Football : Toulouse - Shaktior Donetsk (phase de poules Europa League)
La Qualification s'éloigne pour le TFC...
By Fabien CHAUVEL
Pour ce quatrième match des phases de poule en Europa League, le TéFéCé recevait tout simplement le champion d'Europe de la C3 en titre, le club ukrainien du Shaktior Donestk et toute son armada brésilienne et ses nombreux internationaux d'Europe de l'Est. A l'aller, les Ukrainiens n'avaient pas fait dans la dentelle et avaient poursuivis leur folle statistique de marque quatre buts par match ! Les Toulousais se devaient donc de laver l'affront de terrible quatre à zéro en terre hostile. Dans un stadium bien vide, mais en présence de Rambo sur un tifo, et de la tribune Virage Est qui a été baptisé ce soir, avant le match, Virage Brice Taton en l'honneur du pauvre supporter décédé à cause d'hooligans serbes dégénérés, ce sont les Français qui se mirent en action les premiers. Sur une ouverture au millimètre de Paulo Machado, le milieu de terrain de Toulouse, Pentecôte, remplaçant d'un soir de Gignac, contrôle le ballon, fait un coup du sombrero sur le défenseur ukrainien, se retrouve seul au point de pénalty mais il croise trop sa frappe et le ballon frôle le montant droit de Pyatov (6'). Sur une nouvelle offensive des Hauts-Garonnais, Patxi Sirieix, par deux coups d'accélération, s'engoufre dans la surface de réparation et tente la frappe dans l'angle fermé, mais le ballon passe de peu au-dessus (9'). Les joueurs de Donestk ne pouvaient se laisser ballader ainsi et réagirent enfin. Sur un décalage de Fernandinho, Hübschmann, aux 25 mètres, tente une frappe, écrasée, qui passera à coté des buts de Yohan Pelé (12'). Par la suite, les fautes prirent l'avantage sur les occasions de buts, les deux équipes manquant cruellement de vitesse. Toulouse, avec ses remplaçants, et sans Gignac et Sissoko, les deux buteurs attitrés du club, ainsi que l'absence de Tabanou, jeune prodige français, montre vraiment ses limites techniques et offensives, tandis que le Shaktior, sans forcer, gère ce match en jouant avec le frein à main et attendant leur adversaire. Sur un soutien de Willian côté gauche, Srna centre en retrait. Le ballon est mal repoussé par Congré, le défenseur central et retombe dans les pieds de Luiz Adriano qui frappe, mais Pelé sort le grand jeu et repousse le ballon (32'). Première chaude alerte sur le but toulousain. Pas le temps de se reposer pour la défense midi-pyrénéenne. Sur un nouveau déboulé de Willian côté droit, le ballon arrive au premier poteau, mais la Madjer de Luiz Adriano rase le poteau gauche de Pelé (34'). Les Ukrainiens viennent d'enclencher la deuxième ! Acculés derrière, les Toulousains se contentent de balancer loin devant. Sur une de ces longues balles, Pentecôte profite de deux erreurs successives de la charnière centrale ukrainienne. Mais en manque de confiance, il hésite à frapper, tente de dribbler mais propulse le ballon en six mètres (36'). Ce n'est pas en loupant ces pauvres et rares occasions que les Français vont réussir à faire chavirer l'ogre ukrainien. Dans un match où le rythme n'est franchement pas des plus élevés, les Toulousains peinent toujours dans la construction et les visiteurs gèrent sans problème ce bon zéro à zéro pour eux, synonyme de quasi-qualification. Nouvelle attaque des joueurs de Mircea Lucescu, avec Srna, encore côté droit qui centre au point de pénalty pour la reprise de volée de Jadson. Mais son ballon passe au-dessus de la lucarne de Pelé, le portier toulousain (44'). Sur une longue touche de Rat, Congré est lobé par le rebond. Luiz Adriano reprend le ballon aux six mètres, mais sa frappe heure l'équerre des buts toulousains (45'+). L'accélération des joueurs du Shaktior, et de son armada offensive brésilienne, fait très mal à Toulouse en fin de première mi-temps, mais le score resta nul et vierge.
Un Shaktior du Brazil !
