Football : Milan AC - Olympique de Marseille (phase de poules de Champions League)

Publié le par Neibaf Levuahc


Ca se complique pour l'OM !


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By Fabien CHAUVEL

On croyait le club phocéen mort en Champion's League après ses deux défaites en autant de match face au Real Madrid à Santiago Bernabeu (0-3) et face à ce fameux Milan AC, que l'on disait vieillissant, mais qui a réussi à s'imposer au Vélodrome grâce à un doublé de Filippo Inzaghi (1-2). Mais le Marseillais est coriace et ne se laisse pas abattre de la sorte. Les deux confrontations directes face au FC Zurich, et surtout les deux victoires, ont permis au club de La Commanderie de se relancer totalement dans la course à la qualification aux huitièmes de finale de la Champion's League. Malheureusement pour le club français, le Real Madrid, sans Cristiano Ronaldo, n'a pas réussi à se défaire du Milan AC en concédant deux matchs nuls face aux Italiens, condamnant ainsi les Marseillais à deux exploits successifs : à Giuseppe Meazza face au Milan et au Vélodrome face au Real Madrid. La première marche du palier de la qualification passe donc tout d'abord par l'Italie, la plaine du Pô et le stade San Siro Giuseppe Meaza. C'est avec le même onze de départ qu'au match aller, excepté M'Bia remplacé par Edouard Cissé, que se présente les Olympiens face à une équipe lombarde en grande forme, avec un Ronaldinho retrouvé, notamment lors du dernier match de Série A face à Cagliari (4-3).
Aux Marseillais de créer l'exploit, ce sont les Italiens qui se mettent les premiers en action. Sur une ouverture en cloche lumineuse d'Andrea Pirlo, Zambrotta se débarasse de Bonnart et frappe dans l'angle fermé mais Mandanda veille et repousse la tentative de l'arrière gauche (6'). Quand on connait le réalisme à l'italienne, il ne faut pas s'amuser à laisser venir son adversaire. Malheureusement pour les hommes de Didier Deschamps, ce sera une fois, mais pas deux. Sur une perte stupide de balle de Mamadou Niang, Borriello récupère le ballon, s'infiltre dans la surface, élimine d'une facilité déconcertante Heinze et trompe Mandanda d'une frappe entre les jambes du portier international français (1-0, 10'). Avec ce score, les affaires marseillaises se compliquent pour la qualification, d'autant plus compliquées que le début de match des Olympiens n'incitent pas à l'optimisme côté français. Amorphe, sans vivacité et peu créative, l'équipe marseillaise semble bien embarqué dans une soirée galère. Pourtant, Niang va connaître un sursaut d'orgueil. Sur un crochet magnifique du Sénégalais, il élimine Oddo et centre fort en retrait. Dida repousse du bout des doigts, mais le ballon revient sur Lucho Gonzalez, qui, en force, égalise pour les Sudistes (1-1, 16'). Le match est très bien lancé et, surtout, les Marseillais requinqués. Sur une percée plein axe de l'ancien Lorientais Fabrice Abriel, celui-ci va pouvoir armer sa frappe aux 25 mètres qui frôle la lucarne de Dida, qui n'avait esquissé le moindre geste (18'). Alors que les Marseillais n'arrivaient pas à ressortir le ballon en début de match, ce sont les Milanais qui conaissent ce problème désormais à la mi-temps de cette première mi-temps.  Malgré les nombreuses imperfections dans le jeu, les Milanais s'en remettent au jeu long. Et sur une longue balle dans le dos de Diawara, Borriello se présente seul devant Mandanda, mais Diawara effectue un retour parfait dans les pieds du Brésilien (24'). Ce dernier, dans son élan, donna une grosse béquille à Mandanda (de façon (in)volontaire ?), qui mettra quelques minutes à se relever et revenir au jeu, en boitillant et grimaçant cependant. Les Milanais, même en difficulté dans le jeu face aux Bleus Ciel, continuent de se procurer les occasions les plus dangereuses, avec notamment Pato qui prend de vitesse Bonnart, Taiwo et Diawara, mais son lob échoue juste au-dessus des cages de Mandanda (38'). Les Marseillais n'arrivent pas à convertir leur possession de balle (environ 60%) en réelles occasions de but, et se mettent en danger tout seul par leur fébrilité défensive apparente, notamment Taye Taiwo, qui lache trop souvent le marquage sur Pato, qui apporte un danger constant sur le but phocéen. Malgré une dernière grosse occasion de Thiago Silva (45'+4), le score en restera là à la pause. On peut se féliciter du comportement du milieu de terrain marseillais, qui, après le but, à totalement étouffé et anihilé le milieu milanais, ne laissant que peu d'espaces à Pirlo, Seedorf, Ronaldinho & Cie. Il faudra, en seconde période, convertir cette supériorité du milieu en occasion de buts et profiter de la faiblesse défensive des Lombards.

