Football : Stade Lavallois MFC - SCO Angers (27° journée de L2)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Sans saveur comme un mauvais Cointreau

 

 

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                                 1   -   1    


By Fabien CHAUVEL

 

 

Le Clasico dont je vous parlais dans mon avant-match, s'est vite transformé en gros Merdico. Même si je ne m'attendais pas à un match de grande qualité, j'espérais un vainqueur. Mayennais dans l'absolu. Histoire de changer des matchs nuls que Laval peut commencer à accumuler. J'avais prévu que le Stade fasse basculer le match de son côté. Il l'a fait 60 secondes... Dans une ambiance surchauffée. Seulement quelques fumigènes à l'entrée des joueurs sur le terrain. C'est tout. De l'ambiance, mais dans le calme. Sur le terrain, quelques vélléités, trop calmes. Un match, presque comme un autre...

On ne peut pas dire, pourtant, que les Lavallois n'ont pas voulu emballer le match. Ils ont vite pris la possession du ballon en essayant de se projeter vite vers l'avant. Très pressants, les Tangos poussent vite à la faute leurs adversaires du soir, comme Fall, dont la passe en retrait termina lamentablement en corner (2'). On sent alors la défense angevine fébrile et prenable, à condition d'exercer un pressing constant pendant les 90 minutes et poussières du match. Genest, feu-follet comme il est, provoque la panique dans la défense. Fall se prend les pieds dans le tapis, Hénin reste impuissant. Mais à trop tarder de frapper, l'ancien Bastiais se fait reprendre in-extremis par Djellabi (5'). Les Lavallois tentent, mais restent trop brouillons. Les débats s'équilibrent, mais l'intensité du match reste au niveau d'un tel derby. Angers est bien regroupé en défense et laisse venir les Tangos. Comme toute équipe qui joue à l'extérieur me direz-vous... Pas faux. Il faut dire que le milieu lavallois Losilla-Zola a vraiment contrarié la construction du jeu angevin. Résultat, très peu d'occasions pour les joueurs de Garcia, excepté un coup-franc de Charbonnier, suivi d'une reprise d'Arnaud, contrée par Zola à l'entrée de la surface (24'). "On a été patients, explique Philippe Hinschberger. On a fait les efforts qu'il fallait." Alors qu'Angers joue en passes courtes et essaye de relancer proprement, les Lavallois tentent de passer par dessus la défense en profitant des appels de Gimbert. Sans véritable succès. Il a fallu alors que Genest ré-accélère à nouveau sur son côté pour centrer en pleine surface. Après plusieurs tergiversations, Gimbert reprend le ballon de façon acrobatique, mais le ballon fuit le cadre (31'). Malgré un bon rythme, aucune des deux équipes ne semble pouvoir trouver la faille. C'est sans compter sur l'explosivité de Belaud... Après un bon travail de Genest côté gauche, il remet le ballon vers Zola qui décale aussitôt Belaud. Son centre retrouve alors Zola qui a suivi l'action. D'une subtile tête piquée, le joueur prêté par Monaco ouvre le score et marque son premier but chez les pros (1-0, 43'). Une belle récompense pour un joueur jamais avide d'efforts dans le collectif mayennais. Et pour le club, qui a dominé cette première période. "On a rien concédé en première période." Rien ou presque... Sur le coup d'envoi, Saivet débordait à droite et centrait vers Charbonnier, dont la tête était repoussée sur le poteau, puis en corner par Balijon (44'). Sur ce même corner, Arnaud déviait le ballon vers Renouard qui, seul au second poteau, trompe Balijon de la même façon que Zola (1-1, 45'). Rageant avant de rentrer aux vestiaires...

 

Une seconde mi-temps aussi minable que l'arbitre

 

Sur le coup, j'en ai longtemps voulu aux Lavallois pour leur manque de concentration après le but marqué. De la joie presque hystérique, je suis passé à la stupéfaction et à la colère. Une salade de sentiments qu'a ressenti aussi Philippe Hinschberger, qui n'a toujours pas digéré l'égalisation. "On a trop fêté notre but. On a été immédiatement puni. J'ai obligatoirement des regrets après un scénario pareil." Tu m'étonnes... Surtout qu'un tel coup du sort a véritablement plombé le moral mayennais pour la seconde période. Au contraire de celui angevin, comme le confie Jean-Louis Garcia. "On a gardé confiance. On a vu que même sans être très bon, on pouvait marquer. De là, tout espoir était possible." Oui, tout était possible. Mais les quelques 8500 spectateurs présents à LeBasser aurait bien enlevé de la probabilité ce scénario de la seconde période. Pour le résumer, un mot : RIEN. Ou presque...

