Football : Stade Laval - Sedan (15° journée de L2)
Bonsoir Ô Tristesse !

1 - 1 
By Fabien CHAUVEL
Le Stade Laval avait une excellente occasion de recoller au peloton de tête grâce à une victoire face à Sedan, seulement 17° au classement, et donc premier relégable. Mais comme je l'ai dit dans mon avant match, un sanglier blessé n'est pas un sanglier abattu et mort. D'ailleurs le début de match le prouve. En à peine deux minutes de jeu, les Sedanais vont se procurer deux énormes occasions par Allart et Tibéri, mais Arnaud Balijon, autoritaire, veille dans sa surface et évite aux Mayennais de sombrer d'entrée. Ces deux frayeurs auront le mérite de réveiller les joueurs stadistes. Sur un coup franc tiré par Lebouc, le ballon cafouille, et il faut un arrêt réflexe miracle sur sa ligne de Benoït Costil, l'ancien caennais et vannetais, pour éviter l'ouverture du score mayennaise (8'). Le match s'engage bien des deux côtés, avec de l'allant offensif et des errements défensifs de part et d'autre. Ce match devient étrange par la suite, avec une équipe lavalloise exceptionnellement maladroite au milieu de terrain, et une équipe de Sedan qui hésite entre attaquer et défendre, avec cette chaude frayeur qu'ils se sont faits auparavant. Les Lavallois ne s'en sortent pas par le jeu et s'en remettent donc aux coups de pied arrêtés, un peu à la Bordelaise avec trois classes d'écart tout de même. Sur un nouveau coup-franc de Lebouc, Costil loupe son dégagement aux poings. "Lulu" Le Pen reprend la balle mais Costil, impérial au sol, est plus prompt et parvient à se saisir du ballon avant que le Mayennais ne puisse pousser le ballon dans le but (34'). Le match se crispe, devient fermé et surtout ennuyeux. Aux rares moments où le club de Philippe Hinschberger se trouve en bonne position d'attaque, il faut que Fabien Raddas la joue solitaire pour au final perdre le ballon, alors que des solutions collectives s'offraient à lui, notamment Hamouma en fin de première mi-temps (38'). Sedan se contente désormais d'attendre bien tranquillement les Lavallois, seulement dangereux sur coups de pied arrêtés. Mais ni Raddas sur coup-franc (44'), ni Hamouma sur corner (45'+1) ne trouve la faille auprès de Costil. Un score nul et vierge, qui au final, reflète bien la physionomie d'une pâle première mi-temps.
Puig, Chapuis, Neumann et Coué (en orange, de g. à d.) ont souffert face aux vaillant Sedanais [Fabien Chauvel]
Comme une mauvaise habitude énervante
omicile, et après cette première période assez infligeante, surtout au milieu de terrain, on attendait des Lavallois qu'ils se réveillent et mettent le danger sur le but sedanais. Pourtant... Bien lancé dans le dos de la défense, toujours aussi lourde et pataude, Allart se présente seul face à Balijon, mais une nouvelle fois, le portier rose de LeBasser sort le grand jeu et effectue une sortie dans les pieds majestueuse (47'). Le portier local continue, tant bien que mal, de repousser l'échéance le plus tard possible. Les Sedanais montrent plus de volonté et mettent une pression de tout les instants sur les buts de Balijon, mais ni Sidibé (54') et ni Lemoigne (58') ne trouve le cadre. Les Tangos semblent absents en défense et complètement perdus au milieu. Paradoxalement, les Lavallois, en limite de rupture, vont trouver l'ouverture, contre le cours du jeu. Sur un beau décalage d'Hamouma vers Raddas côté gauche, ce dernier repique dans l'axe et frappe au but à l'entrée de la surface. Sa frappe, à la fois puissante et soudaine, trompe assez curieusement Costil (1-0, 59'). Alors que l'on croyait Sedan maître de son sujet et prêt à planter la banderille fatale, c'est Laval qui prend l'avantage. Sans paniquer, les Sedanais vont repartir de plus belle et réussir à très vite égaliser. Sur un énième corner pour les Sangliers, Allart au premier poteau profite de l'apathie générale de la défense et de la faiblesse inommable de Chapuis au premier poteau pour marquer et égaliser pour des Sedanais méritants et supérieurs aux Lavallois (1-1, 63'). Tout cela sous la bronca des quelques 5500 supporters présents au stade. Comme d'habitude, les Lavallois ont fait le plus dur, mais donnent encore le baton à l'adversaire pour se faire royalement battre. Comme à Metz où Laval menait 2 à 0, avant de perdre 3 à 2, comme contre Brest ou Chateauroux, où après être revenu au score, les Mayennais se sont inclinés dans les dernières minutes, les joueurs du président Philippe Jan montrent une incapacité flagrante de tenir un résultat. Qui plus est, les Sedanais ne s'en arrêtent pas là. Se lançant à l'attaque et rentrant dans la défense comme dans du gruyère au beurre, Tibéri tente une première fois sa chance, mais le ballon frôle le cadre de Balijon (68'). Bien lancé dans la profondeur, Tibéri, encore lui, se défait facilement de Chapuis et se présente seul face à Balijon. Mais une nouvelle fois, en deux temps, le portier lavallois s'interpose avec classe et consolide son statut d'excellent gardien de L2 (72'). Les joueurs du Castrogontériens Landry Chauvin ne trouvant pas la faille, vont commencer, progressivement, à se regrouper en défense, au même moment où les Lavallois, avec les entrées de Haguy et Lamatina, vont enfin jouer au ballon. Tout d'abord une frappe de Raddas, dans la même position que sur son but, qui rase la transversale de Costil, battu cette fois (79'). Puis quel final dans les arrêtes de jeu ! Hamouma, tout seul, élimine un, puis deux, puis trois défenseurs, puis le gardien, mais à bout de souffle et de course ne parvient pas à appuyer sa frappe qui est sauvé sur sa ligne par Baysse (90'+1). Sur la récupération, Haguy récupère le ballon, s'infiltre dans une défense paniquée sedanaise, mais sa frappe est déviée en corner par Baysse, qui a failli marquer contre son camp à quelques centimètres près (90'+2). Le Stade Laval continue de piétiner après son bon début de saison et commence à entrer tout doucement dans le rang et dans le ventre mou du championnat, au plus grand damne des supporters, qui s'attendent, comme on a pu l'entendre à la sortie du stade, à "une saison longue et difficile". Prochain rendez-vous pour le Stade Laval à Ajaccio, avec un déplacement toujours délicat à négocier. Quant à moi, je vous donne rendez-vous pour le derby le plus chaud de l'Ouest entre Laval et Angers.
Laval - Sedan : 1-1 (0-0)
Buts : Raddas (59') pour Laval ; Allart (63') pour Sedan
Avertissements : Neumann (50') pour Laval ; Sidibé (44') pour Sedan
Toute la déception de Jérôme Lebouc dans un Francis LeBasser se vidant [stade-lavallois.com]