Football : Stade Laval - FC Metz (les notes)
La défense qui fâche...

By Fabien CHAUVEL
Stade Laval : (moyenne de 6.6/10)
Balijon - 6 : Quand on se prend trois buts, on ne peut guère espérer à avoir une note au-dessus de la moyenne. Pourtant, lors de ce match, et outre ses trois buts encaissés, Arnaud a réussi à sauver les siens à plusieurs reprises. Que ce soit devant Wiltord ou Mendy, il a évité aux siens une dérouillée plus sévère en première mi-temps. Beaucoup moins sollicité en seconde, où il ne peut rien sur les deux buts, totalement lâché par sa défense.
Buzaré - 6 : Il a bien canalisé Bessat sur son côté droit. Malheureusement, il a connu beaucoup de déchets dans ses relances en première mi-temps et n'a pas été aussi tranchant offensivement. Par séquence, on aurait pu croire que c'était Stinat qui était sur le terrain, et non "Bubuz'". En seconde période, il a su se ressaisir sans être spécialement flamboyant.
Chapuis - 5 : C'était pas le Chapuis des grands soirs ! Comme nerveux, il négocia mal ses premiers ballons et fit passer des frissons dans tout le stade LeBasser. Mis en difficulté dans les airs par Mendy, il n'a pas eu son rendement habituel des derniers matchs. Ce petit coup de moins bien explique certainement les trois buts encaissés par Laval.
Talmont - 6 : Mieux que son homologue de la charnière centrale. Opposé à Wiltord, il s'est retrouvé dépassé sur le but avant bien se ressaisir. Parfois à la limite, il a su étouffer petit à petit les quelques velléités offensives des Messins. Toujours aussi crucial dans les relances longues, il a su pallier les absences défensives de Coué. Il reste une valeur sûre en défense central, mais si il est meilleur à gauche.
Coué - 5 : Le premier but du match est pour sa pomme. Au lieu de dégager, il veut sortir le ballon tout seul de le surface de réparation. En manque de confiance, ses premières minutes sont catastrophiques. Mais il a su revenir dans le match en sauvant un but tout fait devant Pied (20'). Et surtout, c'est lui le passeur décisif sur l'égalisation pour Hamouma. Et c'est aussi lui qui amène le troisième but lavallois sur un magnifique déboulé côté gauche. Par la suite, il se remontrera (trop) fébrile en défense, sans pour autant être acteur du retour Messin. On a eu du très bon et du très mauvais en même temps. Dommage.
Gonçalves - 8 : Le meilleur Tangos sur la pelouse lundi soir. Une gnac à ne plus en vouloir. L'adage "viril mais correct" toujours respecté par le joueur. Il est clair que sur le terrain, c'était celui qui en voulait le plus. Joueur le plus régulier cette saison avec Hamouma, il apporte toutes les qualités requises à un milieu récupérateur-relayeur. Combatif, les yeux et crampons toujours fixés sur le ballon, il a en lui cette touche technique qui lui permet de remporter ses duels en un-contre-un et de suppléer Hamouma quand ce dernier est parti prêter main forte aux attaquants en position axiale. L'âme du club avec Buzaré.
Levrat - 7 : Dans l'élan collectif, il a connu une période d'euphorie assez impressionante pendant une demi-heure. Du début de la seconde mi-temps à l'entame du dernier quart d'heure, c'était du niveau international ! Il remportait tous ses duels et ne laissait aucun Grenats passer. Une véritable sentinelle imprenable, tel Alou Diarra à Bordeaux. Le reste du match, il a fait son métier proprement et sobrement, légèrement tâché de quelques imprécisions techniques. Mais à comparer, il est infiniment supérieur à Neumann.
Hamouma - 8 : Sur son côté droit, il a fait la misère à Biancalani, pourtant habitué des joutes de Ligue 1. Son coup de rein est assez phénoménal et sa pointe de vitesse laisse le trois-quart des arrières gauches à la rue. Qui plus est, cette saison, il se mue parfaitement en buteur. Toujours bien placé, il a repris en première intention le centre de Coué au premier poteau pour égaliser. Lui qui déclarait qu'il pourrait rester à Laval risque de faire faux-bond à ses propos. Incontestablement, il a le niveau de Ligue 1. Ce n'est pas pour rien que France Football l'a classé 4° meilleur espoir de Ligue 2.
Lamatina - 7.5 : Dire qu'il aura fallu attendre début 2010 pour que, enfin, Steve Haguy quitte le onze de départ, pour laisser place à Lamatina, l'ancien de Ferrol. Toujours aussi virevoltant, il apporte offensivement comme défensivement. Il occupe bien son couloir, n'hésite pas à repiquer dans l'axe pour créer le surnombre. Comme contre Nîmes, il ne lui manquait qu'un but pour faire exploser sa note. But qui aurait pu intervenir s'il mesurait quelques centimètres de plus (68')... Remplacé par Haguy (86'), dont la rentrée en jeu coïncida avec l'égalisation messine. Acharnement obsessionel de ma part ou véritable constat ?
Genest - 6 : C'est bien beau de courir, de se dépenser, de s'arracher. Mais à un moment, il faut être productif et entrer dans le collectif. De nombreuses fois, l'attaquant maudit des Tangos a fait le mauvais choix tactique, la mauvaise passe au mauvais moment, annihilant des occasions de buts qui auraient pu forcer la décision. Comme Kakà au Real Madrid, on arrive pas à le situer et à lui définir un rôle. Il a pourtant eu des opportunités de marquer (63', 65') mais rien n'y fait. Un manque de réalisme qui peut s'expliquer par un manque de lucidité, provoqué par la fatigue de ses nombreuses courses dans le vide. Substitué par Lebouc (82'), qui faisait son retour sur les terrains de Ligue après plusieurs mois d'absences, dûs à de nombreux pépins physiques.