Brandao, "Les Pieds Carrés"

Le début de la seconde mi-temps est marqué par une volonté des deux équipes de ne pas se dévoiler et de se découvrir derrière. Chacun se craint et le jeu peine à trouver de la vitesse et de l'allant. Le rythme de jeu est retombé depuis le retour des vestiaires. Les Milanais tentent de casser le rythme et contrôlent la partie pour le moment. Ronaldinho, à l'heure de jeu, commence à se réveiller et à mettre la panique dans la défense olympienne, tout en nous gratifiant de somptueux gestes techniques. Les Marseillais subissent, souffrent, mais pour l'instant ne romptent pas. La bataille du milieu est clairement à l'avantage des Milanais, contrairement en première période. La menac est de plus en plus forte sur les buts de Mandanda, mais ni Pato (57'), ni Borriello (61') ne trouvent le cadre. Mais comme dit le proverbe, c'est dans la souffrance que l'on trouve les ressources pour subsister. Sur une accélération de Niang qui a laissé sur place Abate, son centre retrait trouve Brandao, dit "Les Pieds Carrés", qui trouve la barre face au but vide à cinq mètres de la cage (64'). C'est ce qu'on appelle un immanquable manqué, que même Jean-Michel Larqué en perdra son casque (!). A ce niveau là, ces fautes techniques ne pardonnent pas et la sanction pourrait être terrible pour les Marseillais. Comme sur ce déboulé de Pato en position de hors-jeu non signalé par l'arbitre, qui centre en retrait mais la reprise de Seedorf est dégagée in extremis par Diawara (70'). Le match devient électrique et l'on sent que le score n'en restera certainement pas là, les défenses de chaque côté étant en limite de rupture de toute part. Le coup de sifflet final approchant, les Marseillais se rapprochent des buts lombards, avec des entrées percutantes de Koné et Ben Arfa, qui vont déstabiliser la défense italienne. Les Phocéens ont même failli prendre l'avantage sur un centre-tir de Bonnart, que Dida claque en corner de façon peu académique (80'). Sur l'action suivante et un nouveau festival de Ronaldinho, il dépose le ballon sur la tête de Borriello qui loupe sa reprise et le ballon qui mourra en sortie de but pour Mandanda (81'). Et ce n'est pas fini ! Ronaldinho dans ses oeuvres, effectue une frappe enroulée à l'entrée de la surface que Mandanda détourne admirablement (82'). Sur le contre, Koné se retrouve face à Dida, mais est repris à la dernière foulée par Abate (83') qui met le ballon en corner. Sur le corner, Diawara reprend le ballon d'une splendide tête croisée que le poteau repoussera, Dida étant une nouvelle fois battu. Le match devient décousu, les milieux inexistants, et les Milanais en limite de limite face à des Marseillais qui jouent leur va-tout dans les dernières minutes. L'ouverture semble possible pour les Français, mais ils pêchent trop dans le dernier geste. Quant aux Italiens, ils jouent la montre et défendent leur nouveau match nul, ce qu'ils vont réussir à faire. L'Olympique de Marseille avait les moyens de prendre les trois points à Giuseppe Meazza, mais le résultat final n'est pas celui escompté. La qualification se complique grandement par ce résultat, obligeant l'OM à battre le Real, tout en espérant une contre-performance du Milan AC à Zurich. Autant dire qu'il faudrait un miracle pour les Olympiens désormais.

Milan AC - O. Marseille : 1-1 (1-1)
Buts :
Borriello (10') pour Milan AC ; Lucho Gonzalez (16') pour O. Marseille 

Avertissements : Ambrosini (34'), Zambrotta (58') pour Milan AC ; Heinze (90'+3) pour O. Marseille

             Lucho Gonzalez a permis aux Olympiens de revenir au score et d'espérer la victoire. [Maxppp]
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Publié dans Football

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G
<br /> Le résumé du match reflette assez bien le match que j'ai regardé à la TV. Encore une bonne analyse du match. Bravo !<br /> Tu as de l'expérience dans le métier.<br /> Petite question, est-ce que l'Olympique de Marseille n'est pas un peu surestimé par l'ensemble de la presse ? Ne voit-on pas Marseille plus belle qu'elle ne l'est ?<br /> <br /> <br />
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N
<br /> Bonne question.<br /> <br /> Sur le papier, l'Olympique de Marseille a indéniablement une effectif de grosse qualité. Après entre individualités et collectif, il y a le Grand Canyon, et "La Dèch'" n'arrive pas à huiler tout<br /> ça. On ne sait pas où faire joueur Lucho Gonzalez, Abriel lui fait de plus en plus d'ombres, Ben Arfa fait des siennes avec son mauvais caractère. Il y a beaucoup de caractère qu'on ne maitrise<br /> pas.<br /> <br /> Concernant sa surmédiatisation, j'ai envie de dire : "Quel est le seul club français à avoir gagné la coupe des Clubs Champions ?"<br /> <br /> <br />