Football : Stade Laval - Vesoul (les notes)
Et l'homme du match est... Vésulien !
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By Fabien CHAUVEL
Sur un terrain impraticable, mais par la volonté des dirigeants lavallois, la rencontre avait lieu à LeBasser. Sur une telle pelouse, développer du jeu était rendu impossible. Il fallait donc aux joueurs d'être présents dans les duels et répondre au défi physique, le défi technique n'étant pas au rendez-vous sur un terrain gelé. Dans ces conditions, le Stade Laval ne partait plus favori, la neige et le gel rendant le pronostic 50-50 pour le gain de la qualification. A ce petit jeu, les joueurs de l'Est, plus habitué au froid et aux conditions polaires, ont mieux géré la rencontre. Malgré l'ouverture du score mayennaise, les Vésuliens ne se sont pas démobilisés et sont revenus au score avant de s'imposer dans les prolongations. Retour sur les performances des 22 acteurs et rentrants d'hier soir.
Stade Laval :
Balijon - 7 : Certes, il se prend deux buts. Mais pouvait-il y faire grand chose ? Clairement non. Lâché par sa défense sur les deux buts, il a sauvé une multitude de fois son équipe. Sur les deux corners de Maire en première période (30', 35'), il effectue deux claquettes énormes qui ont permis de maintenir le score à zéro à zéro. Ses interventions dans les airs furent cruciales pour pallier la fébrilité défensive sur coup de pied arrêté. Son jeu au pied fut assez intéressant, ses relances trouvant souvent un partenaire. Incontestablement, sans lui, Laval aurait pris une sacrée valise !
Stinat - 4 : Inutile offensivement, il fut très vite pris de vitesse défensivement par Etonde et Cossi.Toujours en difficulté, que ce soit sur terrain gelé ou sur terrain sec, il ne fait toujours pas pallier Buzaré. Ses transversales n'ont jamais trouvé un coéquipier et son marquage est souvent trop laxiste. Même contre une CFA, cela se paye cash !
Puig - 4 : Tout d'abord sérieux défensivement, il s'est éteint au fil de la rencontre avant de tomber dans la médiocrité ambiante. Ses relances ont toujours trouvé la tête d'un Vésulien et il a été incapable d'apporter un quelconque apport offensif. Sur la fin, il a même été vraiment navrant. De cette façon, on ne peut plus espérer grand chose...
Chapuis - 6 : Le seul à surnager dans la défense lavalloise. En manches courtes malgré le froid, il s'est montré solide et très impliqué. N'hésitant pas à aller au duel, il fut impérial dans les airs et intercepta un nombre incalculable de ballon. Malgré un apport offensif assez maigre, il fut une pièce maîtresse de la défense lavalloise. Toutefois, à son encontre, il est pris de vitesse sur le deuxième but avec Puig. Mais vu sa prestation, on ne peut pas lui en vouloir...
Coué - 3 : Je me demande toujours pourquoi on a recruté ce joueur ? Toujours pris de vitesse, il n'est monté qu'une seule et unique fois vers l'avant, avec à son actif, un centre parfait que Genest négocie excellement mal. Sinon, Focki lui a mis la misère et ses relances ont été trop approximatives. Incapable de faire une touche correcte, il est d'une désolance extrême. Vivement qu'Ichane revienne !
Neumann - 3 : Misère de misère ! Mais que faisait-il sur le terrain ? C'est bien de récupérer un ballon, mais après, il faut savoir le négocier et le bonifier, ce que Neumann est incapable de faire. C'est l'un des indéboulonnables de cette équipe Tango. Son immunité lui confère donc une place de titulaire quasi-systématique. Mais pourquoi s'entêter ? Mon Dieu ! D'une pauvreté technique affligeante, je pense que même Vesoul n'en voudrait pas. Remplacé par Levrat (66') (noté 5), qui apporta un petit plus au milieu. Plus à l'aise balle au pied, il fut plus efficace que son collègue Neumann, sans pour autant être décisif.
Gonçalves - 7 : Le seul joueur de champ à être au niveau. Anthony fut impliqué et appliqué. N'hésitant pas à aller au duel comme à son habitude, il fut précieux comme récupérateur en milieu axial. Toujours à son habitude, il apporta son soutien offensif sur le côté droit avec des centres dangereux, mais qu'aucun lavallois ne put négocier. Il faillit marquer à deux reprises (68', 82'). Sans lui, on aurait été encore plus ridicule !