Do Marcolino - 8 : Contrairement à Genest, il a fait ce qu'on lui demande de faire : marquer des buts. Auteur d'un doublé, il a longtemps cru offrir la victoire aux siens. Plein d'opportunisme, il a pallié à l'inefficacité de Genest. Son physique a constamment gêné les défenseurs messins. Très difficile à contourner, il offre un point d'appui plus qu'intéressant sur les longues balles. Il aurait presque pu inscrire un triplé, mais Marichez restait vigilant (29'). Sorti sur blessure, il est remplacé par Raddas (66'), qui s'est pris de façon stupide deux cartons jaunes et qui n'a strictement rien apporté. D'ailleurs, son entrée en jeu a coïncidé avec le début du moins bien lavallois.
Metz : (moyenne de 5.5/10)
Marichez - 6 : Tout comme son confrère Balijon, il encaisse trois buts. Mais il a sauvé les Grenats une multitude de fois. Que ce soit devant Do Marcolino (29'), Coué (37'), Genest (63'), Hamouma (64'), ou encore Gonçalves en deux temps (76'), il a évité aux siens une sacrée valise. Sans lui, les Messins se seraient retrouvés mener par trois ou quatre buts d'écart avant leur folle remontée. Un des grands artisans du point du match nul récolté.
Gueye - 5 : Il n'a pas vu le jour le pauvre latéral droit. Balladé par Lamatina, il s'est aussi fait débordé deux fois par Coué, ces deux fois amenant deux des trois buts mayennais. Pas dans le coup physiquement, il fut vite remplacé par Mutsch (67') qui eut le mérite de se mettre à dos toute la tribune Crédit Mutuel de LeBasser. Mais son entrée coïncida aussi au début du renouveau messin. Il apporta un vrai plus et n'est pas étranger au retour de son équipe.
Fréchaut - 6 : Solide dans les airs, il a bien tenu son poste face au désorganisé Genest. Mais ses relances au pied étaient mi-figue mi-raisin. Il fut présent dans le coup de moins bien de ses coéquipiers en maintenant comme il le pouvait le score. Certainement le meilleur défenseur Grenat sur la pelouse.
Vivian - 3 : Sa prestation se résume à une multitude de réclamations et protestations envers l'arbitre. Il a toujours râlé, il était le premier à lever le bras pour signaler des hors-jeu pas forcément évident. Il a souvent influencé l'arbitre pour siffler faute contre les Lavallois. Par contre, ses coups de coude et autre petits coups bas ne furent jamais sanctionné. Le type de joueur que je déteste voir sur un terrain : truqueur, manipulateur et provocateur.
Biancalani - 5 : Lui qui évoluait à Nancy il n'y a pas si longtemps que cela, lui qui est habitué aux joutes de la Ligue 1, il a été dépassé par la fougue de Romain Hamouma. Jamais il ne fut en mesure de le contrer, excepté par des fautes. Ne pouvant laisser d'espaces au Lavallois, il fut contraint de rester dans son camp tout le long de la rencontre. Ce bas niveau pourrait expliquer sa rétrogradation en Ligue 2.
Cardy - 5 : Travailleur de l'ombre, il ne s'est guère mis en lumière durant les 90 minutes. Il fut totalement asphyxié pendant la grosse domination lavalloise où Gonçalves et Levrat lui prenait tout les ballons. Mieux sur la fin, où il canalisa la fraîcheur de Lebouc avec sang-froid.
Johansen - 7 : Il reste le meilleur joueur du club. Même lors du temps fort lavallois, il n'a pas paniqué et toujours joué juste. Il est à l'origine de l'égalisation, étant passeur décisif sur les deux derniers buts messins, dont une subtile et superbe passe à l'aveugle vers Omotoyossi. Quand certains jouent avec les muscles et les jambes, lui parvient à jouer aussi avec la tête. Un véritable meneur de jeu, capable de faire basculer un match à lui tout seul.
Bessat - 6 : Préférant jouer personnel plutôt que collectif, il ne fut pas à son aise dès l'entame du coup d'envoi. Paradoxalement, il est revenu dans le match au fur et à mesure que son équipe perdait pied. Remplacé par Bourgeois (74'), qui a réduit le score et a été essentiel dans le renouveau messin du dernier quart d'heure.
Pied - 5 : C'est lui qui décale Wiltord sur le premier but du match. Mais après, il n'a guère été à son avantage. Face à Buzaré, il n'a pas su trouver les espaces et faire la différence. En deçà de son niveau habituel, il ne fut pas d'une grande aide et d'un grand secours aux siens sur ce match.
Wiltord - 6.5 : L'international français, l'homme au but de la 94' minute de jeu contre l'Italie en finale du Championnat d'Europe 2000, s'est montré digne de son standing... pendant 25 minutes. Auteur de l'ouverture du score (9'), il a joué juste, simple, le tout en une touche de balle. Mais ensuite, le physique l'a lâché. Invisible, il fut remplacé par Omotoyossi (73'), le bourreau des Mayennais (88').
Mendy - 6 : Une transversale, un raid en solitaire sauvé par Balijon, l'attaquant messin n'a pas été en verve durant ce match. Il aurait pu tuer le match à plusieurs reprises en première mi-temps, mais le dernier contrôle laissait à désirer. Avec plus de dextérité, il aurait pu faire trembler les filets.