Football : Stade Lavallois - FC Metz (2° journée de L2)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

De la bouillie au caviar, il n'y a qu'une mi-temps...

 

 

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1   -   0    



By Fabien CHAUVEL

 

 

Après le match nul arraché à Reims la semaine dernière (1-1) avec une force mentale exceptionnelle, les Lavallois se devaient de confirmer et faire fructifier ce point intéressant pris à l'extérieur par une victoire à une domicile. Surtout pour le premier match de championnat à LeBasser, devant un public venu en nombre pour une rencontre de mi-août. Mais le FC Metz n'était pas venu en touriste et voulait absolument se ressaisir après deux déconvenues en Coupe de la Ligue et en Championnat. Malheureusement pour les hommes de Bijotat, pour la deuxième fois consécutive, je m'auto-consacre roi des pronostics, King of the Pronos. A un but près certes...

Pourtant, la première période donnait peu d'espoir d'aboutir à autre chose qu'un score nul vierge. Une véritable bouillie de football animé par quelques vélléités messines, mais trop inoffensives pour faire passer quelques frissons à LeBasser tout entier, tandis que les Lavallois étaient d'un apathique plus qu'effrayant. Quoique je suis méchant... Il faut quand même ne pas oublier cette magnifique série de six passes consécutives réussies réussie par les Tangos peu avant le coup de sifflet la mi-temps. Un tel exploit se devait d'être signalé... Sinon, pour le reste, un néant plus qu'édifiant. "C'était insipide, convient Philippe Hinschberger, le coach lavallois. On jouait comme Metz le voulait, avec de grands ballons. On n'en récupérait pas un seul au milieu." Un beau résumé de la première période où Losilla et Levrat ont simplement vu le ballon leur passer au-dessus de la tête, sans jamais pouvoir en toucher une bille. Si les joueurs de Moselle n'avaient pas eu l'idée de se créer quelques occasions, on aurait assisté très certainement à la pire première mi-temps de l'histoire du football. Même un match de DRH en Ligue du Maine (et Dieu sait qu'elle est pourrie) était d'un niveau supérieur à cette première période de Ligue 2, faut-il le préciser... Dès les premiers instants, Mutsch obligea Balijon a sorti une grosse parade sur frappe parfaite qui prenait la direction de la lucarne (1'). Par la suite, Metz abusa de longs ballons dans la surface qui auraient pu faire mouche, tellement la charnière Puig-Chapuis laissaient beaucoup trop d'espaces et Coué se faisant toujours prendre derrière son dos. Presque à en arriver à dire que le meilleur défenseur sur la première période fut tout simplement Jérémy Stinat. Les minutes, aussi longues pour les joueurs que pour les spectateurs étaient longues à défiler et tout le monde espérait une chose : la fin de cette première-mi temps où l'ennui est presque devenu mortel. Pour passer le temps, quelques abrutis et pseudo supporters messins ont allumé un fumigène alors que cela reste interdit dans une enceinte sportive. Quand on est con, on est con comme le dit la chanson. Mais méfions-nous, je pourrais me faire traîner en justice pour diffamation... Sur le jeu, Diaz, s'offra un joyeux slalom dans toute la défense mayennaise en partant de son propre camp. Malheureusement pour lui, à bout de course, il écrasa trop sa frappe que Balijon pu capter sans souci (29'). Avant que Mutsch ne manqua l'immanquable, sur une offrande de Diaz de la gauche. Mais la tête du Luxembourgeois, pourtant seul au second poteau, parta complètement et assez inexplicablement à côté. Les Tangos venaient d'échapper au pire. Une dernière reprise de volée de Diaz de peu au-dessus finit cette morne première mi-temps (40'). Une mi-temps sifflée sous la bronca du public local. Quand ça veut pas, ça veut pas...

 

 

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Les supporters messins, pas tous intelligents, étaient venus en nombre pour voir leur équipe s'incliner une troisième consécutivement en compétition officielle.

[Fabien Chauvel]

 

 

Des arbitres assistants de qualité

 

