Football : Stade Lavallois - FC Metz (les notes)

Publié le par Neibaf Levuahc

 

Créhin, le détonateur

 

 

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By Fabien CHAUVEL


 

Stade Lavallois : (moyenne de 6/10)

 

Balijon - 7 : Il n'a pas eu le temps de s'endormir, Mutsch lui faisant chauffer les gants dès les premiers instants (1'). Ensuite, il n'a plus eu un ballon à négocier, les tentatives adverses ne trouvant pas le cadre. Il a été serein dans les airs et précis au pied, trouvant quasi systématiquement un coéquipier. Après avoir été contesté par certains qui le trouvaient en-deça du niveau de Mathieu Pichot, il vient de réaliser deux gros matchs contre Reims et Metz. Un début de saison et un match conforme aux attentes sur lui.

 

Stinat - 6 : En première période, il a été le meilleur défenseur des quatre alignés. C'est dire où le club en était rendu. Une moitié de copie propre et sobre, où il a bien canalisé son vis-à-vis, avec une qualité de relance plus qu'intéressante. Il n'a pas hésité à se porter vers l'avant, mais sa qualité de centre a souvent laissé à désirer. En seconde période, il s'est peu à peu éteint alors que tout le collectif mettait en puissance. Il est donc passé plus inaperçu et a commis beaucoup trop de fautes de passe et d'imprécisions. Intéressant dans l'ensemble.

 

Puig - 4 : Il reste toujours aussi fébrile et peu rassurant en charnière centrale. Des approximations, des relances à la va-comme-je-te-pousse, des incompréhensions avec Chapuis, la salade ne fut pas régalade ! Pourtant, des solutions existaient pour ne pas le faire jouer, en plaçant Talmont dans l'axe. Ou en faisant descendre Losilla en charnière centrale... Mais queneni ! Philippe Hinschberger l'a confirmé à son poste. Il est parti pour une trajectoire à la Neumann. Peu glorifiant...

 

Chapuis - 6 : Après une première période délicate où il alterné les choses moyennes et les mauvaises choses, il est monté en puissance en seconde période en même temps que le collectif. Des interventions autoritaires mais propres, voire salvatrices dans les derniers instants. Il a même semblé précieux lorsque Metz poussait à tout-va dans les dernières minutes. Sa taille et son physique ont été primordiaux, malgré son âge avancé.

 

Coué - 4 : Comme la saison dernière, il commence la saison petit bras. Même trop à mon goût. Il s'est laissé trop souvent débordé dans son dos, et laissé trop de champ au dénommé luxembourgeois Mutsch, qui s'est baladé et s'est procuré deux énormes occasions. Il n'a pas rectifié le tir en seconde période et a même offert un corner à l'adversaire. Une prestation plus que moyenne qui n'encourage pas non plus à l'optimisme. Talmont, voire Graton, offre plus de garanties.

 

Losilla - 7 : Quelle deuxième période ! Certes en première mi-temps, on ne l'a peu vu. Il faut dire qu'il a plus vu le ballon lui passer au-dessus de la tête que dans les pieds. Mais en seconde période, il a été assez extra-terrestre. Tous les ballons passaient par lui, il a multiplié les interceptions et joué toujours juste. Il s'est projeté vers l'avant et a même tenté sa chance. En confiance avec son but marqué à Reims, il a montré à tout LeBasser pourquoi le club est venu le chercher en National. Très prometteur.

 

Levrat - 7 : L'année dernière, je le mettais dans le top 3 des meilleurs joueurs Tangos l'an dernier. Il a décidé de poursuivre sur cette voie en ce début de saison. Toujours présent au milieu de terrain, il a ratissé un maximum de ballons et distribué intelligemment. Toujours aussi indispensable dans l'axe, il s'affirme comme la pièce-maîtresse de l'effectif lavallois. Presque curieux qu'aucun club ne se soit positionné sur lui. Après un méchant coup au genou, il céda sa place sous les ovations à Zola (71'), qui effectua sa première à LeBasser. Une première réussie avec pour seul accroc un coup-franc trop rapidement joué. On en demande plus.

