Football : Stade Lavallois - FC Istres (16° journée de L2)
Une mi-temps sinon rien !
0 - 0
By Fabien CHAUVEL
Après les très belles prestations rendues contre Grenoble, Dijon, mais surtout Sedan, on pouvait espérer quelquechose de ce match de la part de Laval contre un adversaire moins huppé, le FC Istres. Mais les signes inquiétant entrevus contre Granville pouvaient aussi laisser présager d'une rencontre pas si emballante que cela. Même si la première mi-temps fut assez intéressante et plutôt bonne de la part des Tangos, le second acte fut alors un long chemin de croix vers La Belle Etoile...
Les Lavallois mettaient la pression dès les première minutes, histoire d'ouvrir le score le plus rapidement possible comme contre Sedan, notre référence. Mais Genest, pour la première occasion du match, voyait sa frappe bien captée par son ancien coéquipier à Auxerre, Denis Petric (5'). Une nouvelle fois, l'attaquant Tango montrait son incapacité à faire trembler les filets. Un comble pour un attaquant. Mais le pire n'était pas là... Genest, une nouvelle fois, tentait sa chance. Une nouvelle fois presque sans souci pour Petric (12'). Le gardien istréen restait vigilant sur toutes les offensives mayennaises. Bien lancé par Zola, Makiese, légèrement déséquilibré se présentait en face à face. Mais, au lieu de dribbler pour marquer dans le but vide, il tenta la frappe, que Petric, bien sorti, repoussait de tout son corps (17'). Presque trop facile pour la goal... Après avoir essayé chacun leur tour, le duo d'attaquants tenta sa chance en même temps. Une nouvelle fois bien lancé, Makiese manquait de vitesse dans la surface et Petric sortait repousser le ballon... dans les pieds de Genest alors seul face au but à l'entrée de la surface. Mais, tergiversant, l'ancien Bastiais voyait Petric bondir sur le ballon et l'empêcher de marquer enfin un but (24'). Malchance ou maladresse ? Râles du Cacaoès ou Cris de la Mésange ? Je vous laisse y répondre... Istres se contentait de balancer loin devant, leurs rares vélléités offensives ne menant que rarement vers Arnaud Balijon. Alors Laval continuait de monopoliser le ballon et de mettre en évidence le portier adverse. Mendy, sur un coup de génie, jonglait de la cuisse avec le ballon avant de reprendre de volée de l'extérieur du pied. Mais Petric, pour la photo, effectuait une détente horizontale parfaite dans les airs (35'). Dans la continuité de l'action, Khiter combinait avec Belaud. L'ancien Valenciennois seul dans la surface après avoir éliminé Flegeau frappait croisé au ras du sol. Mais le ballon rasait et fuyait le but du goalkeeper provençal (36'). Malgré de l'allant et de la bonne volonté, les Lavallois ne trouvaient pas le chemin des filets, la faute à trop de maladresse dans le dernier geste et à un Petric professionnel. Au final, malgré une mi-temps globalement plutôt bonne, les Orange et Noir restaient à quai face à des Violets (en blanc pour l'occasion) qui tenaient sereinement le choc.
D'un ennui mortel
Le second acte fut alors une période interminable de 45 minutes, dont j'ai cru que jamais je n'en verrais le jour, mourrant congelé comme les bébés Courjault, tel une stalagmite sur mon siège de la tribune Crédit Mutuel. D'entrée, Khiter lançait une nouvelle pique, mais sa frappe passa à côté des buts de Petric (46'). Un manque de précision de plus en plus dérangeant et inquiétant. Lebouc absent, personne n'est capable de faire mouche devant le but ou de tirer convenablement un coup de pied arrêté. Khiter, puis Zola tentaient une nouvelle fois leur chance face au but, mais le cadre ne voulait pas s'offrir à leur pied (48', 51'). Pire encore, c'était Istres qui se montrait enfin menaçant, le discours de Pasqualetti à la mi-temps devant certainement faire son effet. Nouri allumait la première mèche, mais sa frappe aux 25 mètres, trop écrasée, n'inquiétait pas Balijon qui se couchait bien (55'). Puis Lesueur se procura alors la plus grosse occasion du match. Profitant d'une énième bourde de Chapuis, l'attaquant istréen s'en allait défier en face à face Arnaud. Mais, comme à son habitude, le portier mayennais sortit une nouvelle fois le grand jeu en détournant la frappe d'un arrêt réflexe (60'). Les Lavallois souffraient même, avec une nouvelle frappe de Fettouhi, cette fois hors cadre (62'). Trop brouillon, les Orange et Noir ne réagissaient que par intermittence et de façon trop timide. Losilla, entré en cours de jeu à la place de Zola, reprenait de volée un ballon mal dégagé. Hors-cadre. De peu. Mais hors-cadre (75'). L'entrée de Lhuissier, en même temps que Losilla, n'apportait rien dans le collectif lavallois, le jeune avant-centre étant littéralement seuvré de ballonsn la faute à un milieu totalement invisible. Mendy, puis Losilla, pourtant seul dans la surface à 10 mètres, ne cadraient toujours pas leur tentative, au plus grand dépit des quelques 4000 supporters Tangos présents dans le stade. Coulibaly, dans les dernières minutes, termina ce triste spectacle de la seconde période par une frappe dans le ciel glacial de Laval. Coup de sifflet final salvateur pour un public frigorifié et huant ses joueurs. A juste raison à la vue de la seconde période. Istres, qui voulait prendre un point, a pris son point. Laval, ayant commis trop d'approximations défensives et trop de maladresses offensives auraient très bien pu perdre ce match en seconde période. Une prestation qui reste inquiétante, quand on sait que le club de Philippe Jan se déplacera à Evian, puis recevra Le Mans et Troyes, avec un déplacement à Créteil en Coupe de France. Le chemin jusqu'à la trêve risque d'être très chaotique...
Stade Lavallois - Istres : 0-0 (0-0)
Arbitre : M. Millot
Affluence : 4390 spectateurs
Avertissements : Talmont (19'), Genest (67') pour Laval ; Fettouhi (20'), Dielna (63')
Stade Laval : Balijon - Belaud, Chapuis (cap.), Talmont, Stinat - Khiter, Zola (Losilla 73'), Levrat, Mendy - Genest (Créhin 79'), Makiese (Lhuissier 73').
Istres : Pétric - Kehiha, Lejeune, Dielna, Flegeau - Nouri, Kessany, G. Coulibaly (cap.), Fettouhi - Lesueur (Adeilson 82'), Ciaravino (Barillon 56').
Khiter, malgré quelques occasions, n'aura pas su exploiter les faiblesses défensives istréennes. [Fabien Chauvel]