Hamouma - 4 : Pour la première fois de la saison, il a fait un non-match. Et quand le meilleur joueur de l'équipe fait un non-match, c'est toute l'équipe qui en réalise un. Il n'a jamais fait parlé sa vitesse sur son côté droit, et ses maigres tentatives de dribble n'ont jamais déboûché. Visiblement gêné par l'état du terrain, il ne s'est mis qu'une seule et unique fois en évidence. Récupérant un ballon seul aux six mètres, sa frappe, trop molle fut repoussée par Mouge avant que Nkeng Etamé ne dégage en catastrophe sur sa ligne (69'). En espérant que les convoitises actuelles ne le perturbent pas trop...
Le Pen - 7 : Auteur du but de l'ouverture de score, il fut un poison pour la défense vésulienne. Tout d'abord lancé en profondeur, il fut repris de manière irrégulière sans pour autant que l'arbitre ne bronche. Puis en seconde mi-temps, il fut victime de deux grossiers assassinats, dont un seul des auteurs récolta un maigre carton jaune, qui l'obligèrent à quitter prématurément le terrain. Remplacé par Lamatina (83'), qui commit deux fois plus de glissades que de passes réussies. Il n'a été d'aucun apport, à n'importe quel niveau.
Haguy - 3 : Dieu qu'il fut mauvais ! A croire qu'il y avait un concours avec Neumann et Coué ! Il n'est jamais allé au duel, n'a jamais courru après le ballon, et fut incapable de réussir un centre potable. Impossible de faire la différence, il ne fut d'aucun rapport. Très logiquement sorti, il est remplacé par Raddas (70'), qui a légèrement plus pesé qu'Haguy, sans pour autant apporté au collectif sa fougue et sa vitesse en percussion. A son actif, le coup-franc de la dernière chance que Mouge sort de la lucarne (116').
Genest - 5 : Il s'est battu, mais à un moment, cela ne suffit plus de se battre. Certes, il est partout, il récupère des ballons, mais à 40 mètres du but adverse. Son poste est attaquant de pointe, et son métier est donc de marquer des buts, ce qu'il est impossible de faire. Sa tête hors du cadre alors qu'il était seul à six mètres du but, plein axe, en est l'exemple parfait (108'). Avec un attaquant qui marque pas, et une défense en carton pâte, il faut avouer que gagner des matchs s'avère compliqué.
Vesoul :
Ils ont brillé : Tandis que les Lavallois ont excellé dans la médiocrité sauf pour quelques éléments, les Vésuliens, quant à eux, ont jouer le coup à fond et ont montré de belles qualités offensives, avec vitesse et rapidité. Et incontestablement, l'homme du match est Nkeng Etamé (8), l'attaquant de cette équipe. D'une présence physique intéressante, il mit en difficulté Puig et Coué. Son premier but est un véritable chef-d'oeuvre (61'), tandis que le second est plein de sang-froid et de maîtrise (113'). Il aurait été bénéfique dans le camp lavallois ! Pour réaliser cette belle performance, il fut soutenue par deux bons milieux, Focki (7), et Etonde (7) qui ont mis à mal Stinat et Coué. Leur vitesse et leur percussion ont mis la pagaille dans la défense mayennaise et amené les plus chaudes occasion vésuliennes. Quant à Maire (7), il fut sérieux défensivement et très intéressant offensivement, avec une tendance à frapper les corners rentrants et directs qui mirent à contribution Balijon. En parlant de bon gardien, il faut aussi saluer la belle performance du portier de Haute-Saône, Mouge (8), qui réalisa des parades décisives et monstrueuses face à Hamouma, Puig et Raddas. Avec des bons joueurs sur toutes les lignes, Vesoul a parfaitement construit son succès.
Ils ont été moyens : Moins en vue et en verve que leurs coéquipiers, Cossi (6), Jeanney (5), Crevoisier (4) ont tout de même contribué à la construction de leur succès. Cossi failli même égaliser juste avant la mi-temps d'une belle reprise qui frôla le montant droit de Balijon. Quant à Jeanney et Crevoisier, ils ont défendu comme l'entraîneur leur avait demandé et ont donc évité que les Lavallois ne rentrent trop souvent dans la défense.
Ils sont passés à côté : Cependant, tout ne fut pas rose du côté de Vesoul. Malgré les bonnes performances de leurs coéquipiers, certains joueurs ont été invisibles, ou se sont illustrés par leur comportement indigne de footballeur. Paul (3), Da Silva (3) et Nicot (2) se sont illustrés par les mauvais coups qu'ils ont distribués. D'ailleurs, c'est à Nicot et Paul que l'on doit la sortie sur blessure de Lulu Le Pen. Quant à Da Silva, il aurait du être expulsé en début de match pour avoir anéanti le face à face de Le Pen avec Mouge. Ce trio n'aurait jamais du finir le match, mais l'arbitre, dans son monde des Bisounours, n'adressa que deux cartons jaunes, l'un à Da Silva, l'autre à Paul. Pas cher payé !