Football : Stade Laval - Stade Malherbe de Caen (36° journée de L2)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Personne n'y croyait... Ils l'ont fait !

 

 

 

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     2   -   1    



By Fabien CHAUVEL

 

 

Je confirme que je suis indéniablement le roi des pronostics. Ayant pronostiqué une victoire large de Caen, je me retrouve (pour ma plus grande joie, je vous rassure) avec un pronostic totalement inverse et un match plein de part et d'autre. Face à des Caennais entreprenants qui ne sont toujours pas assurés du titre de champion de France de Ligue 2, les Lavallois s'attendaient à un match rude, où un résultat positif leur permettrait de renouer avec le public et de mettre fin à cette spirale négative de matchs sans victoire.

Avec des conditions climatiques favorables, avec un soleil de plomb et une petite brise du soir, les Normands mettaient de suite le pied sur le ballon et obligeaient les Lavallois à défendre très (trop) bas. A peine 120 secondes de jeu se sont elles écoulées que Julien Toudic allumait le permier pétard. Mais Balijon se détendait bien et sortait le ballon qui prenait la direction de la lucarne (2'). Le match était de suite lancé. Les Normands déroulaient pendant que la défense mayennaise souffrait. Sur une nouvelle offensive côté droit, Eluchans se défait du marquage de Stinat et centrait vers El Arabi qui prenait le dessus de la tête sur la charnière lavalloise, mais Balijon veillait encore au grain (6'). Cueillis à froid, les hommes de Philippe Hinschberger ne réagissaient que de façon trop timide, avec une tentative de Genest trop molle (12'). Mais, entre temps, un fait de jeu non-négligeable avait eu lieu... En contre, Hamouma se retrouvait en face à face avec Thébaux, mais le joueur mayennais tergiversait et voyait la défense revenir sur lui. Il s'écroulait au point de pénalty sans pour autant que l'arbitre ne broncha (8')... C'était tendencieux et sifflable selon moi... Alors que les locaux commençaient à sortir la tête de l'eau, les joueurs du Calvados allaient planter la première banderille du match. Sur un long dégagement anodin de Thébaux, le ballon arrivait sur Chapuis qui ratait le ballon. El Arabi, qui le suivait, récupèrait illico presto le ballon et tentait sa chance à l'entrée de la surface. Sa frappe croisée ne laissa aucune chance à Balijon, peut-être un peu trop avancé sur cette action (0-1, 14'). Alors que les Lavallois commençaient à sortir la tête de l'eau, les Normands, tel Louis de Funès avec Jean Lefèvre dans "Les Gendarmes se balladent", remettaient la tête des Lavallois sous l'eau. Laval monopolisait le ballon, sans le rendre productif, les renversements de jeu étant trop lents et latéraux, ce qui ne déstabilisaient pas la défense normande. Seule une frappe d'Haguy, consécutive à un corner lavallois, inquiétait Thébaux qui captait le cuir en deux temps (24'). Manquant de vivacité, l'éclait viendra de Stinat. Le latéral droit, préféré à Buzaré, lança de façon millimétrée Romain Hamouma qui centrait en première intention vers Genest. L'ancien attaquant d'Auxerre et de Bastia reprit alors magnifiquement le ballon d'une subtile tête piquée dont le rebond trompa Thébaux (1-1, 30'). Sans être transcendant, les Mayennais revenaient au score et faisaient preuve d'un froid réalisme, à l'image de Genest. Le dernier quart d'heure fut marquée par une nouvelle erreur de Monsieur l'arbitre, M. Husset... Enchaînant crochets et passements de jambe, Hamouma s'infiltrait dans la surface avant d'être déséquilibré par Heurtaux de façon franche... L'homme en noir (en bleu pour dire vrai) siffla alors... simulation de l'attaquant mayennais (42'). Romain récolta même un carton jaune, alors que la faute semblait évidente. En effet, Hamouma n'avait aucune raison de plonger, puisque s'il ne tombait pas, il avait toujours le contrôle du ballon et allait défier Thébaux. Une décision bizarre... avant l'escroquerie du match de l'arbitre en seconde période. Malgré une bonne première période, où chaque équipe a eu des occasions, les 22 acteurs rentraient aux vestiaires pour un match nul un à un. Score qui ne pouvait en rester là...

