité ! Tout simplement. Aucune percussion, aucune volonté... "Une brêle" dirent même certains supporters. En soit, ce n'est pas faux. En soit, il montre une nonchalance sur le terrain qui m'agace et en agace plus d'un. Manque de vitesse, de combativité, de marquage aussi... Il n'a jamais tenu son couloir et n'était jamais au bon endroit au bon moment. Il a constamment fait les mauvais choix et cherchait à jouer uniquement avec son ami Raddas. Evidemment, à un moment, ce n'est pas constructif pour un centime. Et il ose se plaindre qu'il manque de temps de jeu. Et Hinschberger, en bon sammaritain, lui en donne. Mais ce joueur n'a clairement pas le niveau Ligue 2 ! Point barre à la ligne.
Le Pen - 6 : Dans un rôle d'attaquant, il a tenté de donner des solutions à ses coéquipiers. Mais, entouré de Raddas et Haguy qui ne savent jouer qu'ensemble, c'est difficile de se faire une place. Et pourtant... Il a apporté de la profondeur au jeu offensif mayennais, il a beaucoup bougé, permuté à droite et à gauche. En résumé, il s'est donné pour le collectif. Mais LuLu' n'est pas un attaquant, et cela s'est aussi ressenti. Il n'a pas la vista et la grinta d'un attaquant de base. Mais quand on fait jouer des joueurs pas à leur poste, il ne faut pas s'étonner de ce constat.
Raddas - 3 : Sa performance ne mériterait aucun commentaire. Tout d'abord, une chose m'agace : pourquoi certains supporters de LeBasser voient Raddas comme le Lionel Messi du club ? Pourquoi les Diablos qualifient-ils Raddas du "el phenomeno" ? (le fait qu'ils soient cons est peut-être un signe de réponse). Ce joueur ne vaut strictement rien. Contre Ajaccio, il a tout juste été bon à faire des longues touches, et encore. Le collectif, il connaît pas, sauf avec Haguy. Alors évidemment, quand son comparse se retrouve à 40 mètres de lui, il s'emmêle les pinceaux avec le ballon en s'empêtrant dans l'entonnoir adverse composé souvent de quatre ou cinq défenseurs. Et comme sa technique balle au pied peut se résumer à la mienne avec deux genoux en carton... Heureuseusement remplacé par Genest (57'), qui ne mit pas longtemps à se mettre en évidence, puisque cinq petites minutes plus tard, il égalisait pour Laval (61'). Une juste récompense pour un joueur qui se donne beaucoup mais qui manque de productivité. Je l'ai souvent dit ici sur ce blog, son trop plein d'énergie lui enlève cette lucidité devant le but. Quand il rentre en cours de jeu, il est frais, et donc plus lucide devant le but. CQFD.
Ajaccio : (moyenne de 5,6/10)
Debès - 5 : Comme son homologue Tango, il s'est pris deux buts. Comme son homologue Tango, il n'a eu guère de travail à faire en dehors des deux buts encaissés. Comme son homologue Tango, son jeu au pied a alterné entre le chaud et le froid, le noir et le blanc, le café ou le thé, le MacDo ou le Quick, la R19 ou la Clio... Par conséquent, comme son homologue Tango, il récolte la même note, pour une prestation quasiment similaire.
Traoré - 6 : Face à Haguy et Coué, on ne peut pas dire qu'il ait eu beaucoup de travail à faire. Alors, comme toujours dans ces cas-là, il a plus de liberté offensivement. Malheureusement pour lui, il n'a pas su saisir l'occasion, préférant assurer ses arrières et ne prendre aucun risque. Mais avec Haguy comme vis-à-vis, il n'y avait aucun risque à prendre à participer aux vélléités offensives de son équipe.
Medjani - 5 : Joueur connu des terrains de Ligue 1 et Ligue 2, il n'a pas été transcendant sur la pelouse de LeBasser. Montrant certains signes de fébrilité, il n'a guère étét rassurant. Pris dans les airs sur le second but lavallois, il est resté apathique sur le premier de Genest. Une performance inconforme à son standing.
Poulard - 6 : L'ancien Nantais a assuré son rang. Solide et serein, il a tenu tête à Raddas en première période, avant de résister face au virevoltant Genest. Un bon défenseur de Ligue 2, et une bonne recrue potentielle pour la saison prochaine pour Laval...
Moimbé - 6 : Sur son couloir gauche, il n'a guère souffert face à au triste Hamouma. Il a bien tenu son rang et participé aux offensives corses. Mais en seconde période, avec l'entrée en jeu de Gonçalves, il a plus souffert face à la percussion du Portuguais. D'ailleurs, le premier but vient de son côté. Il suffisait d'accélérer pour le mettre en difficulté. Remplacé par Kinkela (71').
Sabo - 5 : Il a fait son travail de sape dans l'ombre du collectif acéiste. Il n'a rien fait pour se mettre en avant, pour au final disparaître au fur et à mesure que la rencontre se déroulait, étouffer par le trio Gonçalves-Lebouc-Levrat.
André - 5 : Idem que pour son coéquipier Sabo.
Dohin - 6 : Il a essayé d'apporter sa fougue offensivement. Doté d'une bonne technique balle au pied, il a mis en difficulté l'arrière-garde mayennaise, sans pour autant créer un décalage ou apporter une supériorité numérique. Remplacé par Ba (87'), pour apporter du physique et de la taille devant dans les dernière minutes afin d'égaliser. Chose réussie par Rivière.
Guerriero - 6.5 : C'est lui qui a constamment amené le danger du côté du club insulaire. Il a toujours cherché avec précision son attaquant de pointe Rivière et provoqué la réussite de son club. Un joueur intéressant, qui mériterait à être revu dans de meilleurs conditions de jeu tactiques.
Gregori - 4 : En un mot : inexistant. On ne l'a guère vu, et n'a pas apporté grand chose offensivement. Il a surtout été effacé par la performance de Rivière. Logiquement remplacé par Pierazzi (76'), qui a apporté plus de sérénité dans l'entrejeu et un sang neuf nécessaire dans le rush final.
Rivière - 8 : Un doublé. Un jeu de tête et un rôle de pivot joué à merveille. Il a été le principal danger pour les Mayennais et il a su exploiter la moindre faille face à son club formateur. Originaire de Mayenne, sur les bords de la Mayenne, dans le Nord-Mayenne (ça s'invente pas), il a su imposer son physique et sa taille pour déstabiliser la défense locale. Malheureusement pour lui, il a trop manqué de soutien et a du se débrouiller souvent tout seul. Malgré cela, il marque deux buts. Logiquement l'homme du match.
Rivière (n°9) aura su prendre le dessus par deux fois sur Chapuis et les Lavallois [Fabien Chauvel]