Football : Stade Lavallois - AC Ajaccio (8° journée de L2)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Schkoumoune, quand tu nous tiens...

 

 

 

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By Fabien CHAUVEL

 

 

Une nouvelle fois, mon nez fin en terme de pronostics a encore débouché sur une belle prémonition foireuse. Je vous avais promis des buts (certes côté ajaccien, mais des buts quand même...) avec certitude, en espérant un match emballant. Autant vous dire que je me suis mis le doigt dans l'oeil et la main avec... On a eu le droit à tout, sauf à un match de football plaisant. Pour vous dire, j'ai même piqué du nez en seconde mi-temps pendant une petite dizaine de minutes. Heureusement que le show Philippe Malige a fait son effet pour me tenir éveiller. Cet arbitre pourrait très prochainement être engagé à l'école du grand cirque de l'arbitrage. Pathétique !

Pourtant, le match démarra bien pour les Mayennais, avec Genest parti à la limite du hors-jeu. Sa vitesse de pointe faisait le reste face à l'arrière-garde corse, mais sa dernière foulée était trop longue, et il s'enferma dans l'angle fermé. Sa tentative fut donc repoussée sans problème par Debès, vigilant (4'). Une nouvelle fois, Ludo Genest nous prouva son incapacité chronique à marquer un but, par une défaillance dans le dernier, voire l'avant-dernier geste sur ce coup-là. Certes, il bouge beaucoup, offre des solutions, crée des brêches, fait courir son défenseur... Mais pour quel résultat ? Aucun comme en atteste les chiffres. Et quand il a le ballon dans les pieds, on a l'impression qu'il a une patate chaude dans les crampons et qu'il ne sait pas quoi en faire. Je l'aime bien Ludo, mais là... L'action où il sert Lebouc dans la surface, qui était entouré de trois défenseurs, alors qu'il avait le chemin du but ouvert, en est la démonstration. Autre exemple dans ce début de match intéressant côté Tangos. Sur une série de crochets, Genest s'ouvra le chemin du but et tenta sa chance plein axe à l'entrée de la surface. Sa frappe molle fut mal négociée par Debès qui relâcha le ballon juste devant lui. Khiter, la nouvelle recrue lavalloise, surgissait alors de nulle part pour pousser le ballon dans la lucarne opposée (10'). Un but à Laval ! Un LeBasser en fusion... jusqu'à ce que l'arbitre de touche ne leva son drapeau. Personnellement, au moment de la frappe, je ne prête pas attention à la position de l'ancien valenciennois. Je veux bien croire l'arbitre, mais le doute peut planer... Après cette chaude alerte, Ajaccio resserra les rangs et le match tomba alors dans une succession d'imprécisions techniques, avec une bataille au milieu de terrain que ni Laval, ni l'ACA ne semblait en mesure de remporter. Sans oublier les moyens plus ou moins (surtout moins d'ailleurs...) fair-play d'Ajaccio pour gagner du temps. Dans le genre je-mets-une-minute-pour-jouer-une-simple-touche, ou je-suis-le-gardien-qui-prend-cinq-minutes-pour-effectuer-un-six-mètres-en-m'excusant-à-chaque-fois-auprès-de-l'arbitre, les Ajacciens étaient très forts. Résultat, les Tangos se laissaient endormir par leur adversaire du soir qui s'approchait petit à petit des buts de Balijon. Il faudra attendre la quasi demie-heure de jeu pour voir la première occasion corse, avec un coup-franc surpuissant de Rivière aux 35 mètres, que Balijon dévie in-extremis sur le montant extérieur de son poteau (25'). Le traquenard restait possible, malgré le bon début de match des Mayennais. Sur une erreur défensive, Medjani en profitait pour filer au but défier Arnaud Balijon. Mais le portier lavallois, qui arborait une nouvelle tunique, s'interposa une nouvelle fois avec classe pour permettre aux siens de conserver leurs cages inviolées (32'). La première période se termina avec une nouvelle occasion de Genest qui profitait de la fébrilité de Luppini pour contrer le dégagement du latéral gauche. Un contre qui prenait le chemin des filets, mais un retour réflexe de Debès sauva Luppini du désastre ultime (44'). Une fin de première période où Laval avait des regrets, tandis qu'Ajaccio était en train d'obtenir ce qu'il voulait, un bon vieux match nul 0-0 des familles.

 

Quand Monsieur Malige m'afflige...

