Football : Stade Laval - Vesoul (32° de finale de Coupe de France)
Laval a voulu voir Vesoul...
1 - 2 (ap.) ![]()
By Fabien CHAUVEL
La question que l'on pouvait se poser logiquement hier soir était : doit-on réellement jouer ce match à 18 heures ? Il faut dire que la pelouse de LeBasser est passée par tout les états cette saison. Tout d'abord verte en début de saison (ce qui est somme toute normal), elle est devenue marron-verte l'hiver approchant avant de devenir toute blanche hier soir. Dans les conditions du terrain, complètement gelé, les dirigeants lavallois n'auraient-ils pas faits une erreur en s'obstinant à vouloir jouer ce match ? Sur un terrain de cet état, la différence de division ne se fait plus sentir, et le pronostic devient un véritable 50-50 pour Laval et Vesoul. L'affaire s'annonce donc beaucoup mois simple qu'elle en avait l'air...
Les Vésuliens sont venus pour jouer le match nul zéro à zéro. Dans ces conditions, ce sont les Lavallois qui s'illustrèrent en premier dans cette rencontre, avec une frappe d'Haguy au-dessus qui n'inquiète pas le portier Mouge (2'). Sous une averse de neige discontinue, les Lavallois peinent à développer du jeu, le sol gelé rendant impossible la construction d'action de jeu. Côté Vésulien, on s'en remet à de longs dégagements devant qui ne trouvent que la charnière centrale lavalloise ou le gardien Balijon. Le jeu est hâché et on s'ennuie ferme à LeBasser. Les Mayennais tentent tout de même de tromper la défense adverse par des balles par-dessus le dos. Sur l'une d'elles, Le Pen s'emmène parfaitement le ballon et file seul au but, mais le défenseur Da Silva arrache le pied d'appui de Le Pen, en tant que dernier défenseur, mais l'arbitre ne bronche pas... (12'). Les deux portiers, Mouge et Balijon, n'ont aucune occasion de se réchauffer, tout comme les 1378 spectateurs de LeBasser. Le ballon ne touche plus le sol, les relances sont approximatives et les passes arrivent en touche. On s'en remet donc aux erreurs de l'adversaire et aux coups de pieds arrêtés. Sur l'une de leur première percée dans le camp mayennais, les Vésuliens obtiennent un corner, frappé rentrant par Maire, mais Balijon effectue un arrêt réflexe de toute beauté (30'). Rebelote cinq minutes plus tard avec toujours ce même Maire, avec toujours un corner rentrant qui faillit surprendre une nouvelle fois Arnaud Balijon, mais le portier lavallois effectue un arrêt réflexe qui sauve les siens (35'). Alors que les joueurs de Haute-Saône commençait à prendre confiance, les Tangos vont en profiter pour mener leur première occasion construite du match. Sur une récupération de balle de Gonçalves, celui-ci transmet la balle à Genest qui lance dans la profondeur Le Pen. Cette fois-ci, le défenseur ne le rattrapera pas et "Lulu" trompe Mouge d'une frappe entre les jambes (1-0, 37'). Juste avant la mi-temps, les Lavallois viennent de faire le plus dur : marquer et ouvrir le score sur ce terrain difficile. Les hommes de Jean-Paul Nicot vont alors réagir très vite à cette ouverture du score. Sur un modèle d'action placée vers l'avant, Etonde remet au centre vers Cossi dont la frappe rase littéralement le portier mayennais, qui n'avait pas bougé (45'). Bien difficilement, la troupe de Philippe Hinschberger rentre aux vestiaires avec un maigre avantage, qui ne donne toujours pas la qualification aux locaux.