La seconde mi-temps commença comme la première se termina. Les Ukrainiens, à leur aise, s'infiltrent une nouvelle fois dans la surface avec Fernandinho, mais son centre en retrait est trop long pour Luiz Adriano qui ne peut qu'effleurer le ballon (46'). Ce ne fut que partie remise. Comme à l'entraînement, Srna lance dans la profondeur côté droit Hübschmann qui trouve en retrait Jadson, qui en une touche de balle trouve Luiz Adriano. Aux cinq mètres, en pivot, il décoche sa frappe et trompe Pelé dans le petit filet (0-1, 49'). Désormais menés, les Toulousains se trouvent au pied du mur et restent dans une incapacité flagrante d'inquiéter ses adversaires du soir. Sur le premier corner de la seconde période, les Ukrainiens le jouent à la rémoise. Jadson décalle aux 25 - 30 mètres Srna, mais sa frappe lorgne la lucarne de Pelé, sur la trajectoire cependant (56'). Sur la relance, Machado, esseulé, tente sa chance aux 20 mètres, mais Pyatov, en deux temps, s'accapare le ballon malgré le pressing de Pentecôte (57'). Toulouse commence à mettre le nez à la fenêtre. Sur une nouvelle ouverture de Machado dans la profondeur pour Luan, ce dernier à l'entrée de la surface prend sa chance, mais son ballon passe de peu au-dessus (59'). La tentative de Congré dans la même situation ne donnera meilleur résultat (60'). Brouillons et maladroits, et malgré leur bonne volonté, les joueurs de la Haute-Garonne n'arrive pas à mettre réellement en danger le portier ukrainien, Pyatov, qui passe une soirée relativement tranquille. Le problème pour les hommes d'Alain Casanova, c'est que leur adversaire marque quatre buts par match en Europa League et font preuve de réalisme et d'efficacité défensive. Sur une déboulé tout en vitesse et technique de Willian, son centre à ras de terre trouve Gai, qui du plat du pied crucifie Pelé, pris à contre-pied (0-2, 63'). La messe semble dite dans cette partie. Donetsk confirme sa démonstration de force du match aller en Ukraine en dominant son adversaire sur tous les compartiments du jeu. Sur une erreur défensive de Kucher, Pentecôte reprend le ballon et se retrouve face à Pyatov, mais l'attaquant toulousain s'empalle dans le gardien et sa tentative passe à des années-lumières de la cage du portier de Donetsk (70'). Sans grandes convictions, Toulouse tente de revenir dans la partie. Mais Donetsk gère tranquillement son avance et reste bien en place. Même si les erreurs d'inattention de Kucher auraient pu coûter cher à l'équipe de Lucescu. Au courage et au mental, le TéFéCé tente de s'accrocher. Servi dans la surface, Luan se retourne rapidement et frappe en force du gauche. Pyatov repousse le ballon d'une belle claquette (79'). Voilà la première occasion réellement dangereuse de Toulouse, à seulement dix minutes de la fin... Encore une nouvelle frappe lointaine d'Ebondo que Pyatov peut tranquillement suivre du regard au delà de sa transversale (85'). Sans grand danger donc. Le match devient une attaque-défense dans ce dernier quart d'heure mais le club midi-pyrénéen ne trouve pas de solutions en situation d'attaques placées. Les principales tentatives viennent de loin et n'inquiètent strictement pas Pyatov. Daniel Braaten, entré en jeu, se bat dans la surface de Pyatov mais ne parvient pas à se défaire du marquage des trois défenseurs ukrainiens venus à sa rencontre (89'). Et dire que Willian manque le trois à zéro ! Profitant d'un mauvais contrôle de Congré, le Brésilien accélère à toutes enjambées et se présente devant le but de Pelé. Gêné par le retour de Mbengué, il expédie sa frappe à ras de terre juste à côté du cadre toulousain (90'+). Nouvelle défaite donc pour les Toulousains, qui effectuent donc une sacré mauvaise opération avec le succès de Bruges à Belgrade en Serbie 4 à 2. La qualification se complique pour les Français. Comme l'Olympique de Marseille en Champion's League, le TéFéCé est dans l'obligation de prendre les six points sur six à venir, ce qui ne sera pas à simple en Belgique... A ne pas jouer le coup à fond et en faisant un turn-over, les Toulousains se tirent une balle seuls dans le pied, à la différence du Shaktior qui joue tout ces matchs européens avec l'équipe-type et qui se retrouve avec douze points sur douze... Un exemple à suivre pour Alain Casanova...
Pour faire un aparté sur la Coupe d'Europe en France, on notera la superbe performance de Bordeaux à Munich face au Bayern, et qui se qualifie donc pour les huitièmes de finale au bout de seulement quatre match. Les hommes de Laurent Blanc ont clairement muri et cela sent tout bon pour le football, avec un Gourcuff en regain de forme, un Chamakh qui renait, un Diarra vrai tour de controle, un Ciani sécurisant et un Trémoulinas meilleur que Cissokho de Lyon. Les Girondins peuvent voir loin dans la compétition vu leur niveau actuel. Dans la même soirée, les Marseillais ont étrillé de faibles Zurichois 6 à 1, qui relance le club olympien dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale. Hier soir, petitement, Lyon a pu arracher le nul grâce à Lisandro et surtout Hugo Lloris; et donc se qualifier (encore) en huitèmes de finale et rejoint donc les Girondins. Mais surtout, quel but de Ryan Babel ! A voir et à revoir ! Quant à ce soir, Lille peut se dire maudit. Menés 2 à 0 à un quart d'heure de la fin, les Lillois reviennent à égalité, deux partout, avant que Bavia ne crucifie Landreau dans les arrêts de jeu. Lille reste leader de son groupe et n'a besoin que d'une victoire à domicile contre le Slavia Prague pour se qualifier. Ca sent donc très bon du côté de Villeneuve d'Ascq !
Toulouse - Shaktior Donetsk : 0-2 (0-0)
Buts : Luiz Adriano (49'), Gai (63')
Avertissements : Sirieix (45'+), M'Bengué (48'), Berson (72'), pour Toulouse ; Rat (34') pour Shaktior
Etienne Didot, de nouveau titulaire, est ses coéquipiers n'ont pas pesé lourd dans la balance européenne.
[Panoramic]