Après une mi-temps où les choix musicaux laissent à désirer pendant les 15 minutes de repos, c'est une nouvelle équipe lavallois qui est apparue sur le terrain. Non, Philippe Hinschberger n'a pas changé du tout au tout son équipe. Il a juste sorti Lamatina, invisible et fait rentré Vincent Créhin, l'ex-joueur de Plabennec, la nouvelle pépite des Tangos. Alors que Metz était plus hésitant et affaiblit avec la sortie sur blessure de Fréchaut, leur atout défensif central, Laval en profitait pour appuyer sur l'accélérateur, très certainement boosté par leur coach. Gimbert faisait parler sa puissance, Lebouc sa justesse technique et Créhin sa vivacité sur l'aile. C'est d'ailleurs par lui que l'éclaircie viendra. Sur une offensive, le ballon revenait vers Belaud qui centrait vers Créhin. Sa reprise de volée heurta le bas de la transversale avant de rebondir devant la ligne d'un Marichez médusé et d'être dégagée en corner. Sur celui-ci, Lebouc déposa le ballon dans la surface, dégagé par la défense de l'Est. Lebouc retenta sa chance d'un centre plus tendu. Romain Brégerie, le capitaine des Grenats, contra alors le ballon de la main, quoique le bras collé au corps. Une main signalée par... l'arbitre assistant de M. Julien, l'arbitre de champ étant bien mal placé sur le coup. Pénalty accordé pour Laval, malgré les longues minutes de protestation des visiteurs. Des protestations qui vaudront même un carton jaune à Fleurival... Jérôme Lebouc se chargea de frapper le pénalty, malgré sa panenka manquée contre Châteauroux en Coupe de la Ligue. Mais là, pas de risque pour le Vitréen d'origine qui trompa parfaitement Marichez (1-0, 57'). Le plus dur était pour les Tangos : percer le rideau messin. Il faudra aux Lavallois tenir ce score, chose compliquée à réaliser l'année dernière et que le coach des Orange et Noir a tenté de remédier à l'inter-saison. Le match prit une tout autre tournure avec des occasions de part et d'autres et un quart d'heure de folie. Mokhtari, entré en jeu, alluma deux mèches (80', 87') bien éteintes par Balijon. En face, Créhin réalisé une petite prouesse technique pour s'ouvrir le chemin du but. Mais Marichez se détendait bien au sol et dévia le cuir du bout des gants avant que Brégerie n'intercepta devant Lebouc (76'). Ludovic Genest conclua l'agréable spectacle de la seconde période par une frappe qui n'échappa pas à la vigilance de Marichez (90'+3). Oublié les rencontres contre Metz de l'année dernière, les Lavallois avaient su faire bloc tout ensemble pour tenir le résultat et faire plaisir à leurs supporters, qui n'ont pas cessé d'encourager et d'applaudir les leurs durant la totalité des 45 minutes de la seconde mi-temps et les poussières de temps additionnel qui vont avec.

Un deuxième acte qui a surtout vu l'apparition du nouveau venu sur les bords de la Mayenne. Le Congolais Distel Zola, prêté par l'AS Monaco, est entré en jeu en lieu et place de Levrat, touché au genou, sous l'ovation de tout LeBasser. 20 minutes passées sur le terrain mais un premier ballon qui s'est fait attendre. Il n'a perdu aucune de ses balles durant sa présence, et a montré sa capacité à être présent dans les duels aériens. Un bon atout dans un secteur où le Stade Lavallois peine un peu. Il a joué simple et juste, ne se précipitant pas et cherchant à offrir un maximum de possibilités et de solutions à ses coéquipiers. Sa seule erreur fut un coup-franc trop rapidement joué vers Lebouc, qui était alors victime de crampes... Mais dans l'ensemble, un match propre de sa part. On l'attend avec plus de temps de jeu, mais il semble qu'il va pouvoir apporter un petit quelquechose au club. Avec cette victoire, les Mayennais se retrouvent tout simplement sur le podium de la Ligue 2, à la troisième match. Un fait historique puisque cela n'était plus arrivé depuis des lustres. Si les historiques du club le savent, qu'ils le communiquent. Mais ça doit pas dater d'hier. Surtout avec notre passage en National... Quoiqu'il en soit, les joueurs vont pouvoir préparer sereinement leur déplacement à Vannes avec pourquoi l'optique de prendre la première place en cas de contre-performance du pas si étonnant Eviant-Thonon-Gaillard et du Mans. En parlant de ETG, il faut se souvenir que ce club est tout nouveau formé depuis deux ans. Mais qu'avant, il y avait Evian-Thonon et Gaillard chacun de leur côté. Sachant toujours que Gaillard est l'ancien Croix-de-Savoie. Et Croix-de-Savoie, pour l'amateur de football que je suis, ça parle et ça remémore des souvenirs. Maintenant, avec Danonino comme mascotte (le dinosaure bleu des yaourts Gervais) et Nestlé à la tête du club, ça peut faire mal. Il joue quand même la Champion's League sur les cinq ans. Ma foi. Vivement qu'il débarque à LeBasser !

 

En attendant, je vous prépare une petite surprise... Patience !

 

 

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Malgré quelques flottements dans la défense Tango, les Messins n'auront pas pu trouver l'ouverture. [Fabien Chauvel]

 

 

Stade Laval - Metz : 1-0 (0-0)

Arbitre : M. Julien

Affluence : 6166 spectateurs

 

But : Lebouc (57', sp) pour Laval

 

Avertissement : Fleurival (57')

 

Stade Laval : Balijon - Stinat, Puig, Chapuis (cap.), Coué - Belaud, Losilla, Levrat (Zola 71'), Lamatina (Créhin 45') - Lebouc - Gimbert (Genest 75').

 

Metz : Marichez - Gueye, Frechaut (Diagne 51'), Brégerie (cap.), Tamboura - Fleurival, Guerriero - Mutsch (Sakho 78'), Tandjigora (Mokhtari 61'), Diaz - Gestede.

 

 

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Stinat, Gimbert, Philippe Jan, Losilla et Lebouc (de g. à d., avec Balijon en rose) peuvent se congratuler. Ils viennent d'obtenir trois points précieux. [Fabien Chauvel]

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Publié dans Football

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Commenter cet article
V
<br /> Salut Neibaf !<br /> <br /> Tout d'abord bravo pour votre victoire même si le but est inscrit sur un pénalty ! Vous êtes actuellement 3ème du championnat de Ligue 2 mais cela n'est que le début de la saison. J'espère pour<br /> vous que les lavallois tiennent bon et conserve une place sur le podium !<br /> <br /> <br /> PS : Je suis passé sur le blog de Pierrot le Foot et j'ai vu qu'il parlait de Romain HAMOUMA. Il disait du bien de lui !<br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Quel lointain souvenir... =O<br /> <br /> <br /> <br />