Football : Stade Laval - Stade Brestois (38° journée de Ligue 2)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Le rideau tombe...

 

 

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     1   -   2    


 

 

 

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Raymond Kéruzoré a donné le coup d'envoi fictif de la rencontre [Fabien Chauvel]

 

 

By Fabien CHAUVEL

 

Je confirme une fois de plus que je suis le King des pronostics. En ayant pronostiqué une belle victoire lavalloise riche en émotions, je me retrouve avec une pâle défaite mayennaise, où un manque d'envie et de physique criant a empêché les Tangos d'empêcher une équipe brestoise un bon ton au-dessus. Les Bretons voulaient éviter la passe de trois (défaites), tandis que les Mayennais, eux, souhaitaient réaliser cette passe de trois (victoires), devant un public venu en nombre pour cette dernière de la saison à LeBasser.

Avant le coup d'envoi réel, le Stade Lavallois avait tenu à rendre hommage à un grand homme du club, el'occasion de ce dernier match de la saison. De 1975 à 1979, il a illuminé les beaux jours du club et est même devenu joueur du siècle du Stade Laval en 2002. C'était en effet en la personne de Raymond Kéruzoré que le coup d'envoi fictif a été donné, sous une belle ovation du public mayennais. Mais, une fois le coup d'envoi réel donné, l'ovation laissa place à quelques baillements. Telles les conditions climatiques du soir de match, le jeu était tout triste et ennuyeux lors des premières minutes. Personne n'arrivait réellement à mettre le pied sur le ballon, et chaque protagoniste ne pouvait faire autre chose que de perdre la balle. Sur les quelques envies de vouloir construire quelquechose vers l'avant, les Lavallois manquaient de concentration et se faisaient avoir bêtement au piège du hors-jeu, bien rôdé par la défense brestoise. Il faudra alors attendre le quart d'heure de jeu pour enfin assister à deux occasions coup sur coup de Socrier. Tout d'abord une belle frappe bien déviée en corner par Balijon. Puis ce qui aurait pu être le but de l'année en Ligue 2. Idéalement bien placé, et d'un regard furtif, il s'aperçoit que Balijon est légèrement avancé. L'ancien Lavallois tente alors un lob osé. Son geste est tout simplement magique mais le ballon vient s'écraser sur la barre de Balijon, qui était incontestablement battu (15'). C'était presque le coup de génie parfait ! A partir de là, les Bretons allaient prendre progressivement le court du match pour étouffer les Mayennais et les obliger à se regrouper derrière. Les locaux attaquaient en contre, et se procuraient seulement deux occasions pendant les 45 premières minutes. Mais quelles occasions ! Sur un bon débordement Hamouma, le futur ex-lavallois centrait en plein dans la surface de but. Elana (le meilleur gardien de Ligue 2-UNFP cela soit-il dit en passant) se trouait complètement. Le ballon revenait alors sur Steve Haguy qui allait réaliser l'immanquable. Seul dans la surface des six mètres, il n'avait plus qu'à pousser le ballon au fond des filets d'un simple plat du pied... Et non ! Il trouva l'audace, l'incapacité et l'incompétence de mettre le ballon... à 20 mètres au-dessus du but totalement déserté par Elana (21'). Dans la quasi foulée, Gonçalves décalait Hamouma qui s'emmènait brillamment le ballon, qui éliminait un défenseur et se retrouvait seul face à Elana. Mais le portier brestois sortait le grand jeu et repoussait admirablement la tentative du Franc-Comtois de la Mayenne (24'). C'en était tout pour Laval dans cette première période. Les Brestois, avertis sérieusement, resserraient les rangs, bloquaient tous les espaces et coupaient toutes relations entre le quator offensif mayennais. Obligés de courir après la balle, pendant que des spectateurs s'endormaient littéralement sur leur siège (je vous assure !), les hommes d'Alex Dupont portaient la première estocade. Sur coup-franc, Grougi déposait un ballon vicieux dans la surface de réparation. Poyet, au point de pénalty, déviait subtilement le ballon et trompa Balijon, surpris par le changement de trajectoire (0-1, 40'). Juste avant la mi-temps, les Bretons se donnaient un sacré avantage psychologique, les Lavallois ne semblant pas en mesure de réagir vraiment. Qui plus est, à la mi-temps, Caen était tenu en échec par Nantes à la Beaujoire ( m-t : 1-1). Brest et Caen étaient alors co-leaders... Mais les Normands toujours champion, grâce à un goalaverage favorable pour... UN but ! Autant dire que les Brestois allaient tout faire en seconde période pour marquer ce but manquant.