 

Belaud - 6 : Très (trop) timide en première période, il s'est plus affirmé en seconde. Malheureusement, il a trop peu osé et pris de risques. Il n'a pas osé aller vers l'avant et toujours chercher à temporiser, ce qui a gâché quelques situations de centres intéressants. On sent qu'il manque un peu de confiance et qu'il devrait un peu se lâcher. Mais il n'a pas rechigné à la tâche et s'est battu comme un beau diable dans les derniers instants pour aider ses défenseurs. Il est dans le collectif, mais il devrait plus tenter individuellement. En progrès, mais peut mieux faire.

 

Lamatina - 4 : Il n'a strictement rien apporté sur son aile gauche. Manque de percussion, de justesse technique, il a été plus que brouillon et très décevant. Il n'a rien réussi dans ce qu'il a tenté et fait échoué chaque tentative offensive. Très logiquement substitué par Créhin (45') (noté 7,5), qui a été la véritable bouffé d'oxygène de cette rencontre. Percutant, teigneux, ne lâchant jamais le morceau... et le ballon, il a mis au supplice à lui tout seul la défense messine en seconde période. Le joueur le plus dangereux côté Tango, il a d'abord touché du bois, avant de toucher du Marichez. Un but serait venu conclure sa très belle prestation. Dommage qu'il n'ait joué qu'une mi-temps. Le nouveau Hamouma ?

 

Lebouc - 7 : Un supporter lavallois m'a récemment critiqué (pire, comparé à un journaliste de Ouest-France) concernant Jérôme. Que soit-disant je m'extasiais trop devant ce faible et pâle joueur. Contre Metz, à moins d'avoir vraiment de la merde dans les yeux, j'ai trouvé l'ex-Vannetais assez impressionnant de maîtrise balle au pied. Il perd un minimum de ballon et est toujours impliqué sur les buts mayennais. De telles statistiques et une telle influence ne peut être synonyme que d'un bon joueur. Vendredi soir, il a joué juste, dans les pieds, sans jamais prendre de risque, mais sans jamais ralentir le jeu non plus. Surtout, c'est par lui que vient le pénalty, et c'est lui qui marque le pénalty. Un gros défi moral et une belle revanche après la panenka manquée en Coupe de la Ligue. S'il poursuit à ce niveau, il peut porter Laval très haut.

 

Gimbert - 6 : Il a été, avec Stinat, l'un des Lavallois les plus en vue en première période, par sa puissance et ses courses vers l'avant. Malheureusement pour lui, il n'a pas su hausser son niveau de jeu en seconde période pour se mettre au niveau de ses coéquipiers. Résultat, il a été moins visible en seconde période, où Lebouc et Créhin ont percé l'écran en attaque. Il a réalisé quelques raids et conduites de balle intéressante, mais moins intéressante qu'en première période. Il s'est certes battu sur tout les ballons, mais cela n'a pas suffi à faire trembler les filets. Remplacé par Genest (75'), qui nous a fait du Genest : je cours partout, je récupère des ballons. Avec en prime quelques beaux mouvements offensifs. Intéressant comme joker pour profiter de la fatigue de la défense adverse. 

 

 

FC Metz : (moyenne de 5,3/10)

 

Marichez - 6 : Il ne s'incline qu'une seule fois sur le match. Et sur un penalty qui plus est. Sinon, il a évité à ses coéquipiers une défaite plus grande en seconde période, alors qu'il fut guère inquiété en première mi-temps. Par contre, sa qualité de jeu au pied a franchement laissé à désirer. Un des atouts d'expérience pour aider le club.

 

Gueye - 5 : Autant il a vécu une première période tranquille face à Lamatina. Autant il a brouté du gazon en seconde période face à Créhin. Chaque accélération l'a mis en difficulté et il n'a jamais semblé en mesure de contrer l'ancien joueur de Plabennec. Peu rassurant comme défenseur.