 

 

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                La tribune Visiteurs était bien garni par les colorés supporters caennais [Fabien Chauvel] 

 

 

10 dernières minutes crispantes...

 

La seconde période repartit sur un bon rythme, la cadence étant emmenée par les joueurs de Franck Dumans, comme en première période. A la différence que les Caennais ne trouveront pas l'ouverture cette fois-ci. En effet, le premier quart d'heure de la seconde période n'accoucha d'aucune occasion, malgré quelques vélléités normandes. Les Lavallois, curieusement, semblaient chercher un second souffle alors que la mi-temps venait de s'achever. Comme si les 15 minutes de repos ne leur avait pas suffi à récupérer de leurs efforts. Alors qu'on pouvait craindre le pire pour la bande à Hinschberger, c'est là que les joueurs allaient porter l'accélération qui fait si mal. Sur un ballon récupéré dans les airs par Balijon, excellent hier soir, le portier relance vite à la main vers Hamouma, au niveau de la ligne médiane. Le Franc-Comtois active alors le turbo et dépose trois défenseurs avant de décaler subtilement Gonçalves, libre de tout marquage, Eluchans et Tafforeau ayant été comme aimanté par Hamouma. Surpris, les Caennais cédèrent à la panique et lachèrent tout marquage. Gonçalves, seul, prit alors ses aises pour centrer au premier poteau sur la tête d'Hamouma. Bien catapulté et croisé, le ballon atterrisait dans la lucarne opposée d'un Thébaux furieux après ses défenseurs (2-1, 65'). Après ce but, Dumas décida alors aussitôt un changement tactique qui allait totalement changer la donne dans les 20 dernières minutes de la partie. En faisant sortir un milieu (Eluchans) et un attaquant (Toudic), pour la rentrée de deux attaquants (Langil et Traoré), le choix était clair : égaliser au plus vite pour remporter ce match. Et quand on sait la fébrilité défensive des Mayennais dans les dernières minutes, c'est tout un peuple Tango qui trembla jusqu'au coup de sifflet final. La première occasion fut d'ailleurs normande, avec une frappe aux 25 mètres de Benjamin Nivet qui frôla le poteau droit d'Un Balijon qui semblait être sur la trajectoire (78'). N'arrivant pas à se dégager, les déferlentes noires du SM Caen n'arrêtaient pas. Sur un bon travail de Langil, Kandia Traoré pouvait centrer dans la surface de réparation. Personne ne touchait le ballon, Chapuis et Talmont se gênait tandis que Coué avait glissé. Le ballon revenait alors vers N'Diaye, qui se trouvait dans la même position que Rivière lors de Laval-Ajaccio lorsque l'on jouait les dernières secondes des arrêts de jeu... Mais cette fois-ci, le milieu droit ratait son plat du pied, et la ballon passa au-dessus des buts de Balijon, dont la sortie dans les pieds gêna tout de même la tentative du numéro 29 (81'). Bien aidé par un petit ramasseur de balles, Balijon relançait vite vers Lebouc qui lançait magnifiquement dans la profondeur Hamouma. Ce dernier prenait de vitesse les derniers défenseurs restant et allait défier Thébaux. Mais sa tentative échoua au ras de la lucarne de Thébaux, alors que certains spectateurs avaient cru au but (82'). Le fait du match ? Peut-être... Puisque dans la pression normande, Langil transperçait toute la défense avant d'échouer sur Balijon, dont la sortie sauva une nouvelle fois les siens, mais engendrait un corner. Sur celui-ci, le ballon cafouillait, avec Proment, Traoré et Sorbon... Mais miraculeusement et on ne sait trop comment, Balijon se saisit du ballon, réalisant un arrêt réflexe assez impressionant (86'). Sur le contre, Raddas nous fit son Raddas en la jouant solitaire et en délaissant Hamouma complètement esseulé à droite... Cela permettait à Caen de se procurer une ultime occasion en obtenant un corner suite à un centre de Traoré détourné par Stinat. Sur le corner, N'Diaye et Sorbon se gênait mais propulsait le ballon au fond des filets... Stupeur à LeBasser... Sauf que l'arbitre annula le but pour une charge sur Balijon, assez flagrante certes (90'+2). Les Lavallois paniquaient en défense, et la sentence semblait proche... Mais à force de courage et d'abnégation, les Tangos tenèrent bon ce résultat, si important et positif pour mieux aborder la fin de saison, et pour renouer avec son public... Jusqu'à la dernière seconde, ils auront souffert... Mais jusqu'à la dernière seconde, il auront tenu bon. Personne n'y croyait, ils l'ont fait !