 

 

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Tout le kop brestois avait le déplacement pour célébrer leur dernier match en Ligue 2 [Fabien Chauvel]

 

 

De la standing ovation, des larmes... et des Diablos exemplaires

 

Comme en première période, les 8653 spectateurs ont du attendre un bon quart d'heure avant de voir une véritable occasion de but. En attendant, Monsieur l'arbitre, Amaury Delerue, s'était fait plaisir en distribuant trois cartons jaunes consécutifs en seulement deux minutes, dont un sur Le Pen (51') assez inexplicable. La prime aux cartons... Alors que les Lavallois monopolisaient la ballon à la barcelonnaise (le comparatif est beau), ils n'arrivaient pas à se procurer la moindre occasion. Face à une équipe de la qualité de Brest, la moindre perte de balles pouvaient coûter cher. Car, à trop vouloir jouer à la ba-balle, les joueurs de Philippe Hinschberger se mettaient tous seul en danger. Et sur une balle perdue, les Brestois se projetaient très (trop) vite vers l'avant, ce qui déstabilisait tout le bloc défensif. Sur une erreur de Chapuis, Leroy s'en allait tout seul comme un grand défier Arnaud Balijon. Mais le portier, tout de vert et noir vêtu, sortait lui aussi le grand jeu et sortait du pied la tentative cadrée du milieu breton (62'). Ce n'était que partie remise... Sur un nouveau contre, consécutif à une énième perte de balle de Raddas, assez catastrophique lors de ce match, les visiteurs remontaient tout le terrain en à peine 10 secondes. Suite à une belle combinaison entre Poyet et Leroy, le premier centrait au second poteau vers Socrier qui doubla la mise, Balijon ne pouvant rien faire, totalement esseulé face à l'armade rouge et blanche (0-2, 65'). Un but Ô combien célébré, puisque au même instant, Caen était toujours tenu en échec. Brest était champion de France de Ligue 2... pendant seulement cinq petites minutes, puisque Caen allait reprendre l'avantage. Pas découragé, les Brestois continuaient de placer quelques accélérations meurtrières. Dans une défense apathique, Ewolo décalait Socrier. La frappe de l'ancien Lavallois était repoussée du pied par Balijon, mais le ballon prenait une drôle de trajectoire plongeante sous la barre. D'un réflexe étonnant, le gardien mayennais se releva et sorti le ballon du bout des gants (68'). Une double parade magistrale qui empêcha les siens de sombrer définitivement pour cette dernière... Le corner ne donnait rien, et Balijon pouvait se dégager et relancer vers Le Pen. Le vétéran de Laval, qui jouait son dernier match, profita alors d'une énorme mésentente dans la défense entre Ferradj et Brou Apanga. Il élimina Elana dans la surface et centra en retrait vers Genest qui n'avait plus qu'à pousser le ballon au fonds des filets (1-2, 70'). Un nouveau but de l'ancien Auxerrois qui n'arrêter pas d'enquiller, mais un peu trop tard. En espérant que ce rendement se poursuivra la saison prochaine... La première occasion du match était brestoise, la dernière la sera aussi. Profitant de l'absence totale de défenseurs lavallois, en vacances avant l'heure, Leroy s'offrait une nouvelle possibilité de faire trembler les filets. Mais, encore et toujours, Balijon ne l'entendait pas de cette manière et repoussait la dernière occasion à LeBasser cette saison (84'). Mais le coeur n'y était plus côté lavallois, le côté sportif ayant laissé place à un côté affectif et très émouvant...

Le premier acte de ce dénouement avait lieu à la 80° minute de jeu, lors de la sortie de Ulrich 'LuLu' Le Pen pour sa dernière sous le maillot Tangos. Salué par tous les joueurs sur la pelouse, brestois ou lavallois, il eut le droit à une belle ovation de la part des supporters des deux camps. Une dernière bien réussi puisqu'il est a crédité d'une passe décisive. Puis, sept minutes plus tard, survenait le second acte, le plus émouvant et frissonant de tous. Promu capitaine d'un soir pour sa dernière lui aussi, Mickaël Buzaré 'BuBuz' sortait du terrain remplacé par Coué. Et l'homme au record de sléections chez les Tangos eut le droit à une magnifique standing ovation de tous LeBasser, lui aussi. Et de tous les joueurs par la même occasion, ainsi que par Alex Dupont. Et voilà quelquechose que j'ai aimé... Il n'y avait plus de rivalité à ce moment, plus de différence de maillot. Tout le monde, d'un coeur unique, a salué unanimement l'oeuvre d'un joueur hors-norme,d'une fidélité exemplaire au Stade Lavallois. Malgré la descente en National, il est resté. Il s'est toujours battu, et cette standing ovation, c'était plus qu'amplement mérité. Et je dois l'avouer, à ce moment, j'ai (presque) eu la larme à l'oeil et des frissons (assez) ahurissants. Le sport comme ça, c'est beau ! Sans oublier le tour d'honneur final, avec le lancer de maillot de Buzaré, les larmes de Raddas qui va quitter le club, et qui est actuellement sans repreneur, ou encore Hamouma, qui est longtemps resté assis dans le rond central, à profiter de ses derniers instants en Mayenne. Instant émotion...