 

Fréchaut - 6 : Une des valeurs sûres en défense avec Brégerie. Très solide dans les airs, ses interventions au sol sont toujours propres, à défaut d'être spectaculaires. Le point d'ancrage essentiel de la défense des Grenats. Sorti sur blessure, il fut remplacé par Diagne (51'), qui a subi les vagues lavalloise et très peu apporté au collectif messin.

 

Brégerie - 4 : Tout comme son compère Fréchaut, il a été solide dans les airs et propres dans ses relances. Assez classieux dans ses déplacements, il avait tout pour tenir la baraque en charnière centrale. Malheureusement pour lui, un centre de Lebouc vint percuter son bras droit, pourtant collé au corps. Un pénalty qui plomba son équipe et donna des ailes aux Tangos, tel un pack de Red Bull...

 

Tamboura - 5 : Il a étouffé Belaud dans un premier temps avant de s'étouffer lui-même. Parti trop vite, il s'est retrouvé très vite épuisé en seconde période. Au même moment où l'adversaire accélérait. Le centre qui provoque le but est de son côté. L'action qui amène la transversale de Créhin vient d'un centre de Belaud... de son côté. Il a véritablement souffert sur la fin, n'apportant plus aucun soutien offensif comme lors de la première demi-heure.

 

Fleurival - 3 : Inexistant dans sa fonction de milieu axial récupérateur, il a été mangé tout cru par la paire Losilla-Levrat. Jamais à l'aise, il a peu récupéré de ballons, mais en a beaucoup perdu. Il récoltera même le seul carton jaune du match pour avoir protesté contre la décision de l'arbitre d'avoir siffler pénalty, qui avait lieu d'être.

 

Guerriero - 7 : Le meilleur Grenats sur la pelouse. L'ancien joueur d'Ajaccio, positionné en meneur de jeu dans l'axe, a fait son maximum pour aider les siens. Le sens de la passe juste, une belle vision du jeu, pas de précipitation et de pertes trop hâtives du ballon, il a vraiment mené à lui tout seul le jeu des joueurs de Moselle. Un peu moins en vue en seconde période, ce qui a conditionné le rendement de l'équipe. Un joueur dont il faudra se méfier.

 

Mutsch - 7 : Même constat pour le Luxembourgeois. Très vif et percutant sur le côté droit, il a profité de la fébrilité du moment de Christophe Coué pour semer la zizanie dans la défense des Orange et Noir. Une frappe sortie de la lucarne par Balijon, une tête à côté alors qu'il était seul dans les six mètres, et une reprise de volée des 20 mètres juste au-dessus sont à mettre à son actif. Une belle conduite de balle, des appels intéressants, j'ai été séduit par ce joueur. Remplacé par Sakho (78'), comme on remplace du caviar par du vieux lard.

 

Tandjigora - 6 : Il a bien débuté, avant de vite s'éclipser. Il a joué au minimum syndical et n'a pas cherché à faire la différence. Il a joué simple, sans fioritures. Il y avait comme un manque d'envie et d'osé. Remplacé par Mokhtari (61'), qui a mis le feu à Laval pendant sa demie-heure de présence. Deux grosses occasions que Balijon arrive à stériliser. Heureusement, il n'a pas mis à sang Laval...

 

Diaz - 6,5 : Un autre jeune joueur intéressant. Sur le côté gauche, il n'a pas hésité a souvent revenir et repiquer dans l'axe pour offrir un maximum de solutions, et surtout pour éviter le marquage de Stinat. Un magnifique raid solitaire ponctuée d'une frappe trop molle et quelques velléités méritent qu'on s'intéresse à un peu plus près de lui.

 

Gestede - 3 : Totalement transparent. Celui que l'on annonçait comme la révélation du club (et même du championnat !) n'a strictement rien démontré sur ses 90 minutes sur la pelouse. Une grosse déception et un rendement médiocre qui explique le manque de poids offensif messin sur ce match.

 

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Publié dans Football

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