Football : Valencia - Lille OSC (phase de poules Europa League)

Publié le par Neibaf Levuahc


L'os valencian trop coriace pour les Dogues !




                                               3   -   1    


By Fabien CHAUVEL

Pour cette avant-dernière journée des phases de poules, le club de Rudy Garcia se trouve en position ultra-favorable, puisque les Lillois ont besoin d'une victoire pour se qualifier sur les deux matchs qui viennent, dont un dernier match contre le Slavia Prague à Villeneuve d'Ascq. Autant dire que les Nordistes sont qualifiés à 80%, mais le plus important ce soir pour les Lillois, c'est de ne pas perdre contre Valence. Un match nul pourrait assurer les Lillois de la première place sportivement, avec la réception de Prague en dernier match. Et une victoire assurerait mathématiquement la première place au LOSC, qui pourrait donc se concentrer sur le championnat jusqu'en février, comme les Girondins de Bordeaux en Champion's League. Mais ces hypothèses ne seront véridiques ou démenties au verdict de ce match à Mestalla, contre le Valencia CF, où le coach lillois, pour la première fois de la compétition, a décidé d'aligner son équipe-type, avec une attaque à deux, composé de Frau et Gervinho dans l'objectif de forcer la décision et d'assurer leur première place. Côté espagnol, les deux stars, Villa et Silva, sont laissés au repos, laissant l'attaque à Mata, soutenu par l'international argentin Banega.
Malheureusement, le début de match est totalement à l'avantage des Valencians, qui sur leur première incursion par Mata côté gauche, parti à la limite du hors-jeu, délivre un centre en retrait millimétré que Joaquin propulse dans les buts de Landreau, trop court (1-0, 2'). La charnière centrale lilloise a totalement été prise à défaut sur ce but et manqué clairement de concentration, ce qui est assez injustifiable à ce niveau de la compétition, quand on joue une qualification. Les Espagnols ne veulent pas s'arrêter là. Tout d'abord une frappe de Banega à l'angle de la surface de réparation lilloise que repousse bien Landreau, et qui permet aux Nordistes de rester dans match. Sur une nouvelle bévue de Emerson, le défenseur du LOSC, Mata récupère et tente la frappe enroulée à l'entrée de la surface, mais son ballon heurte la transversale d'un Landreau battu (9'). Les Français ne sont pas dans le match, laissant le ballon aux coéquipers de Mata et Joaquin et n'effectuant aucun pressing et marquage efficace sur leur adversaire. Les Lillois souffrent face à la vivacité du jeu espagnol, fait de passes courtes et en une touche de balle. Seul Hazard et Gervinho apportent du danger sur le but de Moya, mais la frappe de l'Ivoirien prend le petit filet du gardien de Valencia (11'). Plus habiles avec le ballon, les Valencians montrent plus de volonté que les Lillois, qui sont plus limités techniquement sur le début de match. Perdant trop vite les ballons, les Lillois ne parviennent pas à inquiéter les locaux, ne savent quoi faire du ballon pour au final le "balancer" loin devant pour le perdre. A défaut de marquer dans les buts de Moya, Pierre-Alain Frau, sur un corner joué en deux temps entre Joaquin et Mata, prend la ballon de la tête et manque de peu de marquer contre son camp (22'). Une nouvelle fois bien lancé en profondeur dans l'axe par Banega, Mata est seul devant Landreau au point de pénalty mais se complique la tâche en voulant piquer son ballon, qui passe à côté des buts (28'). Sur l'action suivante, bien construite par les Lillois, Frau, après un coup du sombrero sur Alexis, frappe de volée aux 20 mètres, mais le ballon rase le poteau droit de Moya, qui était sur la trajectoire (30'). C'est trop peu pour faire trembler les Espagnols. Dans le dos de Chedjou, Joaquin s'échappe plein axe et ne tremble pas face à Landreau (2-0, 32'). Facilement, les Valencians font le break, ce qui semble logique à la physionomie de la première demie-heure. Sur un modèle d'action où Valence a fait glissé le ballon de gauche à droite par un subtil jeu de passes au sol, Mata frappe dans l'angle fermé mais Landreau sauve les Lillois une nouvelle fois (34'). Sur la récupération de balle, Banega élimine Chedjou mais loupe son face à face avec Landreau (35'). Les Dogues souffrent, et peuvent s'estimer heureux que le score ne soit pas plus ample. Ils ne parviennent à réagir que trop rarement, mais cette tête de Béria sur le coup-franc de Cabaye, qui est bien repoussée par Moya (38'). Ce sera tout pour la première période, où les joueurs de Valence méritent leur avance au score face à d'apathiques Lillois, qui ne méritent pas la qualification et la première place à la vue de cette première période, malgré l'équipe-type alignée...

Lille n'a joué que quatre minutes...

Les Lillois entament la seconde mi-temps avec plus d'allant, avec Vittek, qui a remplacé Frau, qui tente sa chance aux 25 mètres, cadré, mais Moya se couche bien (47'). Les Espagnols se content d'évoluer en contre. Une frappe puissante de Banega mis à l'oeuvre Landreau (51'), avant que Mata, profitant de la fébrilité de Chedjou, se joue de Rami, puis de Landreau pour aggraver le score (3-0, 53'). L'affaire semble bien mal engagée, si ce n'est complètement cuite. La classe d'écart entre les deux clubs est flagrante sur le terrain. Les Lillois découragés ne semblent pas en mesure de venir titiller des Valencians qui gèrent leur match et accélèrent quand ils le désirent pour mettre à mal la défense nordiste. Les Espagnols se montrent moins pressants, mais Lille n'arrive pas à en profiter et à inquiéter Moya. Le match tombe dans un faux rythme, entre Espagnols en pause et Lillois incapables de bouger les choses. Le match a définitivement perdu en intensité et la fin de la seconde mi-temps devient d'une insipidité presque incroyable et surnaturelle. Dans sa somnolence, Rami effectue une erreur grossière et Landreau sauve les siens de la déroute en sortant parfaitement dans les pieds de Miku, qui a remplacé Mata (82'). Mickael Landreau est incontestablement l'homme du match côté lillois. Sans lui, le LOSC pouvait quitter le stade encore plus tête basse. Les Espagnols s'amusent et étalent leurs qualités techniques face à des Lillois qui attendent le coup de sifflet final. Dans les arrêts de jeu, les Lillois vont avoir un sursaut d'orgueil et sauver leur match. Sur un corner mal négocié par Moya, Vittek frappe sur Alexis qui sauve sur sa ligne, mais Chedjou au deuxième poteau reprend victorieusement dans le but vide (90'+1). Les Lillois vont enflammer les arrêts de jeu mais Béria, après avoir éliminé trois défenseurs, voit sa frappe rasé le poteau de Moya battu (90'+3). Au final, les Valencians s'imposent logiquement et facilement face à de pâles Lillois, qui n'ont relevé la tête que dans las arrêts de jeu. Ce match nous a démontré la différence de niveau entre une bonne équipe d'un championnat de haut niveau et une bonne équipe d'un championnat moyen. Au final, Lille devra battre le Slavia Prague, qu'il avait étrillé 5 à 1 au match aller. Il faut donc rester confiant !

Valencia - Lille : 1-0 (1-0)
Buts :
Joaquin (2', 32'), Mata (53') pour Valencia ; Chedjou (90'+1) pour Lille

Avertissements : Alexis (43'), Banega (67'), Miku (89') pour Valencia ; Gervinho (19'), Cabaye (55'), Chedjou (89'), Debuchy (90'+4) pour Lille

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Publié dans Football

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