Football : Stade Lavallois - Le Mans FC (avant-match)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Se ressaisir ou mourir...

 

 

 

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By Fabien CHAUVEL

 

 

Ca faisait un moment qu’on avait vu un match à LeBasser. Mais oui, c’est vrai ! On devait recevoir Nice en Coupe de France à la maison pour le reprise de la compétition. Mais comme des cons, on a préféré se faire éliminer avec un manque d’envie flagrant à Créteil pour se farcir un déplacement sans intérêt à Luçon, dernier de son groupe en CFA, pour se faire plaisir et gagner 6-2. Mouais… Certains y ont vu comme un renouveau offensif. Mouais… Reste que pour le retour à la compétition, la vraie et officielle celle-là, en Ligue 2 pour le début de la phase retour, on s’est gentiment fait rétamer à Metz, pourtant avant-dernier (0-4). Certes, il y a l’expulsion et le pénalty inexistant combiné juste avant la mi-temps. Mais quand même… Et puis, si Balijon s’amuse à faire des toiles comme à Saint-Symphorien, autant dire que ça commence à craindre du boudin (pas le joueur de Laval en réserve, hein…). Surtout, que en ce milieu de semaine, c’est un sacré match en retard que l’on doit rattraper, avec la réception du Mans, meilleur équipe à l’extérieur avec seulement une défaite au compteur. Hardcore.

Après cinq saisons consécutives en Ligue 1, le club manceau retrouve cette saison l'antichambre de l'Élite mais avec la ferme intention de n'y faire qu'un petit tour. Il faut dire que les Sarthois ont les moyens de leurs ambitions avec un budget supérieur à 20 millions d'euros. Quant à l'effectif qui a été conservé cette saison, il reprend une bonne partie de l'ossature qui évoluait il y a peu en Ligue 1. Notamment au niveau de la défense, où l'on retrouve Corchia, Louvion, Cerdan et Bouhours. Des joueurs habitués donc au joute de la Ligue 1. De quoi voir venir... Mais au-delà du sport, les Manceaux abordent également un nouveau pallier dans leur développement avec un nouveau nom, un nouveau logo et un nouveau stade. Nouveau nom puisque le MUC72, l'acronyme historique du club, n'est plus. Il faut désormais appeler le club Le Mans Football Club. Comprenez Le Mans FC. Et à nouveau nom, nouveau logo également. Un logo au design plus moderne. Plus futuriste même. C'est sûr que comparé au logo du Stade Lavallois, c'est presque Non Comment. Constatez par vous-même en entête du papier. Mais le point d'orgue du développement du club manceau est sans conteste leur nouvelle enceinte. Un nouveau stade moderne de 25 000 places, pour remplacer le vétuste stade Léon Bollée situé en plein centre ville. Son nom : MMArena. En référence bien entendu à l'assurance. Zéro blabla, Zéro tracas. Vous connaissez le bidule... Cette pratique du « naming », c'est à dire donner le nom d'une société ou d'une marque à un stade, est très utilisée en Allemagne ou en Angleterre. Mais c'est une première dans le paysage du football français. Une preuve supplémentaire de la volonté de se projeter vers l'avenir. Mais si tout semble en place pour faire en sorte que l'équipe du Président Henri Legarda s'installe durablement en Ligue 1, encore faut-il que les résultats soient en adéquation avec les ambitions. Parce que la Ligue 2, ce n'est pas la Ligue 1. Surtout, on a pu voir des équipes faire un nouveau stade et disparaître ici. Le dernier en date étant Grenoble. Sans oublier Reimps ou Amiens par le passé. Méfiance donc... Nombres de relégués peuvent vous le raconter après s'être casser les dents après leur descente. Même si tout a commencé par une victoire sur le terrain de Nantes, les Manceaux peinent ensuite à décrocher les trois points de la victoire, notamment à la maison. Ainsi, au soir de la 8° journée, Le Mans ne pointe qu'à la 10e place avec un retard de sept points sur le leader. Cruelle désillusion ou retard à l'allumage ? Réponse B Jean-Pierre. Puisqu'à partir de là, les hommes d'Arnaud Cormier ont passé la vitesse supérieure en trouvant enfin de l'efficacité chez eux tout en étant toujours aussi performant à l'extérieur. Ils ne tardent pas alors à prendre la tête du classement général et de l'avis de beaucoup, la route semble désormais tracer : c'est vers la Ligue 1 que Le Mans FC file grand train... Cette remontée va alors tout de suis s'accompagner d'une baisse de performance. Coup de fatigue ou relâchement ? Je switch Jean-Pierre. Quoiqu'il en soit, les Sarthois ont depuis connu deux revers. L'un à domicile, juste avant la trêve face à Vannes et l'autre, plus inquiétant, vendredi dernier sur le terrain de Reims sur le score de 3 à 0. Une claque sur laquelle Le Mans entend bien rebondir afin de repartir vers l'avant. Actuellement meilleure formation à l'extérieur avec déjà 20 points pris en 10 rencontres, ce déplacement à Le Basser est une réelle opportunité pour eux de se relancer. Mais les hommes de Philippe Hinschberger eux aussi comptent sur ce match pour effacer un camouflet. Voilà donc qui promet...

 

Ce soir, c'est le grand soir...