Les supporters vésuliens avaient fait le long périple pour soutenir les leurs [Fabien Chauvel]
...et Laval a vu Vesoul
La seconde mi-temps repartit en faveur des Vésuliens, qui veulent à tout prix revenir au score le plus rapidement possible. Etonde, balle au pied, met Chapuis dans le vent et rentre dans la surface. Mais sa frappe est écrasée et Balijon peut s'en saisir sans souci (52'). Le match devient de plus en plus médiocre, et on assiste à un véritable spectacle de patinage incontrôlé. Il ne manque plus que Nelson Monfort et Philippe Candeloro et on se croirait à Holiday on Ice ! Une véritable parodie de football ! Toutefois, dans cette médiocrité ambiante, un coup d'éclat va briser la glace des filets d'Arnaud Balijon. Focki adresse le ballon vers Nkenga Etamé qui contrôle de la poitrine à l'angle de la surface de réparation et enchaîne la frappe en pivot qui trouve la lucarne opposée d'Arnaud Balijon, qui ne peut strictement rien (1-1, 61'). Tout est remis à zéro, et vu le niveau de jeu des Mayennais, les supporters peuvent se demander comment leur équipe peut marquer un second but. Gonçalves, excellent hier soir, frappe aux 25 mètres, mais Mouge se couche et repousse le ballon en corner (68'). Sur le corner, Hamouma récupère la balle seul aux six mètres, mais Mouge touche le ballon qui va rentrer dans le but... Mais Jeanney dégage sur sa ligne (69'). Les Lavallois viennent de laisser passer leur chance d'enfoncer leur adversaire quelques minutes après l'égalisation. Le chronomètre tourne, les Vésuliens défendent bien et les Lavallois attaquent mal. Sur un nouveau corner de Raddas, Puig reprend le ballon mais Mouge effectue un arrêt miracle du pied (80'). Les Mayennais ont à faire avec un excellent gardien de but. Malgré une dernière tentative de centre-tir de Gonçalves qui frôle la transversale (89'), les Mayennais devront aller puiser dans leurs réserves pour arracher la qualification, à moins que Vesoul ne créé la surprise sur un contre foudroyant... Ce qui est sûr, c'est que les supporters vont devoir braver le froid une demi-heure supplémentaire.
Chapuis (n°2), Hamouma, Genest (n°9), Neumann (en orange, de d. à g) n'ont sur forcer la décision pendant les
90 minutes du temps réglementaires [Fabien Chauvel]
Laval n'a plus aimé Vesoul...
L'état du terrain dans ces prolongations est dans un tel état qu'aucun mot de notre langue française ne peut la décrire. On n'en revient toujours à cette question : pourquoi avoir fait jouer ce match dans ces conditions ? La décision de Daniel Dufour, directeur administratif du club, n'aurait-elle pas été trop présomptueuse ? Ces prolongations ne vont-ils pas affaiblir les organismes avant un déplacement délicat à La Meinau, à Strasbourg ? Ce qui est sûr, c'est que les Vésuliens attendent tranquillement les tirs au but, à moins d'un contre intéressant à mener. Côté Lavallois, une certaine nonchalance est apparue chez certains joueurs. A croire que la Coupe de France les emmerde ! A la mi-temps de ces prolongations, aucune occasion de but n'aura été produite, et les tirs au but se dessinent de plus en plus, au plus grand damne des supporters lavallois.
...et Laval a quitté la Coupe de France !
Les Mayennais vont essayer de faire craquer leur adversaire, mais Genest, le maudit, seul à trois mètres du but, propulse sa tête... à côté des buts (108'). Le Brandao du Stade Lavallois ! Le signe du destin et le tournant du match ! Dans la foulée, Nkenga Etamé, lancé dans la profondeur se joue tout en puissance de Chapuis et Puig et se retrouve seul face à Balijon. L'attaquant ne se fait pas prier et crucifie le portier, tout de rose vêtu, du Stade Lavallois (1-2, 113'). La messe était dite sous la bronca des quelques spectateurs qui étaient restés pour assister aux prolongations. Malgré un dernier coup-franc de Raddas enlevé de la lucarne par Mouge, les Lavallois ne reviendront pas au score et ne verront ni les tirs au but, ni la qualification et ni les 16° de finale. La seul et unique chose qu'ils ont vue, c'est la joie des Vésuliens et de leur dizaine de supporters jouant dans la neige et célébrant leur qualification. Comme toujours, depuis maintenant sept longues années, les Lavallois ne goûteront pas aux joies des 16° de finale de la Coupe de France, éliminé par un club de CFA luttant pour le maintien. Pour les supporters qui étaient venus malgré le froid, c'est vraiment honteux et nous prendre pour des buses !
Le prochain rendez-vous des Tangos sera désormais la Ligue 2 avec un déplacement à Strasbourg, avec l'obligation de ramener les trois points. Ou sinon, c'est moi qui ne viendrait plus au Stade !
Laval - Vesoul : 1-2 (1-0 ; 1-1)
Buts : Le Pen (37') pour Laval ; Nkenga Etamé (61', 113') pour Vesoul
Avertissements : Paul (67'), Da Silva (115') pour Vesoul
Haguy et Neumann en orange n'ont pas pesé lourd face aux Blancs de Vesoul [Fabien Chauvel]
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