Pour Philippe Hinschberger, ce qui a fait la différence dans ce match, c'est l'efficacité des Lavallois. Tout en concédant que, lors des entrées de Langil et Traoré, "il a fait un peu chaud dans notre surface de réparation. Le positif, c’est qu’on stoppe là une série de sept matches sans victoire assez gênante." Force est de reconnaître qu'il a raison. Pour une fois, la défense a tenu bon. Dommage que cela n'ait pas eu lieu plusieurs fois dans la saison. On jouerait encore les premiers rôles...

 

 

 

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     Hamouma accroché et déstabilisé dans la surface ? Non pour Monsieur l'arbitre... [Fabien Chauvel] 

 

 

Un arbitre troublant

 

Je voulais aussi toucher deux mots sur l'arbitre de la rencontre, le dénommé Monsieur Husset, qui a eu un comportement assez étrange. Alors qu'il a refusé deux pénalty à Laval, dont un semblait franchement évident. Mais bon, une erreur, je veux bien encore l'accepter... Mais le comportement qu'il a eu, notamment en seconde période, frisait le scandale. Et pourtant, je ne pense pas que la LFP y réagira. La Ligue 2, tout le monde s'en cogne. On peut faire n'importe quoi. Il suffit de regarder les supporters angevins à LeBasser cette saison pour s'en rendre compte. Malheureux ! Donc, lors de la deuxième mi-temps, il s'est passé des faits de jeu curieux. Tout d'abord, N'Diaye qui reste au sol après un contact alors que le jeu continuait. L'arbitre a aussitôt arrêter le jeu pour prendre des nouvelles du joueur. Cela peut sembler normal sauf que... Cinq minutes plus tôt, Le Pen lui aussi était resté au sol pour un méchant coup de coude. Mais l'arbitre a laissé le jeu se dérouler sans intervenir. Alors que cinq minutes plus tôt, il l'avait fait. Curieux. D'autant plus curieux que Barzola lui aussi, va rester au sol après un contact avec Haguy. L'arbitre va alors, purement et simplement, aider le joueur caennais à se relever, lui dire quelques mots et lui adresser une tape amicale dans le dos. Surréaliste, surtout que quelques minutes plus tard, Levrat est victime d'un méchant tacle en retard. Il reste au sol, mais M. Husset ne réagit toujours pas et laisse les Caennais joués... Une caméré cachée ? Même pas ! Le pire dans l'histoire, c'est que l'arbitre n'a même pas eu le courage d'aller voir Levrat et l'a laissé seul, contrairement à Barzola. Heureusement, son parti pris n'a pas influencé sur le score final... Oui ! Il aurait pu accepter le but dans les arrêts de jeu pour Caen, malgré la charge sur Balijon. L'honneur est (presque) sauf !

 

 

Stade Laval - SM Caen : 2-1 (1-1)

Arbitre : M. Husset

Affluence : 7322 spectateurs

 

Buts : Genest (30'), Hamouma (65') pour Laval ; El Arabi (14') pour Caen

 

Avertissements : Hamouma (42') pour Laval ; Nivet (45') pour Caen

 

Laval : Balijon - Stinat, Chapuis, Talmont, Coué - Hamouma, Gonçalves (Raddas 85'), Levrat, Haguy - Le Pen (Lebouc 78'), Genest (Do Marcolino 72').

 

Caen : Thébaux - Barzola, Sorbon, Heurtaux, Tafforeau - N'Diaye, Proment, Nivet, Eluchans (Langil 67') - El Arabi, Toudic (Traoré 67').

 

 

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                  Proment (en noir) a été très bien pris en tenaille par le collectif lavallois [Fabien Chauvel]

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Publié dans Football

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