 

Cette rencontre face au voisin manceau aurait du avoir lieu le 17 décembre dernier mais c'est à Créteil, dans le cadre de la Coupe de France, que les Lavallois s'étaient déplacés ce jour là. Depuis cette date, les choses ne se sont guère arrangées pour les deux formations qui restent notamment sur une dernière rencontre catastrophique. Les situations ne sont pourtant pas vraiment les mêmes. En effet, entre des Sarthois stagnant légèrement mais toujours sur le podium avec une possibilité de prendre la tête et des Mayennais qui occupent pour la première fois la position de relégable, il y a un monde. Pourtant, on sait la capacité des Lavallois à bien jouer et gagner contre les grosses équipes. Confère Sedan (3-0) par exemple. Pour Philippe Hinschberger, la tâche est à la fois simple et ardu. Il faut prendre les trois points de la victoire face à la meilleure équipe à l'extérieur de ce championnat qui se présente. Tout en sachant que le Stade est invaincu à domicile cette saison. Une équation à multiples inconnues donc. Mais pas le temps de gamberger ou de se focaliser sur la qualité de l'adversaire. Avec cette rencontre en retard à jouer, les Tangos ont la possibilité de quitter une position bien inconfortable.

Mais le Stade Lavallois est souffrant. Il est malade. Seulement deux points engrangés à l'extérieur contre Reims et Le Havre. Une misère. Surtout quand à domicile, à raison d'être invaincu, on enchaîne les matchs nuls. Pire encore, après le revers désastreux de Metz (0-4), le Stade Lavallois reste sur cinq matchs consécutifs sans avoir marqué le moindre but. Un manque de réussite. Certes. Mais pas que... Une situation qui n'alarme pas plus que cela Philippe Hinschberger, le coach mayennais. "Cela va bien finir par venir. Et si ça ne vient pas, et bien, on descendra..." Ironie ? Fatalisme ? Curieuse déclaration dans tous les cas. Une résignation qui inquiète et qui pourrait rappeler Denis Troch. Remember la descente en National, quand le brave moustachu trouvait que l'équipe jouait bien, que ce n'était pas un drame la position de relégable du club, etc etc. Mouais... Alors comment tenter de redresser la barre ? Il semble que l'entraîneur est testé au possible. Du 4-4-2 au 4-3-3, en passant par du 4-5-1, voire même du 4-2-3-1. Rien ne semble y faire. Le problème, à défaut d'être défensif, est surtout offensif. "Pas de finisseur, pas de tueur devant les buts." Voilà ce que répète inlassablement les supporters Tangos à chaque match du Stade. Genest bafouille, Makiese est certainement l'arnaque du siècle. Ne reste que Gimbert, qui par sa puissance, pèse sur les défenses. Sans pour autant faire trembler les filets. Un comble pour un attaquant. Sans oublier les couloirs au milieu. Khiter et Créhin font difficilement leurs preuves, tandis que Mendy et Lamatina sont tombés dans las abymes de l'oubli et que Graton est parti prêté à Orléans, en National. Whaouh' ! C'est sûr que passer derrière Romain Hamouma, c'est vite compliqué... On ne peut pas piocher des joueurs de talent comme ça chaque saison. Dommage. Alors, recruter ou pas ? Difficile à dire... On sait que le mercato d'hiver n'est guère propice à de véritables bonnes affaires. Se faire prêter un joueur de Ligue 1 en manque de temps de jeu ? Pourquoi pas. Surtout si celui-ci peut nous amener de la vitesse et de la présence devant le but en même temps. Mais qui ? Je ne suis pas Loïc Pérard. Au final, le joueur sur qui je compte le plus est Anthony Gonçalves. Je crois pertinemment que ce sera lui notre recrue de l'hiver. Il va beaucoup apporter au milieu avec sa hargne, sa présence sur l'homme et sa petite technique balle au pied. Quoi qu'il en soit, Laval se doit de s'en sortir contre Le Mans pour sortir de la zone rouge et aborder plus sereinement la réception de Vannes la semaine prochaine. Il faudra se surpasser. Parce que mercredi soir, ce sera le grand soir...

 

 

Le Groupe Lavallois : Balijon - Chapuis, Talmont, Coué, Rose, Perrot - Losilla, Zola, Gonçalvès, Khiter, Lamatina, Créhin - Lebouc, Genest, Gimbert, Makiese

 

Mon Onze de départ : Balijon - Perrot, Rose, Chapuis, Talmont - Losilla, Zola - Genest, Lebouc, Créhin - Gimbert.

 

Mon pronostic : Après les récentes déconvenues, il est difficile de rester optimiste. "Ne sois pas si pessimiste" me disait encore le politique au coup de fil Pilipe. Pourtant, difficile de voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide en ces temps de morosité ambiante au Stade Lavallois. Surtout après les dernières déclarations de Philippe Hinschberger dans la presse. Il y a pire que nous avec Grenoble, mais quand même... Notre invincibilité à domicile peut permettre aux Lavallois d'espérer en recevant l'équipe la plus performante à l'extérieur. Dans ces circonstances, je prévois un petit 1-1. Ou un match nul au général. Mais si Laval pouvait gagner, je prendrais aussi !

 

Le + musical : En 2011, vous n'échapperez pas à cette nouvelle tradition lancée en 2010. Que cela vous plaise ou non. Et comme je l'avais déjà fait une fois, je vous propose une double vidéo. Une master combo en quelque sorte... Du sérieux, et du moins sérieux. Un peu comme le Stade Lavallois en somme. Tout d'abord le n'importe quoi avec une reprise et un massacre du tube interplanétaire "Nuit de Folie" de Début de Soirée par un groupe de jeunes coréennes. Saignement d'oreille garanti et charabia authentique. Puis, la belle chose. Le beau. La douceur. La voluptueux. Mon coup de coeur aujourd'hui. "Francis" de Coeur de Pirate. Me demandez pas pourquoi, mais j'aime. Et pis c'est tout, comme dirait Lucas...

 

 

 

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Publié dans Football

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