Que ce soient au niveau du rythme, du jeu, des occasions, le rythme a tout de même grandement baissé dans le second acte. La faute à des Angevins requinqués mais peu inspirés et décidés à faire le jeu. Et à des Lavallois démoralisés après l'égalisation et qui n'ont pas trouvé les ressources mentales pour rebondir. Alors, oui ce discours de sinistrose aurait été tout autre si quelques centimètres ne s'étaient pas mêlés à l'histoire. Mais le foot est ainsi... En effet, si Rose trouve le chemin des filets d'une frappe rageuse (51'), ou si Lebouc abaisse sa frappe de quelques centimètres, le ballon rentre dans les cages de Malicki et ne rebondit pas sur la barre (57'). Ainsi, Rose n'a pas ouvert son compteur et Lebouc reste à neuf buts cette saison. Oui, mais avec des si, on mettrait Paris en bouteille. Ou on couperait du bois comme dirait mon père... Malgré des efforts soutenus, les Tangos sont trop brouillons pour espérer déstabiliser un bloc compact et solide. Rajouter à cela l'incapacité de passer par les ailes, et voilà Laval engluer dans l'entonnoir angevin. Excepté une tête de Chapuis dans les derniers instants sur une ultime montée rageuse, qui finit hors cadre (90'), les Lavallois n'ont eu que trop peu l'occasion de mettre le danger sur le but de Malicki. Non. Les Mainoligériens ont même failli réaliser le coup parfait. Mais Doré manque de lucidité en récupérant aux 35 mètres un mauvais dégagement de Balijon (80'). Et Keseru voit sa frappe fuir la lucarne (90'+2). Laval aurait pu perdre. Mais cela aurait été volé. Surtout que les Tangos ont longtemps évolué à 11 contre 12 en deuxième mi-temps. 12 ? Oui. Monsieur l'arbitre, M. Millot, a trop longtemps sifflé d'un côté et pas de l'autre. Des fautes peu évidentes de Talmont et Chapuis ont valu aux intéressés deux cartons jaunes, un pour chaque. Alors que dans la foulée, Lebouc était découpé par Fall et que Charbonnier adressait un coup de boule à Belaud, sans réaction aucune de l'arbitre. Sans oublier les touches données à Angers et les corners oubliés pour Laval. A croire que Willy Bernard en a encore dans les poches. Le pire dans l'histoire, c'est que ces décisions ont failli faire dégénérer le match. Pas comme à Nantes-Ajaccio, je vous rassure, où ils ont fini à 9 contre 9. Mais une petite bagarre générale aurait pu mal se terminer. Alors que le climat du match était plutôt bon, excepté côté KDLB où les "Laval Laval, on t'encule !" ont raisonné. Chacun ses goûts... Au final, le match nul est presque mérité, tellement aucune des deux équipes n'a su prendre réellement le dessus sur l'autre. Un nul qui a eu le mérite d'agacer les joueurs Lavallois, alors que les Angevins s'en contentaient allègrement. Chacun ses ambitions... Pour se justifier, Garcia prétexte "une pelouse comme un carrelage arrosé." Mouais... La pelouse est la même pour tout le monde. Et celle de Jean Bouin n'est guère exceptionnelle non plus. Alors... Ce qui a faussé le match, Arnaud Balijon le résume parfaitement dans une belle tirade. En deux points. "Angers ? Ce soir ? Bah' c'était du Jean-Louis Garcia quoi ! J'entends dire qu'ils espèrent toujours monter en Ligue 1. Ça me fait un peu rigoler. Ils jouent à dix derrière. Bravo ! Franchement, je pense qu'ils n'y arriveront pas." Et il rajoute. "Ce qui m'énerve le plus dans ce match, c'est que l'on n'a pas fait preuve de vigilance après avoir ouvert le score. On est quand même quelques anciens dans ce groupe. Pas un seul, moi compris, n'a eu la lucidité pour calmer l'euphorie, canaliser tout le monde." Un beau résumé de la rencontre. Laval doit travailler sa concentration, à domicile et surtout à l'extérieur. Quant à Angers, la montée, autant qu'ils oublient... A ce niveau... Ils ont été aussi mauvais qu'un Cointreau mal distillé. Vomitif.

 

 

Stade Lavallois - Angers : 1-1 (1-1)

Arbitre : M. Millot

Affluence : 8395 spectateurs



Buts : Zola (43') pour Laval ; Renouard (45') pour Angers

 

Avertissements : Chapuis (52'), Talmont (54') pour Laval ; Djellabi (34'), Fall (66') pour Angers.

 

Stade Lavallois : Balijon - Belaud, Chapuis (cap.), Talmont, Rose - Khiter (Mendy 72'), Zola, Losilla, Genest - Lebouc, Gimbert (Makiese 84').

 

Angers : Malicki (cap.) - Fall, Hénin, Couturier, Djellabi - Saivet, Auriac (Manceau 88'), De Freitas, Renouard - Charbonnier (Doré 62'), Arnaud (Keserü 72').

 

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Publié dans Football

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Commenter cet article
D
<br /> Vou serié pas un peu rageux les lavaloises ? Votre goal Balijon n'a rien à dir. Vous etes vraiment des grande gueules. On a fai le mex de bruit dans votre stade en bois. Laval Laval on<br /> t'encule!!!!!!!<br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> C'est intelligent...<br /> <br /> <br /> Dans l'absolu, pour voir de telles réactions, ça montre l'intelligence du pâté. On est pas rageux, juste réalistes. Dans l'absolu, on a pas perdu. C'est toujours ça contre une telle équipe.<br /> Après, accusé l'état du terrain comme cause du mauvais jeu... S'il suffisait juste de dire que vous êtes pas bon ? =)<br /> <br /> <br /> Angers, je ne vous salue pas. Je ne suis pas du même bord que vous... ;)<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> J'aime beaucoup le titre. Et l'arbitre a vraiment été mauvais, surtout en seconde période où il sifflait chaque roulade du 10 angevin. J'aime beaucoup aussi la réaction de Balijon. Il a raison<br /> surtout..<br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Merci pour mon titre =)<br /> <br /> <br /> Charbonnier (le 10 Angevin) a vraiment été excécrable dans son comportement sportif.<br /> <br /> <br /> Balijon résume parfaitement le match. C'est du franc-parler que j'aime. Surtout quand ce qu'il dit est intelligent, réfléchi et vrai.<br /> <br /> <br /> <br />