Football : Stade Laval - Berrichonne Châteauroux (Coupe de la Ligue)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Y a encore du travail !

 

 

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3   -   2   (a.p)    



By Fabien CHAUVEL

 

 

Pour son retour à la compétition officielle, le Stade Lavallois avait le privilège de recevoir sur son terrain pour ce premier tour de Coupe de la Ligue. Mais l'adversaire n'était pas à prendre à la légère, puisque c'était Châteauroux qui se présentait à Francis LeBasser avec la ferme intention de concrétiser ses bons résultats et sa bonne forme des matchs de préparation du mois de juillet.

Malheureusement, comme je n'ai pas l'habitude de vous mentir, je ne vais pas vous cacher qu'en cause de raisons professionnelles, je n'ai pu assister à la première demie-heure de la partie. Ce qui signifie que j'ai de façon assez lamentable loupé les deux premiers buts de la partie. Une faute de ma part que je vous prie de bien vouloir me pardonner. Ce mois d'août risque d'être assez difficile pour moi, mais je tenterais de faire mon maximum pour un assurer un minima plus que ce que je vais vous présenter aujourd'hui. Disons que c'est que le tour préliminaire de Coupe de la Ligue. Il faut aussi que je mette aussi en action tout comme les joueurs... Encore désolé pour ce manque de professionnalisme de ma part. Par voie de conséquence, cet article risque d'être assez succinct, basé sur ma vision réduite de la partie et des événéments hors-terrain que j'ai pu constaté. Une belle bouse en quelque sorte... Avant d'entamer sur le match en lui-même, je tiens juste à signaler que mes grands amis des Diablos (j'le fais bien hein !) ont migré, été muté, dégagé, expulsé, poussé vers l'extrême extrémité de la tribune Crédit Mutuel du Stade Francis LeBasser, au bout du bout du secteur D. Et d'après mes informations (histoire qu'on m'accuse pas une nouvelle fois à tort et à travers...), ils n'auraient tout simplement pas eu le choix. "Et franchement, c'est pas plus mal. Parce qu'ils avaient sacrément déconné la saison dernière avec les fumigènes et les débordements ridicules contre Angers. Ils méritent que ce qu'ils méritent", dixit un supporter hébitué de LeBasser. Un sentiment que je partage, malgré le fait qu'ils argumentent que sans eux le stade de Laval serait un stade mort. Certes ils chantent, mettent l'ambiance, mais foutent aussi le bordel. Alors stop. Fin de la polémique parenthèse...

Concernant le football, le vrai, Laval entama de la meilleure des façons la première période avec de bons mouvements et un bon pressing, obligeant l'adversaire berrichon à multiplier les fautes. Sur l'une d'entre elles, Jérôme Lebouc en profita pour ouvrir le score sur une merveille de coup-franc (1-0, 12'). L'affaire semble bien se dérouler pour les Tangos, mais comme la saison dernière, la troupe à Philippe Hinschberger va se laisser endormir après avoir marqué le premier but. Résultat, Rudy Haddad, l'ancien parisien et certainement le joueur le plus virevoltant côté castelroussin, égalisa d'une belle frappe aux 30 mètres (1-1, 22'). Tout était à refaire. Le match tomba alors dans une pluie d'imprécisions techniques où les passes à l'adversaire ou en touches, au choix, prirent la place au football. Seul Haddad et Imorou côté visiteur et Lebouc et Levrat côté équipe recevante semblaient au-dessus du lot. Des mauvaises prestations individuelles qui poussèrent à quelques changements côté Mayennais, puis que Fabrice Do Marcolino céda sa place sur blessure à Gimbert et Mendy, totalement transparent, à Créhin, alors que Didier Tholot ne bougeait pas sur son banc. Un coaching qui va s'avérer payant sur la longueur. Le score restait nul et vierge alors que les gardiens n'avaient pas grand chose à se mettre entre les gants, Laval ne tirant jamais au but et Châteauroux étant trop imprécis. Mais, aux abords de la mi-temps, les Castelroussins allaient porter un méchant coup dans les arrêts de jeu. Sur un excellent débordement de Imorou, toute la défense lavalloise était prise au travers et à contre-pied. Le ballon revenait tranquillement vers Haddad qui n'avait plus qu'à crucifier Balijon, malgré le retour valeureux de Pierre Talmont (1-2, 45'+2). L'affaire s'annonce mal et la qualification compromise aux vues des performances collectives et individuelles côté lavallois.