Autre chose que je voulais signalé, pendant que je parle des choses qui m'ont plus hier soir : le comportement des Diablos, dont la réputation reste sulfureuse. Dieu sait, et vous lecteurs aussi, combien je peux dénigrer cette association, ne me privant pas de leur tailler plus qu'un short (si ce n'est un string)... Vendredi soir, ils ont été tout simplement exemplaires. Alors, est-ce la présence de stadiers parmi eux qui les ont refroidit, est-ce tous mes dires qui se seraient circulés à travers eux et les auraient incité à rester calme, ou tout simplement, me serait-ce tromper sur leur compte ? Une des solutions est la bonne. A voir laquelle (je pencherais plus la troisième bien personnellement)... En tout cas, ils ont mis l'ambiance, ont chanté, ont affiché leur couleur avec les drapeaux habituels. Et surtout, l'un d'eux, au moment des deux buts brestois, a toujours incité ses collègues à continuer de chanter et soutenir les Tangos. Cette attitude, j'aime ! Et je tenais personnellement à faire passer ce petit message, m'ayant pris un bon gros savon par un des membres des Diablos, qui se fait appeler Simon, que soit-disant, je racontais des propos diffamatoires à leur sujet. Des accusations graves, ce genre d'actes, s'il s'avère être vrai, étant puni par la loi française. Ca n'enlève en rien les fumigènes, les débordements et troubles causés en tribune lors de certains matchs. En soit, je n'avais dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. A mes risques et périls... Mais, en ce vendredi 14 mai 2010, aucun débordement, une bonne ambiance et une vraie communion. Je tenais juste à signaler cela. Et j'espère que la saison prochaine, je n'aurais pas à regretter d'autres débordements de leur part. Et, pourquoi pas, pouvoir leur consacrer un article sur mon blog. Et oui, il n'y a que les abrutis qui ne changent pas d'avis...

 

 

Stade Laval - Stade Brestois : 1-2 (0-1)

Arbitre : M. Delerue

Affluence : 8653 spectateurs

 

Buts : Genest (70') pour Laval ; Poyet (40'), Socrier (65') pour Brest

 

Avertissements : Stinat (50'), Le Pen (51') pour Laval ; Kantari (52') pour Brest

 

Stade Laval : Balijon - Buzaré (Coué 87'), Chapuis, Talmont, Stinat - Hamouma, Gonçalves, Lebouc, Haguy (Raddas 28') - Le Pen (Do Marcolino 80'), Genest.

 

Brest : Elana - Ferradj (Coulibaly 75'), Brou Apanga, Kantari, Daf - Poyet, Ewolo, Grougi, Lesoimier - Leroy - Socrier

 

 

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Lebouc (n°10) et Gonçalves (en orange) ont du mal à cadenasser Grougi (n°6) [Fabien Chauvel] 

 

Concernant la Ligue 2, en compagnie de Caen, champion de France de Ligue 2 après sa victoire contre Nantes (3-1) et Brest, le dauphin, c'est Arles-Avignon qui prend le dernier accessit en Ligue 1, après sa victoire contre un autre outsider, Clermont (1-0). Pour le bas de tableau, on assiste à un énorme coup de tonerre. Après Bastia, club mythique de Division 1, c'est Guingamp, vainqueur de la Coupe de France l'an dernier, qui tombe en National, malgré sa victoire contre Ajaccio (2-1). La faute à Châteauroux, qui s'est imposé 2 à 1 contre Strasbourg, condamnant par la même occasion le club alsacien du président Plessis. Brest et Arles-Avignon en Ligue 1, Bastia et Strasbourg en National... Le monde du foot de la Ligue 2 tourne à l'envers !

 

 

Classement final de Ligue 2 :

 

1- Caen 69 points (+22)

2- Brest 67 pts (+19)

3- Arles-Avignon 60 pts (+4)

4- Metz 56 pts (+4)

5- Angers 55 pts (+3)

6- Clermont 54 pts (+7)

7- Le Havre 52 pts (-5)

8- Laval 51 pts (+8)

9- Dijon 51 pts (+6)

10- Nîmes 51 pts (-6)

11- Tours 49 pts (+1)

12- Sedan 49 pts (0)

13- Ajaccio 48 pts (-1)

14- Vannes 46 pts (-9)

15- Nantes 45 pts (-11)

16- Châteauroux 44 pts (-4)

17- Istres 44 pts (-18)

18- Guingamp 43 pts (-5)

19- Strasbourg 42 pts (-7)

20- Bastia 39 pts (-8)

 

 

 

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Arles-Avignon a "décroché la Lune" pour reprendre les propos d'Estevan : ils sont en Ligue 1 ! [Icon Sport]

 

 

La saison se termine. Le rideau tombe. Rendez-vous la saison prochaine.




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Publié dans Football

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