 

En seconde période, les Lavallois tentaient de monopoliser le jeu et de prendre la possession du ballon. Pourtant, les Tangos ne parvenaient pas à faire fructifier leur jeu de passe. Il faudra d'ailleurs attendre pour voir une occasion. Ou un demie-occasion devrais-je dire de la part de Ludovic Genest. Sur un bon travail sur le côté gauche, Lamatina se débarassait de Diawara et centrait avec précision vers l'attaquant mayennais. Mais au moment d'armer sa volée, Genest se déconcentra et dévissa totalement cette occasion en or (54'). A mon humnle avis, c'était Gimbert dans la même situation, cela faisait certainement mouche. Mais bon... Profitant de la non dangerosité des Lavallois, les Ajacciens croyaient en un résultat positif à trois points en plantant quelques banderilles. Mais la frappe de Socrier, l'ancien lavallois, rasait la transversale d'un Balijon qui semblait juste sur cette frappe (58'). Ajaccio, qui venait d'infliger deux fois 3-0 à ses adversaires (Vannes et Le Havre) ne parvenait pas à faire trembler les filets, malgré la puissance de ses deux attaquants. Le match s'emballa, et Khiter, bien lancé dans la surface de réparation, servait idéalement Losilla en retrait. Mais par deux fois, les tentatives de l'ancien joueur du Paris FC trouvait les gants et le genou droit d'un Débès héroïque et chanceux au maximum (59'). Laval avait passé la deuxième et accélérait le rythme, mais la défense corse tenait le coup, grâce à un bloc soudé et un courage à toute épreuve. Sur un corner, la défense insulaire ne parvenait à se dégager correctement. En bon rodeur des surfaces, Gimbert venait placer sa tête, mais Debès s'interposa juste sur sa ligne par un arrêt réflexe et une nouvelle fois miraculeux (65'). Les hommes de Philippe Hinschberger semblaient définitivement maudits devant le but, le ballon ne voulant décidément pas rentrer dans les filets adverses. Pourtant, un coup du sort aurait pu aider les locaux dans leur tâche. Sur un corner anondin corse, la défense mayennaise se dégageait, tandis que Pierre Talmont s'écroula en pleine surface. L'arbitre, Monsieur Malige, se précipita et sortit un carton rouge pour Medjani, surpris de cette sanction. Aux apparences, l'ancien joueur de Ligue 1 aurait donné un coup de coude en plein visage à l'ancien Vannetais. Quoiqu'il en soit, les Tangos allait finir le match en supériorité numérique. Reboosté, le Stade poussa dans la surface. Sur un centre à ras de terre dans la surface, personne ne touchait le ballon qui revenait sur Mendy. Mais sa frappe heurta le poteau, alors que Debès était à terre à l'opposé (71'). Maudits ou maladroits, je vous laisse le droit de juger... La fin de match fut marquée par le show Malige, qui réalisa quelques prouesses d'arbitrage. Tout d'abord, à l'entrée des dix dernières minutes, Mendy crochetait Maire dans la surface, qui lui arrachait le pied d'appui. L'arbitre porta le sifflet à la bouche. Pénalty ? Queneni ! Malige adressa un carton jaune à Mendy, alors que la faute était plus qu'évidente. Dans les ultimes secondes, sur un long ballon de Stinat, Gimbert était poussé par Poulard, qui s'était appuyé sur l'attaquant Orange et Noir en pleine surface. L'arbitre ne broncha plus... Certes. Le plus dérangeant, c'est que dans ces mêmes dix dernières minutes, il siffla contre Laval deux fautes similaires à celles commises sur Mendy et Gimbert. Sauf que les fautes lavalloises n'étaient pas dans la surface. Quand on a pas de couilles, on a pas de couilles j'ai envie de dire... N'est-ce pas Philippe Malige ? Au final, un nouveau match nul (le cinquième), un nouveau 0-0 (le troisième) et une 17° place inquiétante au classement, à toujours une longueur du premier relégable. La jeu n'y était pas, et l'efficacité encore moins. Un résultat dur à avaler sur la physionomie du match, mais tellement prévisible au final. Aussi, le derby à Angers la semaine prochaine s'annonce plus que houleux, entre deux clubs en quête de points. Et pour la question de fierté... Malheur aux vaincus !

 

 

Stade Laval - Ajaccio : 0-0 (0-0)

Arbitre : M. Malige

Affluence : 4949 spectateurs

 

Avertissements : Mendy (81') pour Laval ; Rivière (63') pour Ajaccio

Expulsion : Medjani (67') pour Ajaccio

 

Stade Laval : Balijon - Perrot, Rose, Talmont, Stinat - Khiter (Créhin 77'), Losilla, Levrat (cap.), Lamatina (Mendy 72') - Lebouc (Gimbert 57') - Genest.

 

Ajaccio : Debès (cap.) - Diawara, Maire, Poulard, Luppini - André, El Hany (Kinkela 67'), Medjani, Lasne - Rivière (Begeorgi 84'), Socrier.

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Publié dans Football

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