 

Des remplacements bénéfiques

 

La seconde période repartit sur un rythme terrible du côté des Tangos. Un véritable rouleau compresseur qui allait étouffer à feu doux les Castelroussins, débordés de toute part. Par plusieurs tentatives, les Lavallois ont eu l'occasion de revenir au score, mais ont trop pêché dans le dernier geste. Malgré la puissance de Gimbert, la technique de Lamatina, Lebouc et Créhin et la volonté de Losilla et Levrat, les Lavallois ne trouvaient pas la faille des filets des buts gardés par Vincent Fernandez, gardien connu pour tout amateur avéré de Ligue 2. A force de vouloir accélerer et faire plier son adversaire, les locaux auraient très bien pu se faire surprendre par leurs adversaires, notamment Emmanuel Imorou, dont la frappe rasa la lucarne de Balijon qui semblait battu. Pour forcer la décision, Philippe Hinschberger sortait Lamatina pour l'ultime renfort offensif, Ludovic Genest. Par sa niac, sa volonté et sa technique du soir, il a déstabilisé la défense et ouvert des brèches pour ses coéquipiers. Une des brèches suffira à l'ancien vannetais Ghislain Gimbert pour trouver l'ouverture. Sur un corner bien tiré par Lebouc, la défense berrichonne, notamment Lahaye et Reynaud se gênait. Le ballon revenait vers Gimbert qui tenta sa chance dans une forêt de jambes. Masqué, Fernandez ne pouvait que constater les dégâts. Le ballon était bel et bien dans son petit filet gauche (2-2, 81'). L'espoir revint alors pour tout un collectif et tout un public, qui reprit espoir de voir les siens se qualifier pour le tour suivant. Malgré quelques situations chaudes dans les derniers instants, où la défense lavalloise aura fait des frayeurs terribles au cardiaque du stade, les prolongations étaient là, pour une demie-heure supplémentaire. Jamais rassurant et bénéfique avant de commencer le championnat dans une semaine. Mais la bonne nouvelle reste que le Stade de Reims, premier adversaire des Tangos, joue lui aussi des prolongations contre Troyes. Il y aura donc combat à armes égales. Un combat à armes égales qui n'avaient plus lieu à Francis LeBasser, où les Blancs de Châteautoux accusaient le coup physiquement et laissaient trop venir les Orange et Noir. Après 15 minutes de prolongations, aucune des deux équipes ne semblaient pouvoir prendre l'avantage, malgré la supériorité mayennaise. Heureusement que le sauveur de la Mayenne était là. Celui que l'on surnommait Le Taureau à Vannes copia son homologue Rudy Haddad pour le plus grand plaisir des supporters lavallois. Sur un dégagement aux abords bénins d'un défenseur castelroussin, le ballon rebondissait sur Gimbert. Par la grâce d'un soir, la nouvelle recrue offensive du club voyait le ballon lobé le pauvre Fernandez, bien esseulé (3-2, 104'). Le plus dur était fait et les Lavallois tenèrent le coup jusqu'au bout malgré un corner qui fit frissoner les travées de LeBasser. Le principal était là : la qualification. Il n'y a plus qu'à attendre le lundi 2 août pour savoir où et contre quel adversaire. En espérant recevoir...

 

Stade Laval - Châteauroux : 3-2 (1-2 ; 2-2)

Arbitre : M. Guillard

Affluence : 3769 spectateurs

 

Buts : Lebouc (12'), Gimbert (82', 104') pour Laval ; Haddad (22', 45'+2) pour Châteauroux

 

Avertissements : Chapuis (42'), Losilla (45'+3), Gimbert (110') pour Laval ; Dupuis (61'), Haddad (75'), Scaramozzino (110'), Reynaud (112') pour Châteauroux

 

Stade Laval : Balijon - Stinat, Puig, Chapuis (cap.), Talmont - Lamatina (Genest 69'), Losilla, Levrat, Mendy (Créhin 42') - Lebouc, Do Marcolino (Gimbert 40').

 

Châteauroux : Fernandez (cap.) - Scaramozzino, Imorou (Grange 71'), Lahaye, Reynaud - Cordonnier, Haddad, Thiago Xavier, Maboulou - Baby (Cherfa 117'), Dupuis (Abraw 76').

 

 

Gimbert.jpg

Ghislain Gimbert aura été le sauveur d'une équipe mayennaise qui a longtemps été à la peine [Fabien Chauvel]

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Publié dans Football

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Commenter cet article
V
<br /> Vous avez eu très chaud mais bon le principal est là pour vous, la qualification. D'après ton analyse, on voit que la défense lavalloise n'est toujours pas au rendez-vous. Il va falloir règler tous<br /> ces petits problèmes avant le début de la saison de championnat ! Et toi, que penses-tu de la défense lavalloise ?<br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> La défense est peu rasurante... Mais il faut signaler l'absence de Christophe Coué et de Lindsay Rose en défense pure, tout comme Anthony Gonçalves au milieu. Ce sont trois absences de poids<br /> qu'il ne faut pas négliger. Mais Stinat, Puig et Chapuis ne m'ont pas convaincu. Chapuis, je ne me fais pas de souci, il a souvent des jours sans. Pour Puig et Stinat, ce ne sont même plus des<br /> surprises...<br /> <br /> <br /> <br />